jeudi 25 juin 2026

Belleau Wood : bataille fondatrice des Marines américains



Le 26 juin 1918 est une date de la Première guerre mondiale particulièrement honorée par le corps des Marines américains. Ce jour-là, dans le bois Belleau (Aisne), au Nord-Est de Paris, une unité composée du 23rd Infantry Regiment et de la 4th Marine Brigade met fin à près d'un mois de durs combats, suite à la contre-offensive allemande, dans la région de Château-Thierry. Les soldats du corps expéditionnaire américain font 800 prisonniers, s'emparent de 35 mitrailleuses et de leurs réserves de munitions et reprennent le village proche de Bouresches.  
 
 
"En raison de la brillante conduite de la 4e brigade des Marines de la 2e division d'infanterie des Etats-Unis, qui a enlevé de haute lutte Bouresches et le point d'appui du bois Belleau, défendu avec acharnement par un adversaire nombreux", déclare alors le général Degoutte, commandant la 6e armée française, "il est décidé que dans toutes les pièces officielles, le bois Belleau portera le nom de bois de la brigade des Marines."

Jusqu'à la Seconde guerre mondiale (1939-1945), la bataille du bois Belleau fut celle où le corps des Marines perdit le plus grand nombre d'hommes, depuis sa création en 1775, durant la guerre d'Indépendance américaine. C'est pourquoi, elle est considérée comme le premier engagement majeur, et donc fondateur, de cette unité d'élite. Le cimetière américain du bois Belleau abrite plus de  2 000 sépultures et sa chapelle accueille les noms d'un millier de soldats dont les corps n'ont jamais été retrouvés ou identifiés. 
 
 
En 1942, durant la guerre du Pacifique, en souvenir de cette bataille, un porte-avions américain prend le nom de "USS Belleau Wood" (photo ci-dessus). Passé sous pavillon français, en 1950, le navire conserve le nom de "Bois Belleau". Enfin, de 1978 à 2005, un porte-hélicoptères de la flotte américaine du Pacifique a porté ce nom, commémorant ainsi un moment crucial de l'histoire combattante des Etats-Unis.

mercredi 24 juin 2026

Eldorado Americana Festival à Vancé (Sarthe)

 

C'est dans un petit village de la Sarthe d'à peine 300 habitants, Vancé, au sud-est du Mans, que se déroule la 2e édition cet unique festival français de musique Americana. Il a été lancé en 2024, par Michel Pampelune, créateur du label discographique Fargo. Son but est de faire découvrir les nouveaux talents, venus des Etats-Unis et du Canada, de ce genre musical entre blues, country, folk et rock. Parmi eux, la folkeuse californienne Alela Diane, le groupe blues-rock bostonien GA-20le Louisianais Dylan LeBlanc, la chanteuse new-yorkaise Jesse Sykes et le bluesman Luke Winslow King.

 

La singularité de ce festival, c'est de se dérouler, à la fois, dans une ancienne scierie couverte et dans un château Renaissance. L'autre particularité, c'est de se limiter à 1 500 festivaliers. Au-delà de la musique, les passionnés d'Amérique trouveront sur place un marché "Americana" (disques, vêtements vintage, tatouages).

Herve CIRET

Americana Eldorado Festival à Vancé (Sarthe) les 26 et 27 juin 2026

mardi 23 juin 2026

Quand Guesch Patti inspirait les clips de Madonna

 

Elle aura toujours été sur le fil, telle la danseuse qu'elle était dans l'âme... et le corps. Guesch Patti - Patricia Porasse de son vrai nom - a effectué ses ultimes pas, le 22 juin 2026, suite à une longue maladie. C'est la chorégraphie et non la chanson qui,  l'a attirée, dès 9 ans, à l'Opéra de Paris. Puis, âgée de 23 ans, elle met ses pas  dans ceux de Carolyn Carlson, la californienne qui a importé la danse contemporaine en France. En 1964, elle se lance dans la chanson, avec son mari et pianiste Yves Gilbert, sous le nom d'Yves et Patricia, mais sans succèsaprès quatre 45 tours. En 1984, avec Lydie Callier et Florence Davis, elle créé le trio dansant Dacapo

 

