C'est la
ville de Kaplan, en Louisiane - origines françaises obligent - qui a célébré, en 1906, le
premier "Bastille Day". Cette appellation fait référence à la prise de
la célèbre prison par les révolutionnaires, le 14 juillet 1789 et permet
de ne pas la confondre avec le 4 juillet, jour de la fête nationale de
l'indépendance américaine.
Si un"Bastille Day" est ensuite organisé à New-York en 1917, c’est
surtout entre les deux guerres mondiales, grâce aux
restaurateurs français installés aux Etats-Unis, que la célébration de
cette fête se répand dans tout le pays. Notamment, à travers
l'organisation de courses de
garçons de café, plateaux et verres en main, qui ont également lieu en
France à cette époque.
Au total, ce sont plus d'une cinquantaine de villes américaines qui fêtent le 14
Juillet. Mais, contrairement à la fête nationale française, aucun feu d’artifices n'est tiré pour le
"Bastille Day" américain, ceux-ci étant réservés pour
l'Independence Day, le 4 Juillet.
Du 30 juillet au 2 août
2026. 380 chevaux et 150 cavaliers - parmi lesquels l'Américain MacLain Ward - participent au prestigieux "Jumping de Dinard" (Ille-et-Vilaine). Originaire de l'Etat de New-York, ce cavalier de saut d'obstacles quinquagénaire est l'un des plus titrés, avec cinq médailles olympiques sur six
participations. Elevé dans un milieu équestre, il devient, à 14 ans, le plus jeune cavalier à remporter le "United States Equestrian Federation’s Show Jumping
Derby". En remportant, dans la foulée, le "USEF Medal Finals", autre compétition équestre américaine de référence, le jeune McLain Ward devient le premier et
plus jeune cavalier à remporter ces deux titres la même année.
En 2004, à 29 ans, il participe pour la première fois aux Jeux olympiques d'Athènes, où il est médaillé d'or en saut
d'obstacles par équipe, avec son cheval "Sapphire". Un exploit qu'il réédite quatre ans plus tard aux JO de Pékin. Entre temps, en 2006, McLain Ward est médaillée d'argent, toujours par équipe, aux Championnats du Monde d'Aachen (Allemagne). En 2010, avec la même
équipe américaine, il remporte les Jeux Panaméricains de saut
d'obstacles de Guadalajara (Mexique). En 2014, il décroche une médaille de bronze par équipe aux Jeux Equestres Mondiaux en Normandie. En 2016, aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, McLain Ward remporte une médaille d'argent, toujours par équipe. De même que lors de ses cinquième et sixième participations aux JO, ceux de Tokyo (2020) et Paris (2024). Sa première médaille d'or en individuel, il la remporte en 2015, aux Jeux
Panaméricains de Toronto (Canada).
McLain Ward au Jumping de Dinard en 2024
En 2017, McLain Ward est l'un des deux Américains, parmi les deux premières places du classement mondial de la "Longines FEI World Ranking". En
2023, le cavalier remporte l'épreuve par équipe aux Jeux Panaméricains de Santiago (Chili) et termine
troisième en individuel. McLain Ward fait partie des favoris du "Jumping de Dinard", auquel il a déjà participé.
Après Amiens - et avant Le Havre, Paris et Bruxelles - l'exposition célébrant les 80 ans de "l'homme qui tire plus vite que son ombre", créé par le dessinateur belge Morris, s'arrête à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Sur 400 m2, les visiteurs vont découvrir la naissance de cette bande dessinée western humoristique franco-belge. Mais aussi, les hommages au personnage de Lucky Luke d'auteurs d'aujourd'hui, tels Appollo, Blutch, Matthieu Bonhomme, Guillaume Bouzard, Brüno, Ralph Köning et Mawil. L'exposition évoque également le travail de la poursuite de l'oeuvre de Morris, par les dessinateurs et scénaristes, Achdé et Jul.
Pour
animer cette exposition durant l'été, le salon malouin de bande dessinée "Quai des Bulles" propose des ateliers créatifs, animés par des auteurs et des artistes plasticiens locaux. Ils permettront aux participants de revisiter l’univers de Lucky Luke, à travers des portraits et des cadrages. Un parcours ludique sera également proposé aux plus jeunes.
