Conner Martell est annoncé comme le favori du 55e Rallye des Monts Dôme, qui se déroule, le 24 octobre 2026, sur 282,9 km autour de Thiers (Puy-de-Dôme). Natif de l'Etat du Vermont (Etats-Unis), ce pilote de 29 ans s'est d'abord illustré en rallye-cross (en solo sur circuit court et fermé en terre/asphalte), avant de basculer vers le rallye traditionnel (sur route avec un co-pilote). Champion de l'Americas Rallycross en 2018, Conner Martell a commencé à participer à des compétitions en France, à partir de 2025, avec le Rallye Terre de Vaucluse. Cette année 2026, il dispute la saison du championnat de France des rallye Terre, à bord d'une Skoda Fabia RS Rallye 2, exploitée par l'équipe française 2C Compétition. C'est avec cette voiture, au moteur d'1,6 L et d'une puissance de 290 chevaux, que Conner Martell s'est imposé aux Etats-Unis, dans le cadre du championnat du monde de la spécialité, avant de la piloter sur les routes françaises. Sa particularité est sa polyvalence, sur terre, comme sur asphalte.
Skoda Fabia RS Rallye 2 de Conner Martell
Lors des rallyes auxquels il a participé en France, Conner Martell a pu observer d'importantes différences, à commencer par la nature des pistes. Celles-ci sont plus larges aux Etats-Unis et possèdent un revêtement plus constant qu'en France, où les surfaces de routes peuvent alterner entre terre, portions boueuses et asphalte. De plus, les pilotes américains disposent de plus de temps qu'en France pour effectuer la reconnaissance du parcours qui se fait en un seul passage, avec analyse des vidéos embarquées. Alors que, dans l'hexagone, celle-ci se fait en deux passages s'enchaînant de manière beaucoup plus intense. Ce qui a demandé à Conner Martell de devoir d'adapter à une prise de notes succincte et rapide. Enfin, l'un des chocs culturels les plus positifs pour le pilote américain est l'engouement du public français pour ce type de course automobile. En effet, Conner Martell s'est dit impressionné par le nombre de spectateurs massés au bords des routes et la ferveur que ces rallyes suscite en France.
Herve CIRET
55e Rallye des Monts Dôme, le 24 octobre 2026. Départ et arrivée avenue du Progrès, au Pré de la Foire, à Thiers (Puy-de-Dôme)
Première femme à prendre le départ de la Route du Rhum dans la catégorie des Ultim (trimarans géants de 32 m), cette skippeuse française a fait ses classes, aux côtés de deux navigateurs américains de renom : Peter Holmberg et Dennis Conner. Pourtant, à 12 ans, sa passion, c'était le basket. Elle se voyait déjà jouer en NBA, la ligue américaine de ce sport. Mais son 1,58 m lui a enlevé tout espoir de réussir à percer dans cette discipline. C'est en regardant le départ du Vendée Globe à la télé qu'elle se dit qu'elle deviendra skipper et participera à cette course au large. Ce qui sera le cas... 28 ans plus tard.
Dans la première partie de sa carrière, au début des années 2000, c'est avec Peter Holmberg, médaillé olympique et vainqueur de la Coupe de l'America, qu'Alexia Barrier a travaillé comme navigatrice professionnelle, dans le circuit du yachting international. Connu pour son exigence, le skipper américain a appris à la française la rigueur anglo-saxonne, dans la tactique de course et la gestion des équipages. Sa confrontation au "style" Holmberg, maître incontesté du Match Racing (duel sur l'eau entre deux voiliers), a fait d'elle une régatière de niveau mondial dans cette discipline si exigeante.