En 1987, avec sa chanson "Etienne" et le clip vidéo sulfureux, en noir et blanc, qui l'accompagne, Guesch Patti attire l'attention du public, mais aussi de la chanteuse américaine Madonna. "Ces deux guerrières se zieutaient en permanence", se souvient la plasticienne qui a conçu les pochettes des albums de Guesch Patti, ainsi que l'une de ses vidéos. "Madonna suivait tous les clips de Guesch. Elle en parlait souvent. C'était sa grande fierté." Pas étonnant, car la "Ciccone" est, elle aussi, une danseuse expérimentée. En 1988, avec "Let Be Must the Queen", extrait de son 1er album "Labyrinthe", Guesch Patti ne renouvelle pas le succès d'"Etienne", malgré un magnifique clip vidéo - dont Madonna va également s'inspirr - et une 25e place au Top 50. La sortie de son second disque, "Nomades", (1990) est suivie d'une série de concerts aux Etats-Unis et au Canada. 

 

Pour l'enregistrement de son 3e album "Gobe" (1992), produit par l'ex-batteur du chanteur américain Prince, l'artiste française choisit les studios de la star, à Minneapolis (Minnesota). Même s'il s'agit, sans doute, de l'album le plus abouti de la chanteuse française, en matière de textes, mélodies et thèmes abordés, c'est un échec commercial. Celui-ci la fera retourner, en partie à la danse avec un spectacle mêlant chorégraphies, chansons et peinture sur toile en direct. Puis, c'est l'album "Blonde" (1995), aux sonorités expérimentales. Trois de ses chansons sont reprises dans le film du réalisateur Peter Greenaway, "The Pillow Book" (1996). A partir de là, Guesch Patti prend ses distances avec le monde de la musique. Elle reprend alors sa carrière de danseuse et apparaît également dans quelques films au cinéma et dans des pièces au théâtre.

Herve CIRET

 

lundi 22 juin 2026

Freedom 250 : commémoration des 250 ans de l'Indépendance américaine

 


Le 4 juillet 2026, les Etats-Unis d'Amérique célèbrent leurs 250 ans d'indépendance. Intitulé "Freedom 250", l'évènement est également commémoré dans l'Hexagone, à travers plusieurs manifestations, organisées sous l'égide de la Mission des États-Unis en France. Elles rendent hommage aux contributions historiques des Américains, au fil des siècles. A commencer par une exposition sur Lafayette (jusqu'au 14 juillet 2026) aux Archives nationales, en association avec le Lafayette CollegePersonnage adulé aux États-Unis, mais controversé en France, Gilbert Du Motier de Lafayette (1757-1834) a joué un rôle important, dans l'aide apportée aux insurgés américains contre le colonisateur britannique. Exposition toujours, avec un accrochage (jusqu'au 27 septembre 2026), au sein des collections permanentes du Musée Carnavalet à Paris, d'objets, affiches, documents et tableaux sur les 250 ans d'amitié franco-américaine.

 

Le Musée Franco-Américain du château de Blérancourt, quant à lui, présente (jusqu'au 5 octobre 2026) une trentaine de peintures, dessins, sculptures, estampes et objets d’art relatifs à l’Indépendance américaine, à travers : la signature de la déclaration en 1776, les représentants américains à Paris, des volontaires engagés auprès des insurgés, ainsi que les batailles et héros de la guerre d’Indépendance américaine. Du 4 au 5 juillet 2026, place aux racines westerns américaines, avec le 1er Western Roots Festival, qui se déroule au Club Hippique de Saverne (30 minutes de Strasbourg). Concerts de musique américaine et stands d'exposants au programme.

Egalement les 4 et 5 juillet 2026, le  Château de Versailles (Yvelines) propose, dans les jardins de Trianon, une reconstitution historique d'un campement incluant le quartier royal de Louis XVI, un camp d'insurgés américains et un bivouac de troupes anglaises. Au total, 500 reconstitueurs en uniformes du 18e siècle, qui effectueront des démonstrations équestres et militaires. A la fin de chacune de ces deux journées, les participants rejoueront la bataille de Yorktown, qui mit fin à la guerre d'Indépendance américaine. Du 4 juillet au 1er novembre 2026, le château de Chavaniac-Lafayette (Haute-Loire) propose une exposition mettant en lumière les évènements ayant amené son ancien propriétaire à combattre aux côtés des insurgés américains. Elle explique également aux visiteurs pourquoi sa vie et sa carrière politique ont été influencées par cette guerre d'indépendance. Enfin, dans le cadre du festival des gorges de l'Allier, une projection en plein-air, le 4 août 2026, du western "Le Bon, la Brute et le Truand" de Sergio Leone, avec Clint Eastwood, est programmée dans la cour du château, où vous pourrez vous initier à la dance country. 