Scénarisées par le français René Goscinny, de 1955 jusqu'à sa mort en 1977, les aventures du "Poor lonesome cow-boy" et de son cheval "Jolly Jumper" ont été publiées pour la première fois, le 10 octobre 1946, dans le journal "Spirou". Après la disparition de Goscinny, Morris le créateur de Lucky Luke, fait appel à plusieurs scénaristes. L'album "La Légende de l'Ouest" sera son dernier. Elle raconte comment Buffalo Bill engage quatre comédiens pour jouer le rôle des Dalton, bandits au grand coeur. Cette 112e histoire de Lucky Luke, conçue par Patrick Nordmann sera publiée en 2002, un an après sa disparition. Morris aura été l'un des rares auteurs de bande dessinée à avoir consacré toute son oeuvre à un seul héros.
Herve CIRET
Exposition"Lucky Luke court toujours",
chapelle Saint-Sauveur, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) du 11 juillet au
11 octobre 2026, proposée par "Quai des Bulles", en co-production avec les éditions Dargaud.
C'est un "cryptor" (avatar d'une personnalité historique), inauguré le 4 juillet 2026 par la ville de Saint-Malo (Bretagne), qui a permis de réhabiliter la mémoire du corsaire malouin Pierre Landais, capitaine oublié de la guerre d'indépendance américaine. Selon Benjamin Franklin, diplomate d'outre-Atlantique chargé à l'époque des négociations avec la France, c'est son mauvais caractère et sa rivalité avec John Paul Jones, héros maritime américain de cette guerre, qui auraient porté atteinte à sa postérité. Né à Saint-Malo en 1734, Pierre Landais - après avoir servi comme corsaire entre 1744 et 1763 - commande l'Etoile, le navire d'exploration de Bougainville, effectuant un tour du monde, en 1767. Mais, pour avoir tiré sur des indigènes des Nouvelles-Hébrides (actuellement Vanuatu, au nord-est de l'Australie), le capitaine malouin est démis de ses fonctions.
USS ALLIANCE
En 1776, lorsque les Etats-Unis déclarent leur indépendance, Pierre Landais obtient, grâce à Beaumarchais, le commandant d'un navire chargé d'armes pour les insurgés. Naturalisé américain, le malouin se voit confier le commandement d'une nouvelle frégate, l'USS Alliance. Celle-là même qui rapatrie Lafayette en France. Mais la décision de l'américain Benjamin Franklin de le faire naviguer sous les ordres du capitaine américain John Paul Jones, avec lequel il ne s'entend pas, aboutit à la privation de son commandement. Revenu en France au moment de la Révolution, Pierre Landais est promu contre-amiral en 1793. Mais l'indiscipline des équipages et sa méfiance maladive l'amènent à démissionner. Revenu aux Etats-Unis, le malouin passe son temps à quémander des primes que la marine américaine ne lui a jamais versées. Il meurt à New-York, en 1820, dans la pauvreté.
Débuté le 11 juin 2026, aux États-Unis, Mexique
et Canada, le Mondial de football se poursuit avec les matchs de 8e de finale. C'est la seconde fois que les Américains organisent cette Coupe du Monde. Au pays du football américain, du base-ball et du basket, le "soccer" (comme on l'appelle et non football) n'est pas un sport-roi. Quelles sont les chances de la sélection américaine de faire bonne figure dans cette compétition ? A ce jour, l'American Team a disputé quatre matchs : le 13
juin 2026, à Los Angeles, elle a battu le Paraguay 4 à 1. Le 19
juin, à Seattle, elle a gagné 2 à 0 contre l'Australie. Le 26
juin, à Los Angeles, les Américains se sont fait battre 3 à 2 par la Turquie. Le 2 juillet, l'American Team a battu la Bosnie-Herzégovine 2 à 0. Le 7 juillet 2026 (2h du matin heure française), l'équipe américaine s'est fait battre 4 à 1 par la Belgique, en 8èmes de finale, au stade de Seattle (Etat de Washington).
