lundi 23 février 2026

Quand la France entretenait des relations diplomatiques avec les Amérindiens au 18e siècle

 

 

Jusqu'au 3 mai 2026, le Château de Versailles et le Musée du Quai Branly à Paris proposent une exposition consacrée à la visite, en 1725, à la cour du Roi Louis XV de quatre chefs amérindiens et la fille d’un chef de la vallée du Mississippi. Une occasion rare de découvrir l’histoire et la vie des nations amérindiennes au 18e siècle. L'occasion de découvrir un pan de l'histoire méconnue des relations entre la France et la Nouvelle France en Amérique au 18e siècle. En effet, dès les 16e et 17e siècles, la France a noué des relations avec certaines tribus indiennes. Des documents et cartes qui l'attestent sont exposés au public, de même que des objets, telle une coiffe de plumes, probablement la plus ancienne conservée au monde. L'occasion également de découvrir les modes de vie, les coutumes et les légendes à portée philosophique des nations indiennes au 18e siècle.

L'exposition retrace également les étapes de la visite des chefs amérindiens en France, à Paris, Versailles et Fontainebleau. Ces derniers rencontrent les directeurs de la Compagnie des lndes - qui ont organisé leur voyage - ainsi que les princes et princesses du royaume. L'exposition s'attarde sur I'audience donnée par le Roi Louis XV à ces chefs, le 25 novembre 1725 à Fontainebleau. A cette occasion, les chefs amérindiens sont conviés à participer à la chasse au côté du souverain, à pied et munis de leurs arcs.

Herve CIRET 

Exposition "1725. Des Alliés à la cour du Roi Louis XV" jusqu'au 3 mai 2026

samedi 21 février 2026

La Pointe du Hoc enfin restaurée par les Américains

 

Ce site emblématique du D. Day en Normandie symbolise l'héroïsme des soldats américains ayant débarqué le 6 juin 1944. Les 255 hommes du 2e bataillon de Rangers avaient escaladé la Pointe du Hoc, haute de 30 mètres, afin  de mettre hors d'état les batteries allemandes qui s'y trouvaient. En effet, elles menaçaient le Débarquement allié, car situées entre les plages d'Utah ( à l'Ouest) et d'Omaha Beach (à l'Est).

Située sur la commune de Cricqueville-en-Bessin (Calvados), l'éperon rocheux de la Pointe du Hoc était autrefois rattaché à la falaise. Mais, sous l'effet de l'érosion, celle-ci s'est en partie effondrée dans la mer. Bien que décidés en 2018, les travaux de réaménagement de ce site historique, géré par l'American Battle Monuments Commision (ABMC), ne vont être engagés qu'en 2026, pour un coût de 10 millions d'euros. L'actuel bâtiment-musée va être agrandi pour accueillir de nouvelles expositions, de même que le parking actuel, et le cheminement piéton jusqu'à la Pointe du Hoc va être entièrement revu. Un chantier qui durera 18 mois et ne sera terminé qu'en 2027. En 2010, 5 millions d'euros avaient déjà déboursés par les Américains pour limiter les effets de l'érosion.

Herve CIRET

mercredi 18 février 2026

L'acteur Robert Duvall a accompli sa dernière chevauchée

 

 

L'acteur américain Robert Duvall est mort, le 15 février 2026, à 95 ans, dans son ranch de Middleburg en Virginie. Son épouse salue "un artiste passionné et profondément attaché à la vérité de ses personnages". Au-delà des grands films hollywoodiens, dans lesquels il a joué, ce sont les westerns qui avaient sa préférence. D'ailleurs, le rôle qui lui tenait le plus à cœur était celui de l'ancien Texas Ranger Augustus McCrae, dans la mini-série télévisée "Lonesome Dove" (1989), adaptée du roman éponyme de l'écrivain américain Larry McMurtry. "C’est mon Hamlet, car les Anglais ont Shakespeare, les Français ont Molière, les Argentins ont Borges, mais le western est à nous", affirmait Robert Duvall, voyant dans le western un héritage profondément américain.


