mardi 24 novembre 2020

Il y a 146 ans aux USA était inventé le fil de fer barbelé

 

C'est le 24 novembre 1874 qu'un fermier américain de l'Illinois, Joseph Glidden, dépose son brevet d'invention du fil de fer barbelé, utilisé pour clôturer les propriétés, notamment dans l'Ouest. Pour concevoir son invention, il fabrique des pointes en métal, avec un moulin à café et les fixe sur un fil de fer qu'il enroule d'un autre fil, pour mieux les maintenir. 

A peine déposée, l'invention du fermier est contestée et fait l'objet d'une longue bataille judiciaire. En effet, quinze ans plus tôt, le français Eugène Grassin-Baledans, puis, en 1865, son compatriote, Louis Janin, ont élaboré un fil barbelé. Mais, leurs prototypes présentent des difficultés de mise en oeuvre et de longévité.  La plus-value apportée par l'américain Joseph Glidden (ci-contre), à ces premières recherches, est de réussir à produire du fil barbelé industriellement, à partir d'une machine permettant de le fabriquer, en grande quantité et à moindre coût. A cette fin, il créé une société, la "Barb Fence Company", à DeKalb (Illinois).
 

En 1881, afin de montrer l'efficacité de son invention, Joseph Glidden créé un ranch au Texas, où il regroupe 12 000 têtes de bétail, parquées dans des clôtures bâties avec son fil barbelé. Cependant, l'installation de ces clôtures provoque des conflits de voisinage entre éleveurs. Certains ranchs laissant paître leur troupeau, sans respecter aucune limite territoriale, en cisaillant les fils barbelés pour laisser un libre passage à leurs bêtes. Ce qui déclenche une véritable guerre, au cours de laquelle plusieurs personnes trouvent la mort. Résultat, en une vingtaine d'année, les ranchs finissent par se retrouver entourés de clôtures. Un épisode de la fin de conquête de l'Ouest qui a inspiré, en 1967, le dessinateur Morris et le scénariste Goscinny, pour le 43e album des aventures de Lucky Luke, "Des Barbelés sur la Prairie", dont une adaptation en film d'animation a été réalisée en 1984 (vidéo ci-dessous). 
 

A sa mort, en 1906, à l'âge de 93 ans, Joseph Glidden est devenu l'un des hommes les plus riches des États-Unis, en ayant acquis un hôtel, un journal et des milliers de kilomètres carrés de terres. Soit, une fortune estimée à un million de dollars de l'époque. Aujourd'hui, les visiteurs du "Barbed Wire History Museum", le musée de l'histoire du fil barbelé, à DeKalb (Illinois), peuvent encore admirer l'un des premiers spécimens, réalisé à la main, de l'invention de Joseph Glidden.
Herve CIRET

lundi 23 novembre 2020

Horseback 1861, une étonnante uchronie au Far-West

 


Et si la guerre de Sécession n’avait pas éclaté en 1861 ? C’est sur cette uchronie - plutôt rare dans le genre western - qu’est basé cet album de bande dessinée. Alors que l’assassinat du Président Lincoln a eu lieu, un an plus tôt, les "Etats Unifiés d’Amérique" sont limités dans leur expansion vers l’Ouest par la menaçante nation Amérindienne qui a refusé la déportation forcée dans des réserves. C’est dans ce contexte qu’un vétéran des guerres indiennes et chasseur de primes à la retraite accepte, pour le compte du gouvernement, de convoyer vers l’Ouest une mystérieuse cargaison qui attire les convoitises des hors-la-loi de tout poil. en passant par les territoires indiens La présence des Indiens va rendre la mission particulièrement périlleuse.
 
Herve CIRET

"Horseback1861" de Hasteda et Nikho aux Editions Ankama

 


jeudi 19 novembre 2020

BD western : vente aux enchères en ligne chez Drouot

 


Le 19 novembre 2020, à l'initiative de la Galerie Daniel Maghen, la salle des ventes Drouot à Paris a mis aux enchères en ligne 23 planches originales de Ralph Meyer dessinateur, entre autres, de la bande dessinée western "Undertaker", scénarisée par Xavier Dorison. L'ensemble de ces œuvres ont atteint 209 320 €, alors qu'elles étaient estimées à 127 000 €.

