lundi 28 novembre 2022

Route du Rhum 2022 : arrivée de l'un des deux skippers américains



Alex Mehran, l'un des deux skippers américains engagés dans 12e édition de la course à la voile en solitaire, "La Route du Rhum", a rallié Saint-Malo (Bretagne) à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), en 16 jours 14 heures 56 minutes 15 secondes. "Chaque partie de la course avait sa propre difficulté, à laquelle je ne m'attendais pas", a déclaré le skipper de 41 ans à son arrivée. "Les tempêtes ont été difficiles, mais honnêtement, c'est l'état de la mer qui était le pire. Je voulais juste finir, mais 14e c'est bien. Quand on voit le carnage qu'il y a eu avec d'autres concurrents des Class40, mon bateau a vraiment bien résisté. Je m'en sors bien", a conclu le skipper américain, dont la dernière course océanique en solitaire  remonte à il y a dix ans. 

Alex Mehran à son arrivée à Pointe-à-Pitre @ Alexis Courcoux

Sur son monocoque "Polka Dot", Alex Mehran aura parcouru 7 638 km à la vitesse moyenne de 19 km/h, avant de parvenir à destination, le 26 novembre 2022, à 05h 11mn (heure de Paris). Alex Mehran se classe en 14e position de sa catégorie, celle des "Class40", soit 2 jours 11 heures 47 minutes 35 secondes, après le vainqueur, Yoann Richomme. Au classement général de l'ensemble des six catégories de voiliers participant à "La Route du Rhum", Alex Mehran se place à la 61e position sur 110 concurrents encore en course, suite à 28 abandons. En 28e position des "Class40", le second skipper américain engagé dans la course, Greg Leonard, devrait arriver sous peu en Guadeloupe.

Herve CIRET

vendredi 25 novembre 2022

CD, Vinyle et films pour les 50 ans de l'album Harvest de Neil Young


 

Le quatrième et mythique album solo de Neil Young reste le plus populaire de sa longue carrière. Mélangeant balades country-folk et rocks mid-tempo, il demeure LA référence pour de nombreux fans. Pour célébrer les 50 ans de la parution de cet album, un coffret est édité le 2 décembre 2022 sur vinyle, CD et DVD, incluant l'album original, des photos inédites et des films. Notamment, une performance solo inédite de Neil Young à la radio britannique BBC datant de février 1971. 

Sont également inclus, dans le coffret "Harvest 50th Anniversary", trois extraits des sessions originales de "Harvest" : "Bad Fog of Loneliness", "Dance Dance Dance" et "Journey Through The Past". Le coffret  comprend également un documentaire inédit de 2 heures, "Harvest Time" (extrait vidéo ci-dessous), enregistré lors des sessions d'Harvest. Le film sera également projeté courant décembre dans certaines salles de cinéma en France.

Herve CIRET

Extrait du documentaire "Harvest Time"

jeudi 24 novembre 2022

Thanksgiving : le jour où des Indiens sauvèrent des colons de la famine


"Le premier Thanksgiving" - Jean-Louis Gérôme Ferris (1863-1930)
Le 24 novembre 2022, quatrième jeudi du mois, les Américains célébrent leur 401e "Thanksgiving". C'est en 1621, un an après l'arrivée de pèlerins puritains anglais, à bord du bateau "Mayflower" sur la côte Est de l'Amérique (futur Massachusetts) qu'est fêté le premier "Jour de remerciement et d'action de grâce", proclamé par le gouverneur de la colonie, William Bradford, et partagé avec ses voisins Indiens. Un an plus tôt, confrontés à la famine au cours de laquelle la moitié d'entre eux périt, les colons reçoivent l'aide d'Iroquois de la tribu des Patuxets. Ceux-ci leur apprennent à chasser, à pêcher et surtout à planter du maïs. Lors de la première récolte à l'automne suivant, trois jours de prière et de fête sont organisés, les Indiens apportant des dindes sauvages à rôtir. 

C'est George Washington, premier président des Etats-Unis, qui, en 1789, proclame le 26 novembre "Thanksgiving day". Au cours des années, la référence aux premiers habitants de l'Amérique du Nord s'évanouit, pour ne plus retenir que les remerciements à Dieu et la célèbre dinde.  