Alexia
Barrier a surtout partagé le pont avec Dennis Conner, dans les
circuits internationaux de Match Racing et des
voiliers de tradition (6mJI). Figure mythique de la régate tactique
et quadruple vainqueur de la Coupe de l'America, Dennis Conner a
permis à la navigatrice française d'acquérir une rigueur et une culture de
l'organisation. Elle a ainsi pu consolider ses compétences, en
matière de précision technique et de management de projet."Durant
un an, j'ai eu la chance de naviguer comme équipière avec Dennis
Conner, sur son bateau classique et cela a été une très bonne
expérience pour moi, j'ai beaucoup appris à ses côtés".Navigatrice
éclectique, Alexia Barrier a multiplié les expériences pour
parfaire sa technique en touchant à tous les types de voiliers (monocoques, multicoques, classiques), avant de se consacrer
pleinement à la course au large en solitaire.
Alexia Barrier, lors de la Route du Rhum 202
En
20 ans, Alexia Barrier a parcouru plus de 200 000 milles nautiques (370 400 km) et traversé 18 fois l'Atlantique, dont 5 en solitaire. En 2020-2021, elle a terminé 24e du Vendée Globe. En 2025, elle est devenue la femme la plus rapide
sur l'eau, avec le record du tour du monde à la voile en équipage
100% féminin, "The Famous Project". Pour la 13e édition de la "Route du Rhum", Alexia Barrier est la seule femme, parmi les 8 concurrents engagés en classe "Ultim". Elle barrera le maxi-trimaran IDEC SPORT-CIC, qui a remporté, à trois reprises, cette transatlantique en solitaire entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre.
La National Football League (NFL) - l'organe officiel des compétitions de football américain - met Paris aux couleurs de ce sport pratiqué par 5 à 6 millions de personnes aux Etats-Unis. Avant le match opposant les Saints de la Nouvelle-Orleans aux Steelers de Pittsburg, le 25 octobre 2026, au Stade de France - le premier d'une saison de la ligue organisé en France - de nombreuses animations sont prévues dans la capitale, dans le cadre de ces "NFL Paris Game". Ainsi, dès ce mercredi 21 octobre, au jardin des Tuileries, sont proposées des initiations au football américain. Le lendemain, ce sera au tour du Flag football, une version plus douce de ce sport, discipline olympique aux prochains J.O. de 2028, à Los Angeles. Depuis le 19 octobre, une boutique éphémère (NFL Shop) de 1 100 m2 a ouvert ses portes, à la galerie Joseph, rue Saint-Merri (Paris 4e). Les fans y trouveront casquettes, T-shirt de match, accessoires divers aux couleurs des deux équipes qui s'affronteront dimanche. Les 23 et 24 octobre, une "NFL House" - lieu de divertissement (jeux vidéos) et de rencontre avec des personnalités de la ligue américaine - sera accessible au public, rue Cambon (Paris 1er).
L'essentiel des "NFL Paris Game" se déroule ce week-end des 24 et 25 octobre. Notamment, samedi le lancer de ballon au-dessus de la Seine, depuis le Petit Pont-Cardinal Lustiger (Paris 4e). L'équivalent d'une longue passe de quarterback, le joueur central d'attaque. Egalement des initiations au Flag football, aux Champ-de-Mars, au pied de la Tour Eiffel (Paris 7e). Mais, l'évènement majeur est bien sûr, dimanche 25 octobre, à 14h30, au Stade de France, le match opposant les New Orleans Saints aux Pittsburg Steelers. Trois heures de jeu intenses, seulement entrecoupées par un concert du chanteur nigérien Burna Boy.
Aujourd'hui en France, plus de 33 000 personnes dans 250 clubs pratiquent le football américain, au sein de sa fédération tricolore. Les "NFL Paris Game" ne sont donc pas le fait du hasard. Les dirigeants de la National Football Ligue américaine ont l'ambition de développer ce sport dans l'Hexagone. "Nous avons un énorme potentiel en France, car environ 1 à 1,4 millions de personnes suivent les matchs de la NFL", constate Matthieu Maignal, le directeur général de NFL France. "La France est un marché-clé dans la mondialisation de la marque NFL et la ligue est prête à investir dans la durée", reconnaît par ailleur Brett Gosper, directeur de NFL Europe-Asie Pacifique. Preuve de cet intérêt, le match New Orleans Saints VS Pittsburg Steelers sera retransmis en direct par France Télévision, ainsi que par les plateformes Twitch et YouTube.
