Il y a 108 ans le premier appontage d'un avion aux Etats-Unis


Le 18 janvier 1911, dans la baie de San Francisco (Californie), un avion décolle du cuirassé américain USS Pennsylvania - où une plateforme de 37 mètres de long a été aménagée - puis revient s'y poser.  C'est le premier appontage mondial réussi d'un avion sur un navire.  

Deux mois auparavant, le même pilote, Eugene Ely, s'est élancé du croiseur américain USS Birmingham et est parvenu à atterrir sur une plage, avec le même avion, un Curtiss IV D. Le 18 janvier 1911 est utilisée, pour la première fois, une crosse d'appontage, inventée par Hugh Robinson. Par précaution, le pilote porte un casque de football américain et a enroulé deux chambres à air de bicyclette, autour de son corps.

Continuant d'effectuer des vols de démonstration aux Etats-Unis, Eugène Ely trouve la mort, à Macon (Georgie), moins d'un an après son premier exploit aéronaval, lorsque son avion s'écrase au sol. En 1933, la Distinguished Flying Cross lui est décernée, à titre posthume, pour services rendus envers l'aviation maritime.


Il était une fois... les westerns de Sergio Leone


Plus qu'une quinzaine de jours pour découvrir l'exposition immersive consacrée à l'univers du réalisateur et producteur italien Sergio Leone, pour les 50 ans du plus célèbre des westerns spaghetti, "Il était une fois dans l'Ouest" (1968). A cette occasion, la Cinémathèque française à Paris propose, jusqu'au 27 janvier 2019, de dévoiler les secrets de fabrication des films devenus cultes de Sergio Leone. Lui, qui affirmait que « Homère est le plus grand auteur de westerns, parce qu'il a créé des personnages égocentriques, se fiant à leur courage et à leur bravoure. »  

Un parcours totalement immersif permet de découvrir l'envers du décor des westerns du réalisateur italien. L'occasion également de voir ou revoir sur grand écran ses westerns cultes, tel "Le Bon, La Brute et le Truand " (1966), "Et pour quelques dollars de plus" (1965), "Pour une poignée de dollars" (1964). Mais, aussi des westerns dont Sergio Leone a été le producteur : "Mon nom est personne" (1973) de Tonino Valerii et "Un génie, deux associés, une cloche" (1974) de Damiano Damiani, dans lequel joue l'actrice française Miou-Miou.

Enfin, un documentaire inédit de 52 minutes de Jean-François Giré, "Sergio Leone, une Amérique de légende", co-produit par Arte France, nous emmène dans les pas du réalisateur transalpin, grâce à des images d'archives tournées à Rome (Italie) sur les lieux de son enfance, ainsi que dans les décors naturels désertiques d'Andalousie, où il a recréé "sa" propre vision du Far-West. Viennnent y témoigner, Clint Eastwood, Claudia Cardinale, Ennio Morricone (le créateur de ses musiques de film) et Noël Simsolo, l'ami et le biographe français de Sergio Leone.


Le "Pappy" Boyington de la série TV "Les têtes brûlées" a réellement existé


Ceux qui regardait la télé, à la fin des années 1970, se souviennent de "Pappy Boyington", ce chef d'escadrille de la série "Les têtes brûlées", interprété par l'acteur Robert Conrad. Or, ce pilote américain de la Seconde guerre mondiale, combattant dans le Pacifique, a bel et bien existé. Il est décédé d'un cancer, il y a tout juste 30 ans, le 11 janvier 1988, à Fresno (Californie).

D’origine Sioux, Gregory Boyington a vu le jour, le 4 décembre 1912, à Cœur d'Alene (Idaho), sur la côte Ouest des Etats-Unis. Durant la guerre du Pacifique, il est pilote de chasse au sein des Marines, dans l'escadrille des "Tigres volants". Son histoire et celle de son escadrille, surnommée le "Black Sheep Squadron" (l'escadrille des brebis galeuses) a inspiré la création sur NBC, de 1976 à 1978, de la série TV américaine du même nom, rebaptisée "Les têtes brûlées" sur les chaînes françaises. Une série qui mettait en scène les aventures de pilotes anticonformistes et téméraires, volant sur des avions Vought F4U Corsair, dans laquelle, le vrai "Pappy Boyington" a interprété le rôle d'un général, durant trois épisodes. 

Le commandant Gregory Boyington devait son surnom de "Pappy" au fait qu'il était dix ans plus vieux que ses pilotes, d'une moyenne d’âge de 20 ans. Fait prisonnier par les Japonais en janvier 1944, après que son avion ait été battu, Boyington est déclaré mort et se voit décerner la "Medal of Honor", la plus haute distinction militaire des Etats-Unis. 

Finalement libéré en août 1945 par les Japonais, le pilote américain est promu colonel, avant de quitter l'armée et d'écrire ses mémoires, "Baa baa black sheep", qui ont inspiré la série des "Têtes brûlées". Lors du décès de Gregory "Pappy" Boyington, en 1988, des funérailles militaires lui sont rendues, au cimetière national d'Arlington à Washington, où il est enterré. Pour en savoir plus sur la véritable vie de Gregory "Pappy" Boyington, lisez ses mémoires traduites en français par Yann Brindejont, "Tête brûlée : Ma véritable histoire" (2009), aux éditions Altipresse.