Instaurée fête nationale en 1863, par Abraham Lincoln, elle est depuis célébrée le quatrième jeudi du mois de novembre. Pour l'occasion, plusieurs dizaines de millions de ces volailles sont cuisinées. Selon les régions, elles sont enrobées de sirop d'érable, accompagnées d'une farce de châtaigne, de pain de maïs, de patates douces confites ou même de choucroute. Une seule dinde est graciée symboliquement par le Président des Etats-Unis, depuis la fin des années 1980.
 


mercredi 23 novembre 2022

Il y a 148 ans aux USA était inventé le fil de fer barbelé

 

C'est le 24 novembre 1874 qu'un fermier américain de l'Illinois, Joseph Glidden, dépose son brevet d'invention du fil de fer barbelé, utilisé pour clôturer les propriétés, notamment dans l'Ouest. Pour concevoir son invention, il fabrique des pointes en métal, avec un moulin à café et les fixe sur un fil de fer qu'il enroule d'un autre fil, pour mieux les maintenir. 

A peine déposée, l'invention du fermier est contestée et fait l'objet d'une longue bataille judiciaire. En effet, quinze ans plus tôt, le français Eugène Grassin-Baledans, puis, en 1865, son compatriote, Louis Janin, ont élaboré un fil barbelé. Mais, leurs prototypes présentent des difficultés de mise en oeuvre et de longévité.  La plus-value apportée par l'américain Joseph Glidden (ci-contre), à ces premières recherches, est de réussir à produire du fil barbelé industriellement, à partir d'une machine permettant de le fabriquer, en grande quantité et à moindre coût. A cette fin, il créé une société, la "Barb Fence Company", à DeKalb (Illinois).

En 1881, afin de montrer l'efficacité de son invention, Joseph Glidden créé un ranch au Texas, où il regroupe 12 000 têtes de bétail, parquées dans des clôtures bâties avec son fil barbelé. Cependant, l'installation de ces clôtures provoque des conflits de voisinage entre éleveurs. Certains ranchs laissant paître leur troupeau, sans respecter aucune limite territoriale, en cisaillant les fils barbelés pour laisser un libre passage à leurs bêtes. Ce qui déclenche une véritable guerre, au cours de laquelle plusieurs personnes trouvent la mort. Résultat, en une vingtaine d'année, les ranchs finissent par se retrouver entourés de clôtures. 
 
Un épisode de la fin de conquête de l'Ouest qui a inspiré, en 1967, le dessinateur Morris et le scénariste Goscinny, pour le 43e album des aventures de Lucky Luke, "Des Barbelés sur la Prairie", dont une adaptation en film d'animation a été réalisée en 1984 (vidéo ci-dessous). 
 

A sa mort, en 1906, à l'âge de 93 ans, Joseph Glidden est devenu l'un des hommes les plus riches des États-Unis, en ayant acquis un hôtel, un journal et des milliers de kilomètres carrés de terres. Soit, une fortune estimée à un million de dollars de l'époque. Aujourd'hui, les visiteurs du "Barbed Wire History Museum", le musée de l'histoire du fil barbelé, à DeKalb (Illinois), peuvent encore admirer l'un des premiers spécimens, réalisé à la main, de l'invention de Joseph Glidden.
Herve CIRET

mercredi 16 novembre 2022

Route du Rhum : les skippers américains toujours dans la course

 

Greg Leonard, skipper de "Kite" @ Herve CIRET

Le 16 novembre 2022, Charles Caudrelier, sur le multicoque "Edmond de Rothschild" est arrivé premier de la 12e édition de la Route du Rhum, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), en 6 jours, 19 heures, 47 minutes et 25 secondes, battant ainsi le précédent record. L'occasion de prendre des nouvelles des deux skippers américains de cette course. 

Greg Leonard sur le monocoque "Kite USA", a traversé le dernier front, avec seulement quelques difficultés mineures et filait le 15 novembre au près, à une vitesse de 15-17 nœuds. Ce 16 novembre, dans l'après-midi, il devrait virer de bord. "Avec les risées dans la grand-voile, j'ai dû utiliser l'écope du canot pour en vider l'eau de la grand-voile", explique le skipper sur son site web. "Compte-tenu des conditions météo difficiles, mon but a été de nous préserver, moi et mon bateau, et je pense que nous avons bien fait. Maintenant, tout ce dont nous avons besoin, c'est d'un peu plus de sommeil et de nourriture." Greg Leonard a parcouru près de 40 % du parcours de la course et se positionnait, le 16 novembre, à la 24e place de la catégorie des Class40.