83 ans après avoir vu le jour à Fort McLeod, dans la province de l'Alberta (Canada) et 62 ans après avoir demandé la nationalité américaine, l'artiste folk canadienne a enfin décroché le précieux sésame, qui fait d'elle une citoyenne des Etats-Unis, à part entière. En 1964, deux ans après son arrivée sur le territoire américain, en remplissant sa première demande de citoyenneté, Joni Mitchell avait reconnu avoir fumé de la Marijuana. Un aveu qui avait bloqué son obtention de la nationalité américaine, au titre de son amoralité. Son compatriote également d'origine canadienne, le chanteur Neil Young, a effectué la même démarche, il y a six ans, après avoir vécu et exercé son activité artistique aux Etats-Unis durant 60 ans
Cette obtention tardive de la nationalité américaine n'est pas seulement une régularisation d'une situation qui durait depuis 62 ans.Le 3 novembre 2026, aux Etats-Unis, ont lieu les élections de mi-mandat (Midterms), à la chambre des Représentants (l'équivalent en France de nos députés). Or, elles pourrait mettre en difficulté les Républicains, voire donner la majorité aux Démocrates. "Je suis devenue citoyenne américaine pour pouvoir voter", a tenu à préciser Joni Mitchell. "Je n'ai pas renoncé à ma citoyenneté canadienne et ne le ferai jamais, je suis une Canerican fière, comme Neil Young", a-t-elle clarifié.En effet, si la chanteuse n'a jamais publiquement appelé à voter contre Donald Trump, elle n'a jamais caché tout le mal qu'elle pensait du président américain. Ainsi, lors d'un concert à Los Angeles, en 2024, Joni Mitchell a crié "J'emmerde Donald Trump !" sur scène, tout en avouant à son public, qu'elle aimerait pouvoir voter, mais étant (alors) canadienne, elle n'était qu'"une de ces immigrées minables" évoquées par Trump. Désormais, ce n'est plus le cas. En novembre prochain, la chanteuse célébrera les 50 ans de son album Hejira. Un disque qui a marqué un tournant dans sa carrière, en l'éloignant du folk pour explorer d'autres horizons musicaux, notamment le jazz. Enfin, un film biographique (biopic) de Cameron Crowe est également en cours de production, avec Meryl Streep, dans le rôle de la chanteuse, à l'âge adulte.
Herve CIRET
La chanson "Woostock" (1969) extraite de son album "Ladies of the Canyon" et reprise en 1970, dans une version électrique, par Crosby, Stills, Nash & Young, sur leur album "Déjà Vu".
C'est une impressionnante collection de véhicules américains qu'un ancien garagiste de Riom (Puy-de-Dôme), disparu en avril 2026, a amassée en 55 ans. Depuis les années 1970, Guy Baster a sillonné l'Europe, la Chine et les Etats-Unis, pour dénicher la moto ou le camion militaire de ses rêves. C'est à 16 ans qu'il fait l'acquisition de sa première Harley-Davidson. Ensuite viendront les mythiques Indian et Henderson à quatre cylindres. Une passion qui l'amène, en 1992, à créer un musée de la moto et, en 2002, l'Indian Saloon, un bar-restaurant-concert sur cette thématique. Les 16 et 31 octobre 2026, c'est la collection de camions et véhicules militaires de ce collectionneur auvergnat qui va être vendue aux enchères. Le but de ses héritiers étant d'utiliser le produit de cette vente pour conserver sa collection de 800 motos et autres deux-roues, seules 400 étant exposées au musée Baster.