Herve CIRET 

samedi 20 juin 2026

Toy Story 5 : la série d'animation trentenaire s'essouflerait-elle ?

 

 

Les jouets traditionnels désormais menacés par les écrans numériques ? C'est le scénario de ce 5e volet des aventures du shérif Woody, de l'astronaute Buzz l'Eclair et de la cow-girl Jessie. Devenue la cheffe du groupe des jouets de la petite Bonnie, cette dernière appelle Woody à la rescousse, quand elle découvre que la fillette de 9 ans s'est vue offrir un "Lilypad", une tablette numérique en forme de grenouille. Un nouveau jouet électronique qui menace tous les autres jouets. Cela ne vous rappelle-t-il pas le 1er épisode de la série ? Le shérif Woody craignait l’arrivée de Buzz dans la vie de l'enfant Andy, parce qu’il représentait une modernité  le mettant au rebut. Ici, la petite Bonnie aimerait se lier avec ses voisins d’en face, mais ces derniers ne jouent plus avec des poupées, des dinosaures en plastique ou des chiens à ressort. Ils possèdent tous des iPads leur permettant de se connecter à l’Étang, une plateforme sur laquelle ils s’envoient des messages et jouent, en imitant leurs parents accros à leur smartphone.

C'est quelque peu ironique de la part des studios Pixar de dénoncer les dérives antisociales des écrans numériques, alors que ce 5e opus est destiné à être regardé justement sur... écran. Mais, surtout, l'histoire ne tient pas longtemps la route. Et les efforts des concepteurs pour tenir les spectateurs en haleine s'apparentent plutôt à du remplissage. En revanche, les fans de la chanteuse Taylor Swift seront contents d'y retrouver une chanson country de leur artiste favorite, "I Knew It, I Knew You". Cette dernière étant une grande fan de "Toy Story", elle a demandé à voir le film en avant-première et a composé une chanson qu'lle a proposé au réalisateur de ce 5e opus de la série. "J'ai toujours rêvé de pouvoir écrire pour ces personnages que j'adore depuis mes 5 ans, quand je regardais le premier volet", explique Taylor Swift. "Je suis tombée instantanément amoureuse de Toy Story, quand j'ai eu la chance de le découvrir à ses débuts et j'ai écrit cette chanson, dès mon retour de la projection". Il n'est pas sûr que le public enfantin - et même jeune adulte - d'aujourd'hui partage le même enthousiasme; s'agissant de la nostalgie des jouets des années 1950.

Herve CIRET 

 


vendredi 19 juin 2026

Au large de Cherbourg, un combat naval de la guerre de Sécession


En 1864, l'année même où cette bataille navale a eu lieu, le peintre Edouard Manet l'immortalise dans un tableau (ci-contre). Le 19 juin 1864, au large de Cherbourg (Manche), dans le cadre de la guerre de Sécession américaine (1861-1865), un navire sudiste (CSS Alabama) et un bâtiment nordiste (USS Kearsarge) s'affrontent.

Construite deux ans plus tôt, dans un chantier de Liverpool (Angleterre) et armée de huit canons, la corvette à vapeur sudiste est particulièrement redoutée des navires nordistes. Constituée d'un équipage anglais, mais commandée par des officiers confédérés, elle a à son actif l'arraisonnement de 447 navires marchands, l'incendie de 520 autres et le naufrage d'une canonnière (Hatteras) de l'US Navy nordiste, au large des côtes américaines du Texas.

C'est alors qu'il sort du port de Cherbourg, où il a fait le plein de charbon, que le CSS Alabama est pris en chasse par l'USS Kearsarge, dépêché par le gouvernement nordiste, depuis les Pays-Bas où il faisait escale. Attiré par ce duel annoncé par voie de presse, un public nombreux - parmi lequel le peintre Manet - s'est massé sur les hauteurs de la ville normande ou a loué des barques de pêcheurs, pour être au plus près de ce combat naval exceptionnel.
 