Alex Mehran, skipper de "Polka Dot" @ Herve CIRET
Alex Mehran, sur le monocoque "Polka Dot", se maintient à la 14e place des Class40 et semble bien maitriser sa course en progressant régulièrement. A part une vidéo postée récemment sur son compte instagram, peu de nouvelles du skipper, sur son site web ou sur celui de la Route du Rhum.
Herve CIRET

mardi 15 novembre 2022

Soirée "vieille Amérique" avec le quatuor Banan' N Jug

 


Dans le cadre des événements musicaux organisés par le Wine Bar "Le Cheval Blanc" de Michel HERMET, à Nîmes (Gard), le 03 Décembre 2022, se déroulera une soirée "Vieille Amérique", au cours de laquelle se produira le groupe "Banan’ n Jug". Ce "jug band" mélange des instruments classiques (banjo, piano, contrebasse) et des instruments bricolés (washboard, kazoo). Les chansons de "Banan’ n Jug", inspirées du Sud des Etats-Unis, sont interprétées par quatre voix féminines aux harmonies étonnantes. Le groupe est composé de Laure COLSON, au banjo et au chant, de Marine FOUREST à la contrebasse et au chant, de Caroline SENTIS au chant et au kazoo et d’Audrey ISNARD, au washboard et au chant. Leur répertoire revisite le Dirty Blues, le Calypso Swing et le Negro Spiritual des débuts du 20e siècle. 

Herve CIRET 


lundi 14 novembre 2022

Il y a 112 ans aux Etats-Unis naissait l'aéronavale

 
 
Le 14 novembre 1910, dans le port de Norfolk (Virginie), un avion décolle du croiseur américain USS Birmingham et parvient à se poser sur la terre ferme.  Ce premier décollage réussi d'un avion depuis un bateau signe la naissance de l'aéronavale aux Etats-Unis.  

A 15 heures 16 minutes ce jour-là, le pilote, Eugene Ely, aidé du capitaine Chambers de la Navy, s'élance d'une plateforme longue de 25 mètres et large de 7 mètres, placée à l'avant du navire. Il conduit un avion biplan, précédemment utilisé, quelques mois auparavant, par son concepteur, Glenn Curtiss, lors d'un vol resté célèbre, entre Albany et New York, distants de 230 kilomètres.

Arrivé au bout de la plateforme, l'avion perd de l'altitude, l'extrémité de son hélice étant endommagée en touchant l'eau. Conservant le contrôle de l'appareil, malgré les vibrations, le pilote parvient à atterrir, sain et sauf, sur une plage à Willoughby Spit.
 

Deux mois plus tard, le 18 janvier 1911, dans la Baie de San Francisco (Californie), Eugene Ely réussit, à la fois, à décoller et à apponter sur le cuirassé USS Pennsylvania, sur lequel une plateforme de 37 mètres de long a été aménagée. A cette occasion, est utilisée pour la première fois une crosse d'appontage, inventée par Hugh Robinson. Par précaution, le pilote portait un casque de football américain et avait enroulé deux chambres à air de bicyclette, autour de son corps

Continuant d'effectuer des vols de démonstration un peu partout aux Etats-Unis, Eugène Ely trouve la mort, à Macon (Géorgie), moins d'un an après son premier exploit aéronaval, lorsque son avion s'écrase au sol. En 1933, à titre posthume, on lui décerne la Distinguished Flying Cross, créée en 1926, pour services rendus envers l'aviation maritime.

Hasards de l'histoire, le premier pilote de l'aéronavale aurait pu être russe. En effet, en 1909, l'ingénieur-mécanicien Matseïevitch a conçu le premier porte-avions, capable d’emporter 20 aéronefs, abrités dans des hangars sous le pont d’envol. Mais, en 1910, sa mort dans un accident aérien et la Révolution, qui suit la Première guerre mondiale, mettent fin provisoirement à l'aéronautique navale russe. Il faut attendre la Seconde guerre mondiale (1939-1945) et la guerre du Pacifique, pour voir s’imposer le porte-avions comme un moyen de combat naval à part entière.
Herve CIRET


samedi 12 novembre 2022

Ecouter ses playlists numériques sur un vieux poste de radio, c'est possible

 

Le salon "Made in France" (10-13 novembre 2022) à Paris a été l’occasion de découvrir des nouveautés, y compris ayant un rapport avec les Etats-Unis. C’est le cas des postes de radio digitalisés par la société clermontoise A.bsolument. Celle-ci en conserve le look vintage, tout en permettant leur utilisation aux standards numériques. Nous avons rencontré Estelle Faure, sa directrice commerciale.

Comment est née l’idée de digitaliser d’anciens postes de radio ?