Camion GMC M 1072 de l'US Army
La pièce maîtresse de cette vente est un camion militaire américain Pierce-Arrow de 1910, ayant participé à la bataille du chemin des Dames, entre 1917 et 1918, durant le premier conflit mondial. A priori, le seul exemplaire de ce modèle existant en France. Parmi les véhicules américains emblématiques de la Seconde guerre mondiale, également mis aux enchères, trois Jeep Hotchkiss, fabriquées sous licence Willys, ainsi qu'un camion cargo GMC. Contrairement aux motos exposées au Musée Baster, à Riom, ces véhicules militaires, tout comme les tracteurs anciens, n'étaient pas jusqu'ici visibles par le grand public, mais conservés dans des hangars et des réserves. En dehors de ces véhicules, des plaques émaillées, du matériel de campement et des pièces mécaniques de rechange, spécifiques aux véhicules américains, seront également mis en vente.
Herve CIRET
Vente aux enchères des 16 et 31 octobre 2026, à l'Hôtel des Ventes de Riom (Puy-de-Dôme)
Quatre constructeurs américains (Ford, Jeep, Lucid Motors, Tesla) sont présents au Mondial de l'automobile (13-18 octobre 2026) à Paris. Si Ford - l'un des trois "Big Three" historiques avec General Motors et Chrysler - ne présente pas de nouveaux modèles, en revanche, comme ses concurrents d'outre-Atlantique, la marque y expose ses derniers modèles électriques. Notamment, les SUV Explorer et Puma Gen-E. Mais, ce n'est pas Ford qui, cette année, crée l'évènement. C'est Tesla, avec son Cyber Cab aux portes s'ouvrant comme des ailes de papillon, qui attire l'attention du public français. Présenté officiellement à Austin (Texas), en septembre denier, il est destiné à un transport urbain 100% autonome. Doté de seulement deux places, vous n'y trouverez ni volant, ni pédale, ni rétroviseur ou lunette arrière. Equipé d'un moteur électrique de 219 Ch (163 Kw), ce robot taxi est entièrement piloté par l'intelligence artificielle et est annoncé pour 480 km d'autonomie. Sa particularité : il ne se recharge pas via une prise électrique classique, mais par induction (sans fil), en se positionnant au-dessus de bornes situées au sol. Le Cyber Cab sera vendu un peu moins de 27 000 euros, mais son déploiement en Europe est suspendu à l'autorisation de son système de conduite entièrement automatique
Cyber Cab de Tesla
L'autre évènement américain de ce Mondial, c'est la première apparition sur le marché français de la marque californienne Lucid Motors. Ce constructeur de voitures électriques hauts de gamme, créé en 2007, par deux anciens de chez Tesla et Maeda, expose une grande berline électrique ultra-luxueuse, La Lucid Air (à partir de 87 000 euros), ainsi qu'un SUV familial, le Gravity (à partir de 96 000 euros). Cette marque détient le record de l'autonomie des véhicules électriques avec la possibilité de parcourir 880 km sans recharger. Tout comme Tesla, Lucid Motors a conçu une voiture automatique à deux places, baptisée Lunar, destinée au transport de personne par des compagnies de taxi. En fin, des modèles de la marque américaine Jeep sont également présents au Mondial de l'automobile, mais sur le stand de son distributeur Neubauer. Les visiteurs y trouveront, notamment,le nouveau SUV électrique compact Jeep Compass et la nouvelle Jeep Avenger, disponible en versions 100% électrique et micro-hybride. Sans oublier l'icônique Jeep Wrangler et le modèle Grand Cherokee, tous les deux en versions en version hybride.
Herve CIRET
Lunar de Lucid Motors
"Mondial de l'automobile" (13-18 octobre 2026) au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris (15e)
A lire et encore à lire sur les précédentes éditions du Mondial de l'automobile
Il y a 156ans, le 12 octobre 1870, disparaissait le général Robert Edward Lee, chef des armées sudistes, durant la guerre de Sécession (1861-1865). Etrange destin que celui de cet officier du génie, puis de cavalerie, diplômé de
l'académie militaire de West-Point et nommé
général, par le président Lincoln, en avril 1861. Juste au moment où son état natal, la Virginie, fait
sécession, comme 10 autres états du Sud des Etats-Unis.