L’atout
principal de cette sélection américaine, c'est celui qui la dirige, l'ancien entraîneur du Paris St Germain et de Tottenham, l'argentin Mauricio Pochettino. Il dispose d’une solide
expérience de très haut niveau européen, mais en 2025, son American Team a perdu une finale en
Gold
Cup contre le Mexique. Cependant, les États-Unis possèdent une équipe capable
d’imposer une forte intensité de jeu sur le terrain, plusieurs de ses joueurs évoluant dans de grands championnats européens. A l'image de Cristian
Pulisic, la tête d’affiche de cette
sélection et de l'Américano-Allemand Malik
Tillman, formé au Bayern Munich. Sans oublier Weston
McKennie, formé aux États-Unis, avant son départ
vers la Juventus de Turin et d’autres joueurs, comme Folarin
Balogun jouant à Monaco et Timothy
Weah, évoluant en Ligue 1.En se faisant battre en 8e de finale par la Belgique, les États-Unis ont raté leur chance d'accéder en 1/4 de finale. Ils n'iront donc pas à Los Angeles, ni à Dallas pour la 1/2 finale et ne seront donc pas sur le terrain, à New-York, le 19 juillet 2026, pour la finale de la Coupe du Monde.
Exemplaire de la 1ère édition de la constitution (1781)
Le 4 juillet, tous les américains, partout dans le monde, célèbrent l'Independence Day. La fête nationale commémore le jour où, en 1776, les insurgés ont publiquement déclaré les 13 états de la Côte Est de l'Amérique du Nord, indépendants du
royaume de
Grande-Bretagne. Parmi les rédacteurs de la déclaration d'indépendance
américaine, se trouvait Thomas Jefferson, qui a été, par la suite, ambassadeur en
France. Cet évènement, qui s'est produit il y a
250 ans, est l’occasion de
festivités et de cérémonies célébrant
l'histoire du pays, son gouvernement et ses traditions. Feux d'artifice,
parades, mais aussi barbecues, pic-nics, matchs de baseball, sont
organisés pour célébrer ce jour férié pas comme les autres.
En plus de l'hymne national,"The Star-Spangled Banner", cette fête est l'occasion d'entonner des chants traditionnels : "America the Beautiful", "God Bless
America" ou encore, "This Land Is Your Land", "Yankee
Doodle", si on est du Nord des Etats-Unis et "Dixie" si on habite le
Sud. Certaines paroles de ces chansons évoquent la guerre d'indépendance
au 18e siècle ou
la seconde guerre d'indépendance de 1812.
Chaque 4 juillet, au cimetière de Picpus à Paris,
un représentant de l'Ambassade des Etats-Unis se recueille sur la tombe du Marquis de
La Fayette. Une tradition remontant à l'entrée en
guerre des USA,
en 1917, à l'occasion de laquelle le Général Pershing,
commandant en chef du Corps expéditionnaire américain, rendit hommage au
héros français de la Guerre d’indépendance américaine. Depuis, un drapeau américain flotte sur la tombe du héros de la bataille de Yorktown.
Alors que l'on célèbre ce 4 juillet 2026 les 250 ans de l'Indépendance américaine, on apprend que la constitution des Etats-Unis est inspirée de celle de la Corse de 1755. Loin d'une "fake news", c'est un fait historique. Pascal Paoli, principal opposant à la colonisation génoise de l'ile, rédigea une constitution dont s'inspirèrent les insurgés américains. Preuve de cette influence corse, aux USA, pas moins de neuf villes portent le nom du héros corse. La première a été fondée sur les lieux d'une bataille en 1777, en Pennsylvanie, en hommage aux révolutionnaires américains massacrés par les anglais, à
proximité d'une taverne où trônait le portrait de Pascal
Paoli. Huit autres villes américaines portent son nom. "Entre l’histoire corse et l’histoire américaine, il y a une vraie
communauté intellectuelle", expliqueNicole Bacharan, spécialiste de l'histoire des Etats-Unis. "Pascal Paoli et le futur président américain Thomas Jefferson se connaissaient directement, se lisaient, ou
avaient entendu parler des uns et des autres et étaient dans la
même mouvance".
Pascal Paoli a dirigé la République corse de 1755 à 1769, jusqu'à la défaite de l'armée corse à la bataille de Ponte-Novo, en mai 1769, face aux troupes génoises victorieuses. Exilé en Angleterre, il est revenu en Corse à la Révolution française de 1789, avant de contribuer à l'instauration d'un royaume anglo-corse de 1794 à 1796. De retour en Grande-Bretagne, Paolil y mourut, en exil, en 1807.