Arthur Verne, le fondateur de la société, s’est vu offrir par son père une radio qui appartenait à son grand-père. Il a tout de suite adoré l’objet, mais il ne voyait pas ce qu’il pouvait en faire. Le père d’Arthur, qui était ingénieur électronique, a installé un module Bluetooth sur ce poste, ce qui lui a permis d’écouter ses playlists issues du numérique. De là est née l’idée de créer la marque A.bsolument, il y a près de 10 ans, afin de sauver toutes ces radios vintage.

Sur des postes de quelle époque avez-vous effectué ces transformations ?

On nous propose des appareils des années 1930 aux années 1980, avec trois gammes distinctes. Celle des radios de salon de la période 1930-1960, dans lesquelles on intègre un nouveau haut-parleur de marque Focal. Celle des transistors et radios nomades des années 1970, où l’on garde le haut-parleur d’origine, pour conserver un son vintage authentique. Enfin, la gamme des boombox des années 1980, dotées de la fonction FM et radio-cassette. Tous ces appareils étant équipés du Bluetooth.


Comment procédez-vous pour les digitaliser?

Le but est de dénaturer le moins possible ces radios. Donc, nous en conservons tous les éléments d’origine. Excepté, si ceux-ci sont susceptibles de créer des vibrations lors de la transformation. Ensuite, on intègre de nouveaux composants. A commencer par un nouvel amplificateur analogique de 50 watts, puis, un module Bluetooth. On change également les vieux haut-parleurs. Sur les radios de salon, on installe un haut-parleur de marque Focal, pour lequel nous sommes labellisés, dans le cadre d’un partenariat. Enfin, on rétablit le rétroéclairage du cadran de la radio et l’un des boutons d’origine en façade servira à allumer/éteindre le poste et à en régler le volume.

Avez-vous l’occasion de numériser des postes de radio américains ?

Oui, récemment, nous avons réalisé la modernisation de la radio américaine d’un particulier, une "Westinghouse", un objet très rare en Europe. Et ce qui nous intéresserait, c’est de pouvoir, grâce à un partenariat, récupérer les milliers de radios américaines, qui dorment dans de nombreux greniers aux Etats-Unis. Car, aujourd’hui, il y a un réel engouement, aussi bien chez les particuliers que chez les professionnels, pour redonner vie aux objets vintage. Mais, comme notre mode de vie est de plus en plus connecté, nous permettons de répondre aux attentes des consommateurs, en matière de technologies modernes.

Propos et photos recueillis par Herve CIRET, lors du salon "Made inFrance" 2022

 

vendredi 11 novembre 2022

11 novembre : souvenons-nous aussi des soldats américains de la guerre 1914-18

 

Le 11 novembre, comme c'est désormais le cas depuis 2011, nous rendons hommage, non seulement aux "Poilus" de la Première guerre mondiale de 1914-1918, mais aussi à tous les soldats "Morts pour la France", y compris lors d'opérations récentes. Une sorte de "Memorial Day" à la française, institué  par les Américains, il y a près de 150 ans, après la guerre de Sécession. Ce n'est donc pas un hasard, si ces derniers ont bâti à Suresnes, au pied du Mont Valérien, le premier mémorial en France dédié aux morts américains du premier conflit mondial, auxquels le Président Donald Trump a rendu hommage sur place, le 11 novembre 2018.

A Suresnes, dominant la Seine, un immense champ de croix blanches attire l'attention. Les drapeaux américain et français semblent veiller sur eux. Et pourtant, les 1 500 personnes reposant en ce lieu sont tous américaines. Fantassins, marins, aviateurs, infirmières, ils ont traversé l'Atlantique et fait le sacrifice de leur vie. Certains, avant même que leur pays ne rentre en guerre en 1917. 


"On oublie souvent que si nous sommes libres aujourd'hui, c'est parce que des gens enterrés ici, comme dans d'autres cimetières français ou anglais, se sont battus pour cette liberté", soulignait en 2014, Angelo Munsel, alors surintendant de ce mémorial américain. Originaire de Californie, mais ayant des ascendances italienne et alsacienne, ce passionné d'histoire s'était donné un but : faire revivre de manière la plus vivante possible la mémoire de ceux dont il a eu la charge depuis 2010 ans. "La chose la plus importante, c'est de travailler avec mes amis enterrés ici", expliquait Angelo Munsel avec émotion. "Il n'y a pas de travail plus beau. Même si parfois, il y a peu de visiteurs, grâce à eux je ne me sens jamais seul."

Et Angelo Munsel de raconter l'étonnante histoire de ce médecin diplômé de Harvard, venu travailler en France dans un hôpital militaire et qui, la guerre déclarée, en 1914, a estimé que son devoir était de soigner les blessés. Il est mort dans un bombardement.
 