CSS Alabama

Le navire sudiste est le premier à ouvrir le feu. La canonnade dure plus d'une heure, au cours de laquelle plus de 500 coups de canons sont échangés. Mais, le bâtiment nordiste est plus précis dans ses tirs et parvient à couler la corvette à vapeur sudiste, après plusieurs tirs atteignant sa coque, au niveau de sa ligne de flottaison. Le combat fait 29 victimes à bord du navire sudiste et une seule côté nordiste. Trois d'entre elles sont enterrées dans le cimetière de Cherbourg.  
 
USS Kearsarge
120 ans après cette bataille navale, la Marine nationale française retrouve l'épave du CSS Alabama, à dix kilomètres à peine de l'entrée de la rade de Cherbourg. 300 objets, dont la cloche du navire, sont remontés à la surface. Trouvés sous l'un des canons, des fragments de mâchoire sont inhumés au cimetière de Mobile (Alabama). Bien que se trouvant dans les eaux territoriales françaises, le gouvernement américain a revendiqué la propriété de l'épave. Parce que l'Alabama s'est rendu à son adversaire en amenant son pavillon, dans une zone, à l'époque, hors des eaux territoriales françaises. C'est pourquoi, l'épave fait partie des lieux officiels américains de mémoire de la guerre de Sécession.
 
Herve CIRET
 
Le récit de la bataille navale en vidéo (anglais)
 

dimanche 14 juin 2026

David Hockney : son obsession des piscines californiennes l'a rendu célèbre

 

Portrait of an Artist (Pool with Two Figures) 1972 adjugé 90,3 millions de dollars en 2018

David Hockney, figure majeure du Pop Art, vient de disparaître à l'âge de 88 ans. Il a 27 ans, lorsqu'il décide, en 1964, de quitter Londres - "un endroit gris et ennuyeux", selon ses dires - où il a poursuivi ses études d'art et exposé ses première toiles, pour s'expatrier à Santa Monica (Californie), sur la côte Ouest américaine. Un changement de lieu d'inspiration qu'il compare à celui de Van Gogh, en 1888, lorsque ce dernier quitte Paris pour Arles (Bouches-du-Rhône), aux portes de la Camargue. "Suis arrivé en Terre Promise, Los Angeles est la plus belle ville du monde", s'exclame le peintre. "Je m'y sens plus libre et commence à utiliser des couleurs plus vives". C'est à partir de 1966 que le peintre débute sa série "Splash" qui va le rendre célèbre et imposer un style graphique qui sera sa marque de fabrique.

The Little Splash (1966) - David Hockney

Sur les conseils avisés d'Andy Warhol, la star américaine du Pop Art, David Hockney polarise son attention sur les reflets irisés des piscines des riches villas californiennes. Pour le jeune peintre britannique, ce lieu aquatique symbolise l'Amérique hollywoodienne idyllique, ensoleillée et libre. Cela lui inspire la série "Splash", trois tableaux immortalisant l'instant où le plongeur projette une gerbe d'eau, après son saut dans une piscine. David Hockney s'est inspiré d'une photo de couverture d'un manuel d'entretien de piscine. “L'eau d'une piscine est différente de celle d'une rivière, car elle est limpide", expliquait l'artiste en 2010. "Cette transparence pose un problème graphique intéressant, car avec le soleil sur la piscine, des lignes dansantes apparaissent, que j'ai observées en m'asseyant au bord, avant de les dessiner." Pour obtenir cet effet, le peintre mélange de la peinture acrylique diluée avec du détergent, afin que la toile l'absorbe tel un papier buvard. Plus tard, David Hockney incorpore de la peinture à de la pâte à papier humide pour essayer de reproduire l'irisation de l'eau.