Afin ne pas devoir prendre les armes contre les siens, Robert
Lee démissionne de l'armée américaine, pour devenir le conseiller
militaire du président confédéré, Jefferson Davis. Désigné
général en chef des armées sudistes, en janvier 1865, soit 6 mois avant
la fin de la guerre civile américaine, il capitule à Appomattox
(Virginie), le 9 avril
1865. L’acte de reddition est signé, entre lui et son homologue nordiste, le
général Ulysses Grant.Cette bataille met fin à la guerre de Sécession, à laquelle, d'ailleurs des français ont participé.
Exproprié et déchu de ses droits civiques, Robert Lee
décède, à Lexington, dans sa Virginie natale, le 12 octobre 1870, après avoir appelé à la réconciliation entre les états du Nord et du Sud. A partir de 1888, la mémoire de ce fils d'officier de la guerre d'indépendance américaine est peu à peu réhabilitée. Durant la seconde guerre
mondiale, son nom est attribué à un modèle de char de combat.
Robert Lee, après la bataille d'Appomatox
Ironie de l'Histoire, le cimetière militaire américain d'Arlington (Virginie), sur les rives du fleuve Potomac, en face de la capitale "nordiste" de Washington et à proximité des bâtiments du Pentagone, faisait partie de la propriété familiale de l'épouse du général Lee, chef des armées confédérées. Y sont d'ailleurs enterrés, 10 militaires instructeurs français morts, durant la Première Guerre mondiale, sur le sol américain, alors qu'ils entraînaient des soldats du corps expéditionnaire américain envoyé combattre en France. Chaque 11 novembre, leurs sépultures sont fleuries par l'ambassade de France à Washington.
Herve CIRET
Le général Robert Lee, à la rencontre de ses troupes, avant la défaite de Gettysburg (Pennsylvanie) en 1863
S'ils n'étaient pas présents en octobre 2026 au Sommet de l'élevage de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), les éleveurs américains de vaches Limousines et Salers étaient venus, il y a deux ans, visiter ce salon de référence mondiale en ce domaine et s'étaient rendus dans des élevages auvergnats. En effet, depuis les années 1970, les races à viande Charolaise, Limousine et Salers ont été introduites aux Etats-Unis. Notamment, afin d'améliorer, par croisement, les races traditionnelles britanniques Angus et Hereford. Cela permet, par exemple, d'obtenir des vaches combinant la musculature d'une Limousine avec le persillé (marbrures de graisse) de l'Angus, en créant la race Lim-Flex. Du côté des laitières, ce sont les races Normande, Montbéliarde et Tarentaise qui ont séduit les éleveurs américains pratiquant le nourrissage à l'herbe et désireux d'optimiser la fabrication de fromage. C'est au Texas, état historique de l'élevage bovin que les premiers taureaux charolais ont été introduits , dès les années 1930.
Si lesÉtats du Midwest (Kansas, Nebraska, Oklahama, Missouri) concentrent les cheptels de Charolaises et de Limousines, les États des Rocheuses et du Nord-Ouest (Colorado, Montana, Oregon, Wyoming), montagneuses et arides, sont des terres de prédilection pour la Salers et la Tarentaise. Concernant les vaches laitières, c'est en Californie, premier État laitier américain, que s'est imposée la Montbéliarde, tandis que la Normande est devenue très populaire, dans le Minnesota et le Wisconsin, auprès des éleveurs fabriquant des fromages à forte valeur ajoutée. Cependant, depuis l'épidémie de la maladie la vache folle (Encéphalopathie Spongiforme Bovine), en France,dans les années 1990, les importations d'animaux vivants sont interdites aux Etats-Unis. C'est donc seulement sous forme de semence que les races françaises peuvent arriver sur le marché bovin américain. Cette situation a eu tendance à éloigner l'évolution des races françaises aux USA, de celle qu'a connue la France, ces trente dernières années. Limousines, Salers et autres Normandes n'ont donc plus rien à voir avec les vaches que nous voyons dans nos prés et étables tricolores.