"Faire un western était un fantasme de longue date", reconnaît Ralph Meyer, "car c'est un genre qui me fascine depuis l’enfance avec les films de l’émission La dernière séance d’Eddy Mitchell, la lecture de bandes dessinées et la découverte des grands peintres et écrivains westerns américains." * Le dessinateur s'est nourri des tableaux des peintres Remington, Wyeth et Edgar Payne et des ambiances décrites par l'écrivain Larry McMurtry dans des romans comme "Lonesome Dove", pour élaborer ses planches. 

Résultat 5 tomes d'"Undertaker" (Dargaud), mésaventures d'un croque-mort au temps de la conquête de l'Ouest, publiés et un sixième en cours de réalisation.

* Propos recueillis par Thierry Bellefroid

Herve CIRET

 

Vente aux enchères en ligne par la galerie Daniel Maghen chez Drouot, 19 novembre 2020, 15h

 

Interview de Ralph Meyer et Xavier Dorison

mercredi 11 novembre 2020

11 novembre : souvenons-nous aussi des soldats américains de la guerre 1914-18

 

Le 11 novembre, comme c'est désormais le cas depuis 2011, nous rendons hommage, non seulement aux "Poilus" de la Première guerre mondiale de 1914-1918, mais aussi à tous les soldats "Morts pour la France", y compris lors d'opérations récentes. Une sorte de "Memorial Day" à la française, institué  par les Américains, il y a près de 150 ans, après la guerre de Sécession. Ce n'est donc pas un hasard, si ces derniers ont bâti à Suresnes, au pied du Mont Valérien, le premier mémorial en France dédié aux morts américains du premier conflit mondial, auxquels le Président Donald Trump a rendu hommage sur place, le 11 novembre 2018.

A Suresnes, dominant la Seine, un immense champ de croix blanches attire l'attention. Les drapeaux américain et français semblent veiller sur eux. Et pourtant, les 1 500 personnes reposant en ce lieu sont tous américaines. Fantassins, marins, aviateurs, infirmières, ils ont traversé l'Atlantique et fait le sacrifice de leur vie. Certains, avant même que leur pays ne rentre en guerre en 1917. 


"On oublie souvent que si nous sommes libres aujourd'hui, c'est parce que des gens enterrés ici, comme dans d'autres cimetières français ou anglais, se sont battus pour cette liberté", soulignait en 2014, Angelo Munsel, alors surintendant de ce mémorial américain. Originaire de Californie, mais ayant des ascendances italienne et alsacienne, ce passionné d'histoire s'était donné un but : faire revivre de manière la plus vivante possible la mémoire de ceux dont il a eu la charge depuis 2010 ans. "La chose la plus importante, c'est de travailler avec mes amis enterrés ici", expliquait Angelo Munsel avec émotion. "Il n'y a pas de travail plus beau. Même si parfois, il y a peu de visiteurs, grâce à eux je ne me sens jamais seul."

Et Angelo Munsel de raconter l'étonnante histoire de ce médecin diplômé de Harvard, venu travailler en France dans un hôpital militaire et qui, la guerre déclarée, en 1914, a estimé que son devoir était de soigner les blessés. Il est mort dans un bombardement.
 
Angelo Munsel a pu également retracer le destin tragique de 2 sœurs jumelles, riches héritières d'un assureur, qui après avoir été traumatisées par les horreurs de la guerre 14-18, en tant qu'infirmières, se sont jetées du bateau qui les ramenait en Amérique. "Raconter l'histoire personnelle de ceux et celles qui sont enterrés ici est la meilleure manière de rendre hommage à leur sacrifice."

Choisi en raison de sa proximité avec les hôpitaux parisiens, vers lesquels les blessés américains étaient acheminés depuis le front, le site de Suresnes d'une superficie de 3 hectares est le seul à accueillir des morts de la 1ère et de la 2ème guerre mondiale. Egalement, le seul mémorial militaire américain à arborer les couleurs de la France, au côté du drapeau américain. "C'est moi qui l'ai souhaité, afin de marquer notre reconnaissance à la France", précisait Angelo Munsel. Autre particularité, si des croix blanches marquent ici l'emplacement des tombes, c'est pour respecter l'usage des cimetières français. "Dans les cimetières militaires américains, vous ne verrez que des pierres tombales, dont la partie supérieure a été évidée pour recevoir le symbole de l'appartenance religieuse du défunt."


Une plaque rappelle l'inauguration du mémorial, en 1919, par le président américain de l'époque, Woodrow Wilson. En 2019, pour commémorer son centenaire, de grandes festivités devaient y avoir lieu, à l'occasion du Memorial Day, mais le Coronavorus en a décidé autrement.