Dans les années 1970, c'est le sud de la France qui inspire l'obsession de David Hockney pour les piscines. Il y prend des photos pour préparer la réalisation du célèbre tableau "Portrait Of An Artist (Pool With Two Figures)", qui sera adjugé 90,3 millions de dollars, aux enchères chez Christie's,en 2018. Le prix le plus élevé à l'époque pour l'oeuvre d'un artiste vivant. Seul Jeff Koons détient désormais ce record, avec sa sculpture "Rabbit". Dans les dernières années de sa vie, David Hockney avait exploré le dessin numérique sur tablette iPad pour revisiter, notamment, son ancien thème des piscines, mais également les paysages de la Normandie, où il s'était retiré, près de Beuvron-en-Auge, à l'Est de Caen, depuis 2019.

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Herve CIRET

vendredi 12 juin 2026

Quand Charlie Dalin sollicitait un skipper américain célèbre

 

Le skipper havrais Charlie Dalin, vainqueur du Vendée Globe 2025, est décédé, le 11 juin 2026, à 42 ans, des suites d'un cancer gastro-intestinal. En 1990, il commence à tirer des bords, à 6 ans, sur dériveur Optimist à Crozon (Finistère), avant de participer, à 15 ans, aux championnats de France, sur dériveur 420. A 18 ans, comme il ne maîtrise pas l'anglais et se destine à obtenir son diplôme d'architecte naval à l'université de Southampton (Angleterre), il part seul camper près de l'île de Wight, afin de trouver des bateaux faisant des régates.

A 24 ans, en 2008, voulant absolument participer à la 17e édition de la Mini-Transat l'année suivante, Charlie Dalin sollicite l'un des meilleurs navigateurs américains du moment, Jonathan McKee. Natif de Seattle (Etat de Washington), ce dernier a décroché la médaille d'or en dériveur Flying Dutchmanen 1984, aux Jeux Olympiques de Los Angeles. Juste deux mois après la naissance de Charlie Dalin. A force d'envoi de mails et d'insistance, le jeune français convainc le skipper américain d'accepter de le préparer à cette course transatlantique en solitaire, à bord de voiliers de 6,50 m. Après avoir parcouru 7 800 km, à bord de son bateau baptisé ironiquement "Cherche Sponsor Charliedalin.com", le skipper français arrive second sur 49, de cette Mini-Transat, dans la classe "série", en 27 jours, 7 heures et 29 minutes.

Jonathan Mc Kee @ James Boyd/TheDailySail.com

Comme beaucoup de navigateurs, Charlie Dalin était un "taiseux", plus discret que flambeur, qui dévoilait son caractère de "gagneur" une fois sur l'eau, dans son élément. Son combat contre sa maladie - qu'il avait révélée, en 2025, dans son livre "La Force du destin" - a sans doute été son moteur durant toutes ces années. A l'image de sa détermination pour participer à sa première Mini-Transat, en sollicitant un célèbre navigateur américain qui n'avait jamais entendu parler de lui.

Herve CIRET

jeudi 11 juin 2026

Coupe du Monde de football : quelles sont les chances des Américains ?

 

Le Mondial de football 2026 a débuté ce 11 juin aux États-Unis, au Mexique et au Canada. C'est la seconde fois que les Américains organisent cette Coupe du Monde. Au pays du football américain, du base-ball et du basket, le "soccer" (comme on l'appelle et non football) n'est pas un sport-roi. Voyons donc quelles sont les chances de la sélection américaine de faire bonne figure dans cette compétition. L'American Team va disputer trois matchs : le 13 juin 2026, à 3h du matin (heure française), à Los Angeles, contre le Paraguay. Le 19 juin 2026 à 21h, à Seattle, contre l'Australie et le 26 juin 2026, à 4h du matin, à Los Angeles, contre la Turquie.

 


L’atout principal de cette sélection américaine, c'est celui qui la dirige, l'ancien entraîneur du Paris St Germain et de Tottenham, l'argentin Mauricio Pochettino. Il dispose d’une solide expérience de très haut niveau européen, mais en 2025, son American Team a perdu une finale en Gold Cup contre le Mexique. Cependant, les États-Unis possèdent une équipe capable d’imposer une forte  intensité de jeu sur le terrain, plusieurs de ses joueurs évoluant dans de grands championnats européens. A l'image de Cristian Pulisic, la tête d’affiche de cette sélection et de l'Américano-Allemand Malik Tillman, formé au Bayern Munich. Sans oublier Weston McKennie, formé aux États-Unis, avant son départ vers la Juventus de Turin et d’autres joueurs, comme Folarin Balogun jouant à Monaco et Timothy Weah, évoluant en Ligue 1. Reste à savoir si les États-Unis ont les moyens d’accéder en finale de leur poule D, voir d'espérer arriver en 8e ou même en 1/4 de finale.