La
45e édition du festival de bande dessinée "Quai des
Bulles" de Saint-Malo est l'occasion de
découvrir des auteurs, à la fois français et américains, dont les albums ont pour cadre les États-Unis. Au-delà de l'exposition
consacrée au cow-boy franco-belge Lucky Luke, seront notamment
présents, Blutch, Brüno, Matthieu Bonhomme. Publié en France par les
éditions Komics Initiative, Kevin Mutch vient présenter ses romans
graphiques ancrés dans la culture et le quotidien des
Américains. Tels The
Rough Pearl (2022),
Une
Vie Fantastique
et son imposant (448 pages) dernier ouvrage, The
Moon Prince.
Le dessinateur français du comic book
américain, Roland Boschi, édité par Komics Initiative, est aussi présent à "Quai des Bulles", pour y présenter son travail sur The Holy Roller, un album scénarisé par trois auteurs américains. L'histoire d'un joueur de bowling professionnel qui quitte son emploi pour s'occuper de son père malade. Découvrant que sa ville natale est envahie par des néonazis, il devient un héros justicier qui fracasse les visages des gens avec des boules de bowling.
Le dessinateur Ralph Meyer et le scénariste Xavier Dorison, duo à l'origine de la création du personnage du croque-mort de la série western devenue culte, Undertaker (Dargaud), sont également présents à "Quai des Bulles". Ainsi que Romain Renard, auteur de la célèbre saga Melvile (Le Lombard), dont l'action, entre polar et western, se déroule dans les grands espaces et les forêts américaines. On le voit, l'Amérique sera bien présente à cette 45e édition du festival de bande dessinée malouin.
Herve CIRET
Festival Quai des Bulles (9 au 11 octobre 2026) à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)
Le festival de bande dessinée "Quai des Bulles" (9-10-11 octobre 2026), se déroule ce week-end à Saint-Malo (Bretagne). L'occasion d'y voir l'exposition célébrant les 80 ans de "l'homme qui tire plus vite que son ombre", créé par le dessinateur Morris. Sur 400 m2, les visiteurs découvrent la naissance de cette bande dessinée western humoristique franco-belge. Mais aussi, les hommages d'auteurs d'aujourd'hui au personnage de Lucky Luke, tels Appollo, Blutch, Matthieu Bonhomme, Guillaume Bouzard, Brüno, Ralph Köning et Mawil. L'exposition évoque également le travail de la poursuite de l'oeuvre de Morris, par les dessinateurs et scénaristes, Achdé et Jul.
Pour
animer cette exposition, le festival "Quai des Bulles" propose des ateliers créatifs, animés par des auteurs et des artistes plasticiens locaux. Ils permettent aux participants de revisiter l’univers de Lucky Luke, à travers des portraits et des cadrages. Un parcours ludique est également proposé aux plus jeunes.
Scénarisées par le français René Goscinny, de 1955 jusqu'à sa mort en 1977, les aventures du "Poor lonesome cow-boy" et de son cheval "Jolly Jumper" ont été publiées pour la première fois, le 10 octobre 1946, dans le journal "Spirou". Après la disparition de Goscinny, Morris le créateur de Lucky Luke, fait appel à plusieurs scénaristes. L'album "La Légende de l'Ouest" sera son dernier. Elle raconte comment Buffalo Bill engage quatre comédiens pour jouer le rôle des Dalton, bandits au grand coeur. Cette 112e histoire de Lucky Luke, conçue par Patrick Nordmann sera publiée en 2002, un an après sa disparition. Morris aura été l'un des rares auteurs de bande dessinée à avoir consacré toute son oeuvre à un seul héros.
Herve CIRET
Exposition"Lucky Luke court toujours",
chapelle Saint-Sauveur, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) jusqu'au
11 octobre 2026, proposée par "Quai des Bulles", en co-production avec les éditions Dargaud.