"A travers ce cimetière, nous pouvons apprendre ce qu'est le prix de la guerre et donc le prix de la liberté à payer, car des guerres se produisent encore de nos jours", tenait à rappeler Angelo Munsel. "Cet endroit, comme d'autres, est le symbole de la liberté, du courage et du sacrifice, des mots universels qui parlent à chacun d'entre nous." 

Lors de la 1ère guerre mondiale, sur plus de 80 000 américains ayant fait le sacrifice de leur vie, plus de 30 000 reposent dans 8 cimetières en Europe.

Propos et photos recueillis en novembre 2014 par Herve Ciret

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vendredi 6 novembre 2020

Shalako, l'unique western de Sean Connery

  


Sir Sean Connery, alias James Bond, nous a quittés le 30 octobre 2020, à l'âge de 90 ans. Si le grand public connaît l'acteur sous les traits de l'agent secret 007 au service de sa majesté britannique, il sait moins qu'il a tourné un western, aux côtés de Brigitte Bardot. 

 


Réalisé en 1967 par Edward Dmytryk, "Shalako" est l'adaptation du roman éponyme de Louis L'Amour. Le film raconte une partie de chasse, en 1880, au Nouveau-Mexique, au coeur du territoire Apache qui tourne au drame. Ses participants, des nobles européens peu expérimentés, sont sauvés in extremis du massacre par un ancien colonel de l'armée américaine, Moses Zebulon Carlin, surnommé "Shalako", interprété par Sean Connery. Pour l'occasion l'acteur écossais a troqué son smoking d'agent secret pour l'habit poussiéreux du cow-boy au grand coeur.

 



Le western, tourné à Alméria, en Andalousie (Espagne), est réputé pour une scène culte, au cours de laquelle un Apache fait avaler sa rivière de diamants à une aristocrate anglaise, jouée par une James Bond girl (Goldfinger), l'actrice britannique Honor Blackman. Cependant, malgré la présence du duo Bardot-Connery, le film ne rencontra pas le succès escompté auprès du public international.

Herve CIRET

mercredi 7 octobre 2020

John Fogerty revisite en famille les tubes de Creedence Clearwater Revival

 


"Lorsqu'en mars 2020, le monde s’est mis en pause à cause de la pandémie, les nouvelles étaient sombres et effrayantes", avoue le fondateur de Creedence Clearwater Revival, groupe phare américain des années 1970. "Mais, cela a aussi rassemblé, et on s’est rendu compte qu’on avait la liberté de faire plein de nouvelles choses."

D'où l'idée de
John Fogerty de reprendre certains tubes de son ancien groupe ou composés par lui, en compagnie de ses deux fils, Shane et Tyler, et de sa fille, Kelsy. Intitulé "Fogerty's Factory", en clin d'oeil au titre du célèbre album de Creedence Clearwater Revival, "Cosmo's Factory" (1970), le disque en pastiche d'ailleurs la pochette.


 

L'album inclut des titres cultes tels "Proud Mary" (ci-dessus), Fortunate Son", "Have You Ever Seen The Rain", "Bad Moon Rising" et le bluesy "Tombstone Shadow". Egalement, des chansons d'albums solos de John Fogerty, telles "Centerfield" ou "Hot Rod Heart". Mais, surtout de magnifiques reprises, comme le countrysant "City of New Orleans" de Steve Goodman, transformé en "Salut les amoureux" par Joe Dassin. Et, surtout, le sublime "Lean On Me" de Bill Wither (ci-dessous), sur fond de soleil couchant californien. Comme le dit Fogerty, "pendant cette pandémie, c’est une sensation formidable de faire et de jouer de la musique entouré d’amour. Nous devons tous célébrer la vie que nous avons et nous rappeler à quel point elle est précieuse."

Herve CIRET

 

"Fogerty's Factory" le 20 novembre 2020 sous formats CD et numérique et le 15 janvier 2021 en vinyle

 

lundi 5 octobre 2020

Slow West, un western écossais atypique

 

Jamais sorti en salles en France et seulement diffusé en 2015 à la télévision française, ce western du réalisateur écossais John McLean est diffusé à partir du 5 octobre 2020 sur la chaîne franco-allemande Arte.  

On y suit les péripéties, en 1870, d'un jeune aristocrate écossais ayant décidé de traverser l'Ouest américain à cheval, direction le Colorado. C'est dans cette contrée qu'il espère retrouver l'amour de sa vie. dont la tête est mise à prix, ce qu'il ignore. En chemin, le jeune homme rencontre une galerie de personnages peu fréquentables : chasseurs de prime, soldats nordistes, indiens et esclaves en fuite et de  nombreux aventuriers. 