Il y a 102 ans disparaissait William Fredrick Cody alias Buffalo Bill



Le 10 janvier 1917, William Frederick Cody, alias Buffalo Bill, s'éteignait à Denver (Colorado). Figure mythique, mais controversée, de la conquête de l'Ouest américain, il avait été chasseur de bisons, puis, éclaireur de l'armée américaine, avant de devenir l'acteur de sa propre légende, au sein de son spectacle équestre itinérant, le "Wild West Show". 

Directement à l'origine de la fondation du mythe de la conquête de l'Ouest, le spectacle imaginé par Buffalo Bill a en effet influencé les premiers films westerns, auxquels il a d'ailleurs participé. A chacun de ses séjours en France, en 1889 et 1905, le passage du "Wild West Show" fut un triomphe. Aussi, certains d'entre vous, seront sans doute surpris d'apprendre que Buffalo Bill est passé dans leur ville natale, il y a plus d'un siècle. Ce spectacle équestre itinérant, réunissant cow-boys, Indiens, bisons et des centaines de chevaux, a fait l'objet d'un très beau livre, "Génération Buffalo Bill - L'Ouest américain passionnément" (éditions Vent d'Est) de Gérard Crouzier et Gino Tognolli

A lire également dans le magazine "American Legend" (n°5 - mars 2015), l'article consacré au "Buffalo Bill Wild West Show"


Les objets connectés bretons débarquent à Las Vegas




Du 8 au 11 janvier 2019, à Las Vegas (Nevada), 420 entreprises françaises - soit 10% des exposants - sont présentes au Consumer Electronic Show (CES), le rendez-vous mondial de l'innovation électronique grand public. Parmi elles, 17 start-up bretonnes, qui proposent des produits très innovants : de la première console de jeux vidéos de société, aux chaussures connectées, en passant par les solutions de gestion de communautés sociales pour les entreprises et bien sûr les drones.

"Le fait d'être implantés en milieu rural, ne nous empêche pas d'avoir nous aussi de la matière grise et d'être aussi performants que si nous étions basés à Paris", souligne Vincent Muller, le fondateur de la société Drone Act, à Malestroit (Morbihan), qui présente ses appareils pour la première fois au CES de Las Vegas. "C'est même mieux d'être dans un milieu rural, car nous sommes proches des acteurs économiques et politiques locaux, qui, de ce fait, s'intéressent à ce que nous faisons"


Spécialisée dans l'impression 3D, l'entreprise morbihannaise conçoit et construit des châssis. Son but : d'ici 4 ou 5 ans, pouvoir transporter des personnes, grâce à ses drones. Une fois confortée son implantation nationale, la start-up morbihannaise lorgne vers l'international. "Nous avons décroché une centaine de rendez-vous à Las Vegas, avec notamment Air Canada et Apple. Le but étant de montrer notre prototype et de trouver des investisseurs pour lancer le process de fabrication." Pour les start-up bretonnes, l'objectif est de nouer de nouveaux partenariats, afin de se développer en France et à l'international. Aujourd'hui, en Bretagne, l'économie numérique génère plus de 40 000 emplois. 
 

Le Havre surfe en musique sur la littérature américaine


Du 17 au 20 janvier 2019, la ville portuaire du Havre (Seine-Maritime) vous embarque dans un voyage littéraire pas comme les autres. Loin des habituels salons du livre, le festival "Le Goût des Autres"  célèbre la littérature de manière inédite en la faisant monter sur scène, à l'occasion de "master classes", mais aussi de lectures musicales et de concerts. Une occasion unique de rencontrer des écrivains, d'écouter des comédiens et des musiciens, autour d'un verre et d'un bon plat. 

Après les littératures new-yorkaises en 2018, le festival havrais explore cette année les littératures de voyage. Parmi les invités d'honneur, l'américain William Finnegan, qui participe à une "masterclasse" animée par France Culture, au cours de laquelle le public pourra interroger l'écrivain sur son processus de création. Elevé en Californie et à Hawaï, où il a pratiqué le surf depuis son enfance, William Finnegan a été grand reporter de guerre pour "The New Yorker" et s'est vu décerner, en 2016, le prix Pulitzer, pour "Jours Barbares" (Editions du Sous-Sol), ouvrage relatant sa vie de surfeur autour du monde.

William Finnegan dialoguera avec un autre passionné de surf, le basque Alain Gardinier, écrivain-journaliste-réalisateur spécialisé dans les sports de glisse, à l'issue de la projection de "The Endless Summer" (1966), film culte de la culture surf. Réalisé par Bruce Brown, ce documentaire narre l’histoire de deux Californiens faisant un tour du monde, leur planche de surf sous leur bras. 

Amérique toujours, mais celle des années 1950, avec la lecture musicale  du roman culte de la Beat genération,"Sur la Route" de Jack Kerouac, par un comédien et une chanteuse, accompagnés par un guitariste. Le récit autobiographique d'un voyage à travers les Etats-Unis, au son du jazz.

Enfin, le festival "Le Goût des Autres" met en musique une autre oeuvre célèbre de la littérature américaine, "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck, prix Pulitzer 1940. Deux traducteurs, accompagnés d'un comédien et d'un musicien, s'affrontent, à l'occasion d'une joute verbale, sur le texte de Steinbeck. Le destin d'un fils de fermier, durant la Grande dépression des années 1930 aux Etats-Unis, durant laquelle les banques s'approprient les terres des paysans endettés. Le héros part pour la Californie, espérant y trouver son Eldorado. Mais, il lui faudra se battre pour survivre et continuer de croire encore à son rêve.
 
Festival littéraire "Le Goût des Autres" (17-20 janvier 2019) Le Havre (Seine-Maritime)