Angelo Munsel a pu également retracer le destin tragique de 2 sœurs jumelles, riches héritières d'un assureur, qui après avoir été traumatisées par les horreurs de la guerre 14-18, en tant qu'infirmières, se sont jetées du bateau qui les ramenait en Amérique. "Raconter l'histoire personnelle de ceux et celles qui sont enterrés ici est la meilleure manière de rendre hommage à leur sacrifice."

Choisi en raison de sa proximité avec les hôpitaux parisiens, vers lesquels les blessés américains étaient acheminés depuis le front, le site de Suresnes d'une superficie de 3 hectares est le seul à accueillir des morts de la 1ère et de la 2ème guerre mondiale. Egalement, le seul mémorial militaire américain à arborer les couleurs de la France, au côté du drapeau américain. "C'est moi qui l'ai souhaité, afin de marquer notre reconnaissance à la France", précisait Angelo Munsel. Autre particularité, si des croix blanches marquent ici l'emplacement des tombes, c'est pour respecter l'usage des cimetières français. "Dans les cimetières militaires américains, vous ne verrez que des pierres tombales, dont la partie supérieure a été évidée pour recevoir le symbole de l'appartenance religieuse du défunt."


Une plaque rappelle l'inauguration du mémorial, en 1919, par le président américain de l'époque, Woodrow Wilson. En 2019, pour commémorer son centenaire, de grandes festivités devaient y avoir lieu, à l'occasion du Memorial Day, mais le Coronavorus en a décidé autrement.

"A travers ce cimetière, nous pouvons apprendre ce qu'est le prix de la guerre et donc le prix de la liberté à payer, car des guerres se produisent encore de nos jours", tenait à rappeler Angelo Munsel. "Cet endroit, comme d'autres, est le symbole de la liberté, du courage et du sacrifice, des mots universels qui parlent à chacun d'entre nous." 

Lors de la 1ère guerre mondiale, sur plus de 80 000 américains ayant fait le sacrifice de leur vie, plus de 30 000 reposent dans 8 cimetières en Europe.

Propos et photos recueillis en novembre 2014 par Herve Ciret

A lire également 

jeudi 10 novembre 2022

11 novembre : des soldats français honorés aux USA



Cimetière militaire d'Arlington (Virginie)
Journée de commémoration de la fin de la guerre 1914-1918 et de tous les soldats morts pour la France, le 11 novembre est également célébré aux Etats-Unis, en tant que "Veteran’s Day", journée d'hommage à tous les anciens combattants. A cette occasion, l'ambassade de France à Washington fleurit, au cimetière militaire d'Arlington, les tombes de 10 militaires français, morts sur le sol américain, par accident ou maladie, alors qu'ils instruisaient les soldats du corps expéditionnaire américain en France, dirigé par le général Pershing.

En effet, en 1917, au moment où les Etats-Unis s'apprêtent à entrer en guerre, son armée régulière se trouve dans une situation d’impréparation la plus totale. "Je crois que ce serait se faire de graves illusions de croire que les États-Unis puissent disposer d’une force appréciable pour une action extérieure", écrit un an auparavant, au ministre de la Guerre, l’attaché militaire français à Washington. En effet, la grande majorité des officiers américains est issue de la société civile et a besoin d’être formée au commandement.
 
Soldats américains avec leurs instructeurs français
L'accord signé, en mai 2017, entre le général français Joffre et le secrétaire américain à la guerre, Newton Baker, prévoit l'envoi d'officiers français, en tant qu'instructeurs, dans les 16 camps militaires implantés sur le sol américain, dès septembre 1917. "C’est sans doute dans le domaine de l’instruction que la France a joué le rôle le plus direct, le plus étendu et le plus utile", souligne, en 1919, un compte rendu de la mission militaire française, qui ajoute. "Il ne paraît pas exagéré de dire que c’est grâce au concours français que l’armée américaine a pu, en un temps singulièrement court, se présenter sur le champ de bataille".

Pourtant, l’envoi d’une mission militaire française aux États-Unis n’est pas toujours bien perçu. "Tout ce qui représente l’ancienne armée américaine est imbu de l’esprit, très noble en lui-même, mais très national, de l'académie militaire de West Point et ne voit pas, sans quelque ombrage, grandir le rôle des instructeurs étrangers", note l'ambassadeur de France à Washington. En juillet 1917, 14 000 soldats US débarquent en France. En novembre 1918, à la fin de la Première guerre mondiale, les forces américaines comptaient 1,8 millions de combattants.
 
Herve CIRET 
A lire également