Si l'action de Slow West se déroule dans le Colorado, ce western a été tourné en Nouvelle-Zélande. Présenté en 2015 au festival du film indépendant de Sundance aux Etats-Unis, il n'a été diffusé sur grand écran qu'au Royaume-Uni. On y retrouve l'acteur Michael Fassbender qui a joué dans Inglourious Basterds de Quentin Tarantino.

Herve CIRET

 

 

Slow West, le 5 octobre 2020 à 22H35 sur Arte et en replay jusqu'au 11 octobre 2020

jeudi 24 septembre 2020

Les passions américaines de Juliette Gréco

 

Mile Davis et Juliette Gréco au Club St Germain à Paris en 1958 -@ André SAS/Gamma-Rapho

 

La chanteuse et actrice Juliette Gréco, qui vient de disparaître à l'âge de 93 ans, a eu deux passions américaines : le trompettiste Miles Davis (photo ci-dessus) et le réalisateur Daryl Zanuck.

Sa rencontre avec le jazzman noir américain a lieu au printemps 1949 à Paris, au cabaret “Le Bœuf sur le toit”, où Juliette Gréco interprète des chansons notamment de Boris Vian. C'est Michèle, l'épouse de ce dernier, qui fait se rencontrer les deux artistes. Gréco a alors 22 ans et Miles Davis juste un an de plus. Il vient de se produire à la salle Pleyel avec son jazz-band, dans le cadre d'un festival international. "C'est "un éblouissement réciproque" témoigne l'épouse de Boris Vian. "Je crois que je suis à peu près la seule femme qu'il n'ait pas méprisée", racontera plus tard Juliette Gréco, en évoquant la misogynie légendaire de Miles Davis, dont le " profil de dieu egyptien, un vrai Giacometti " l'envoutait avoue la chanteuse. 

Mais, le trompettiste américain est marié. "Je ne veux pas qu’elle soit malheureuse et qu'elle soit condamnée à vivre la vie d’une pute à nègre en Amérique", répond-il à l'écrivain Jean-Paul Sartre. "Aux Etats-Unis, dans la plupart des états, les mariages mixtes sont interdits." Cependant, en 1954, Juliette et Miles se retrouvent à New-York, à l'occasion de la venue de la chanteuse et actrice pour un projet d'adaptation au cinéma d'un roman d'Ernest Hemingway. Dans les années 1980 et 1990, les deux amants se revoient en cachette à Paris.

 

Juliette Gréco et Darryl Zanuck


En 1957, sur le tournage du film d'Henry King " Le soleil se lève aussi ", Juliette Greco rencontre le producteur américain Darryl Zanuck. Vivant en couple avec lui jusqu'en 1961, l'actrice tourne dans certaines de ses productions. Notamment," Les racines du ciel " de John Huston, " Drame dans un miroir "  et " Le grand risque " de Richard Fleisher. Une courte carrière hollywoodienne sans que Juliette Gréco n'ait jamais mis les pieds dans les studios américains. Mais, sa relation avec Darryl Zanuck s'avère très vite houleuse. "Le seul reproche que je me fais, c'est de l'avoir mal aimé, parce que j'étais assez féroce avec lui", reconnaît Gréco, en 1988, sur le divan d'Henry Chapier. "Mais, c'est quelqu'un que j'ai profondément aimé, mais je n'ai pas su mieux aimer." En 2006, Juliette Gréco revient à New-York, afin d'y enregistrer l'album " Le temps d'une chanson ", avec des musiciens de jazz. En 2012, pour son 85e anniversaire, le documentaire " Juliette Gréco, l'insoumise ", d'Yves Riou et Philippe Pouchain, est projeté à New-York, dans le cadre du "Rendez-vous with French Cinema." Enfin, la chanteuse traversera une dernière fois l'Atlantique, en juin 2015, pour sa tournée d'adieu. Mais, victime d'un coupe de chaleur, à Tadoussac, au Québec, elle ne peut finir son tour de chant et rentre en France.

 

Juliette Gréco interrogée par Nikos Aliagas sur sa relation avec Miles Davis



dimanche 20 septembre 2020

Le succès américain de Giorgio de Chirico



Ce n'est pas un hasard si nombre de tableaux de Georgio de Chirico, actuellement exposés au musée de l'Orangerie à Paris, viennent des États-Unis. La démarche du peintre - qui s'est fait connaître, dans les années 1910, par ses personnages figés et ses paysages ombrés incluant des références à l'Antiquité - est souvent comparée à celle, toute aussi énigmatique, de l'américain Edward Hopper.  