Herve CIRET 

dimanche 7 juin 2026

Quand Bernadette Chirac inspirait Hillary Clinton

 

Bernadette Chirac avec Hilary Clinton, en 1998, en Corrèze

Bernadette Chirac, l’épouse de l'ex-président français Jacques Chirac, décédée le 5 juin 2026, à l'âge de 93 ans, avait toutes les raisons, au départ, d'en vouloir à l'Amérique. En effet, au début des années 1950, alors qu'elle s'apprête à se fiancer avec le futur homme politique, celle qui est née Chodron de Courcel voit Jacques Chirac s'enticher d'une jeune américaine. Etant parti poursuivre ses études aux Etats-Unis, ce dernier suit  les cours de la Summer School de Harvard et tombe littéralement amoureux de Florence Herlihy, une jeune étudiante de Caroline du Sud. Au point de se fiancer avec elle. La jeune Bernadette, qui n'a pas l'intention de se laisser "voler" son fiancé par une jeune américaine, fut-elle jolie, fait le forcing auprès de la mère de Jacques Chirac, pour qu'elle ramène son fils à la raison. Sous la pression de leurs familles respectives, Jacques Chirac et Florence Herlihy rompent leurs fiançailles. Le jeune homme confirme sa décision à la jeune américaine, par téléphone, puis par lettre, depuis la Nouvelle-Orléans. A son retour en France, en octobre 1953, Jacques Chirac décide de se fiancer avec Bernadette. Fin de sa brève "Love Story" américaine. En 1956, Bernadette et Jacques Chirac se disent oui.


Jacques Chirac (à droite), aux côtés de Florence Herlihy (au centre) et d'un ami étudiant

A l'instar du président américain Bill Clinton et de son épouse Hillary, on a souvent comparé le couple Chirac à un duo, chacun aidant l'autre en politique pour progresser. Aussi, en 1995, lorsque Bernadette Chirac devient "Première dame" en France, aux États-Unis Hillary Clinton affirme être inspirée par son homologue française pour se lancer, à son tour, dans une carrière politique. En 1998, deux ans après la réélection de Bill Clinton comme président des Etats-Unis, son épouse Hillary est invitée à passer une journée à Sarran (Corrèze), dans le fief électoral de Bernadette Chirac. "C'était une amie et un vrai modèle pour moi, qui m'a inspirée", déclare Hillary Clinton. "Je ne faisais pas de politique, en 1998, mais l’année d’après, j’ai décidé de me présenter en tant que sénatrice pour l’État de New York et l’une des personnes qui me venaient en tête, c’était Bernadette. Car, elle était très lucide sur la politique".

"Hillary m’avait demandé de l’inviter dans mon canton une journée, pour voir comment nous nous organisions", racontait Bernadette Chirac, en 2016. "Elle s’est posée à Limoges avec Air Force One et un deuxième avion a été envoyé par Washington pour transporter une voiture blindée. La cheffe de cabinet d’Hillary Clinton nous a installées, face à face, sur les banquettes de cette immense berline. J’avais prévenu l’entourage de la première dame que les routes du Limousin ressemblaient à des lacets et étaient accidentées, et donc Hillary s’est retrouvée, sur la route, dans les virages, trimballée d’un côté à l’autre de la voiture. Mais il n’y avait rien eu à faire contre le protocole américain !"

Bernadette Chirac - qui avait eu l'occasion de côtoyer le Président américain Ronald Reagan et son épouse Nancy, en 1984, lorsque son mari était maire de Paris - eut également l'occasion de rencontrer le président George W. Bush et son épouse, en 2004, alors que Jacques Chirac était à l'Elysée. L'entente entre les deux hommes avaient pourtant été moins cordiale, en 2002-2003, suite au refus du président français d'intervenir en Irak, comme le souhaitait le président américain.

Herve CIRET 

Jacques et Bernadette Chirac, aux côtés de George W. Bush et de son épouse, en 2004, lors des 60 ans du D. Day

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