Leader de Village People, le chanteur américain Victor
Willis est mort, le 30 juin 2026, à l'âge de
74 ans. Né au Texas, il était le fondateur de ce groupe disco des années 1970et le co-auteur de ses
plus grands succès. Notamment, le tube planétaire Y.M.C.A. (Young Men's Christian Association), sorti en 1978. Composée avec l'aide de deux producteurs français, Jacques Morali
et Henri Belolo, cette chanson était à
l'origine l'hymne de la communauté homosexuelle masculine américaine. Elle avait connu une seconde vie, en 2024, lors de l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Lors de sa campagne, ce dernier s'était montré à plusieurs reprises sur scène aux côtés des Village People.
Les Villages People se sont rendus célèbres grâce à leurs costumes américains stéréotypés : cow-boy, indien, militaire, ouvrier, policier, homme habillé de cuir. Le nom du groupe est une référence au surnom de Greenwich Village, quartier new-yorkais comptant une grande communauté gay et où a été fondé le groupe. En dehors de YMCA, le groupe a enchaîné de nombreux tubes, durant la période disco des années 1980 : Can't Stop The Music, Go West, Macho Man, San Francisco et In The Navy. Pour ce titre, les Village People ont reçu le soutien de la marine américaine. Lors du tournage du clip de la chanson, l'US Navy a mis un destroyer et des centaines de Marines à sa disposition. La campagne de protestation d'utilisation de fonds publics à des fins privées n'a fait que renforcer le succès de ce hit. Victor Willis a composé des chansons pour le trio américain The Richie Family - également créé par les français Jacques Morali
et Henri Belolo - et pour le chanteur Patrick Juvet (I Love America, Lady Night, Swiss Kiss).
Le
26 juin 1918 est une date de la Première guerre mondiale
particulièrement honorée par le corps des Marines
américains. Ce jour-là, dans le bois Belleau (Aisne), au
Nord-Est de Paris, une unité composée du 23rd Infantry Regiment et
de la 4th Marine Brigade met fin à près d'un mois de durs combats,
suite à la contre-offensive allemande, dans la région de
Château-Thierry. Les soldats du corps expéditionnaire américain
font 800 prisonniers, s'emparent de 35 mitrailleuses et de leurs
réserves de munitions et reprennent le village proche de Bouresches.
"En raison de la brillante conduite de la 4e brigade des Marines de la 2e division d'infanterie des Etats-Unis, qui a enlevé de haute lutte Bouresches et le point d'appui du bois Belleau, défendu avec acharnement par un adversaire nombreux", déclare alors le général Degoutte, commandant la 6e armée française, "il est décidé que dans toutes les pièces officielles, le bois Belleau portera le nom de bois de la brigade des Marines."
Jusqu'à la Seconde guerre mondiale (1939-1945), la bataille du bois Belleau fut celle où le corps des Marinesperdit le plus grand nombre d'hommes, depuis sa création en 1775, durant la guerre d'Indépendance américaine. C'est pourquoi, elle est considérée comme le premier engagement majeur, et donc fondateur, de cette unité d'élite. Le cimetière américain du bois Belleau abrite plus de 2 000 sépultures et sa chapelle accueille les noms d'un millier de soldats dont les corps n'ont jamais été retrouvés ou
identifiés.
En 1942, durant la guerre du Pacifique, en souvenir de cette bataille, un porte-avions américain prend le nom de "USS Belleau Wood" (photo ci-dessus). Passé sous pavillon français, en 1950, le navire conserve le nom de "Bois Belleau". Enfin, de 1978 à 2005, un porte-hélicoptères de la flotte américaine du Pacifique a porté ce nom, commémorant ainsi un moment crucial de l'histoire combattante des Etats-Unis.
C'est dans un petit village de la Sarthe d'à peine 300 habitants, Vancé, au sud-est du Mans, que se déroule, les 26 et 27 juin 2026, la 2e édition cet unique festival français de musique Americana. Il a été lancé en 2024, par Michel Pampelune, créateur du label discographique Fargo. Son but est de faire découvrir les nouveaux talents, venus des Etats-Unis et du Canada, de ce genre musical entre blues, country, folk et rock. Parmi eux, la folkeuse californienne Alela Diane, le groupe blues-rock bostonien GA-20, le Louisianais Dylan LeBlanc, la chanteuse new-yorkaise Jesse Sykes et le bluesman Luke Winslow King.
La singularité de ce festival, c'est de se dérouler, à la fois, dans une ancienne
scierie couverte et dans un château Renaissance. L'autre particularité, c'est de se limiter à 1 500 festivaliers. Au-delà de la musique, les passionnés d'Amérique trouveront sur place un marché "Americana" (disques, vêtements vintage, tatouages).