 

En 1926, Georgio de Chirico demande au plus grand collectionneur américain de l'époque, Albert Barnes, de préfacer le catalogue de son exposition à la galerie Paul Guillaume à Paris. Deux ans plus tard, le peintre expose à la Valentine Gallery à New York, aux côtés des artistes italiens du groupe Novecento, créé quatre ans plus tôt à Milan.


La Récompense du Devin - Philadelphia Museum of Art

 

En 1928, Giorgio de Chirico expose à la Valentine Gallery à New York. Dans les années 1930, il tente - sans y parvenir - de publier aux Etats-Unis son second roman, Monsieur Dudron. À mi-chemin entre Hebdomeros (1929), son oeuvre métaphysique, et Souvenirs de ma vie (1945), son récit autobiographique, cet ouvrage est une réflexion sur la grandeur et la décadence du métier de peintre : "Moi-même j'ai bien des fois rêvé et voyagé avec fantaisie sur ces chemins si peu fréquentés, et où l'aventure intellectuelle va si loin qu'on risque de s'égarer dans la folie."

 

En 1936, de Chirico - qui entre temps a rencontré sa seconde épouse d'origine russe, Isabella Pakszwer, se déplace à nouveau aux États-Unis. Au lendemain de la guerre mondiale, en 1955, une exposition lui est consacrée, au Museum of Modern Art de New York. En 1972, Giorgio de Chirico expose la collection de ses propres tableaux au Cultural Center à New York et y rencontre le roi du Pop art, Andy Warhol.

 
Giorgio de Chirico et Andy Warhol - @ Gian Franco Gorgoni

Trente-et-un an après son décès, le 20 novembre 1978, son tableau de 1918, Le Revenant bat tous les records en étant adjugé chez Christie's à 11 millions d'euros. En 2017, lors d'une vente à New-York, Le Rêve de Tobie (1917) atteint la somme 8,4 millions d'euros. Si, jusque dans les années 1980, tout ce qui pour De Chirico n'était pas des années 1910 était complètement ignoré par le marché, aujourd'hui , on observe une montée des cotes et de l'estime pour les périodes ultérieures».

 Herve CIRET

 

"Giorgio de Chirico, la peinture métaphysique", musée de l'Orangerie à Paris jusqu'au 14 décembre 2020



vendredi 11 septembre 2020

Le rêve américain à portée de magazine... malgré la pandémie



Avec cette crise sanitaire qui s'éternise, nous avons plus que jamais besoin de nous changer les idées et de voyager, du moins par la pensée. Le numéro de septembre d'American Legend, le magazine de référence sur l'histoire des Etats-Unis, peut nous y aider. 

Ainsi, redécouvrez la musique Cajun qui, après le "Grand dérangement" au 18e siècle en Acadie, s'est développée au coeur du bayou louisianais. Musique toujours, avec les guitares mythiques des années 1930-1950 qui, devenues "vintage", continuent d'être jouées par de grands musiciens du rock.

Revivez la conquête de l'Ouest, aux côtés du redoutable juge Roy Bean, la seule loi à l'Ouest du Pecos. Chevauchez avec Edward Borein, le plus cow-boy des peintres du Far-West et avec les Texas Rangers, ces policiers à cheval chargés de faire respecter la loi. American Legend vous raconte également la saga de Remington, l'un des trois grands fabricants d'armes à feu américains.

Vous découvrirez également, comment en juin 1942, des saboteurs nazis sont parvenus à débarquer sur la côte Est des Etats-Unis, une opération baptisée "Pastorius", du nom du premier Quaker à avoir conduit les immigrants allemand en Amérique. Le sport est également au sommaire de ce numéro de rentrée, avec Lacrosse, le plus ancien jeu du continent américain.

Enfin, à défaut de pouvoir s'y rendre, pour cause de Coronavirus, vous parcourerez par le texte et l'image les magnifiques canyons du Zion national park, dans l'Utah. Sans oublier les pin-ups girls de l'illustrateur Gil Elvgren qui, dans les années 1940-1950, s'affichèrent sur tous les calendriers américains.
Herve CIRET
American Legend n° 27 (septembre-octobre-novembre  2020)


Feuilletez des extraits du numéro de juin 2020