Robert Duvall se fait remarquer du grand public, en 1968, dans Bullitt , au côté de Steve McQueen, puis, l'année suivante, dans le western Cent dollars pour un shérif (1969), face à John Wayne. Sa carrière explose dans les années 1970, avec MASH de Robert Altman, THX 1138 de George Lucas, les westerns Joe Kidd avec Clint Eastwood et La Légende de Jesse James avec Cliff Robertson. Puis, l'acteur est à l'affiche de Conversation secrète de Francis Ford Coppola, au côté de Gene Hackman, et de Network : Main basse sur la télévision, face à William Holden.

La carrière de l'acteur prend une dimension internationale, lors qu'il donne la réplique à Marlon Brando, Al Pacino et Robert De Niro, dans les deux volets du "Parrain" de Francis Ford Coppola. Mais, c'est sa réplique dans le film Apocalypse Now (1979), sur la guerre du Vietnam - où Robert Duvall interprète un lieutenant-colonel de l'armée américaine - qui restera l'une des plus célèbres du cinéma américain : "J’adore l’odeur du napalm au petit matin". L'acteur se voit décerner l’Oscar du meilleur acteur pour Tender Mercies (1983), dans lequel il incarne un ancien chanteur de country alcoolique. 

 

Dans les années 1990, Robert Duvall est aux côtés de nombreuses stars hollywoodiennes, dans Le Meilleur avec Robert Redford, Jours de tonnerre face à Tom CruiseChute libre au côté de Michael Douglas, Phénomène (1996) avec John Travolta. Dans les années 2000, l'acteur partage l’affiche avec des acteurs de la nouvelle génération : 60 secondes chrono avec Nicolas Cage et le western Open Range de et avec Kevin Costner. Le Haut du panier (2022), se déroulant dans le milieu du basket-ball et sorti sur Netflix, est sa dernière apparition à l’écran.


Herve CIRET


mardi 17 février 2026

Figure emblématique des droits civiques aux USA, le révérend Jackson est mort

 

L'une des figures emblématiques de la lutte pour les droits civiques des Afro-américains aux États-Unis, le pasteur Jesse Jackson, s'est éteint paisiblement, le 17 février 2026, des suites de la maladie de Parkinson, à l'âge de 84 ans. Ancien compagnon de route du leader noir Martin Luther King, il a contribué à l'arrivée à la Maison Blanche du premier président noir des États-Unis, Barack Obama.


Le président américain Donald Trump lui a rendu hommage en déclarant que "c'était quelqu'un de bien, avec beaucoup de personnalité, de détermination, qui avait l'intelligence de la rue, qui aimait vraiment les gens", affirmant l'avoir bien connu avant même que celui-ci ne se présente à l’élection présidentielle américaine dans les années 1980. Ensuite, le révérend Jackson  s'est imposé comme médiateur et envoyé spécial dans plusieurs conflits internationaux majeurs. En 1983, en Syrie pour négocier avec succès la libération d'un pilote captif de l'US Navy. En 1990, en Irak, pour demander à Saddam Hussein la libération de dizaines d'otages américains.


Herve CIRET

lundi 16 février 2026

Une aventure humaine dans la France américaine du 18e siècle

 

A l'image de Patrick Prugne qui évoque, dans ses magnifiques albums d'aquarelles, la présence française en Amérique au 17e siècle, Bernard Vrancken et Stephen Desberg nous racontent, dans "Nouvelle France" (Daniel Maghen éditions), les péripéties d'un éclaireur de Fort Duquesne, dans la vallée du fleuve Ohio, en 1754. Assistant à une négociation entre soldats français et britanniques, Pierre de l’Archange voit celle-ci tourner au drame, quand l'escorte tricolore est massacrée par les Anglais et leurs alliés Iroquois. L'éclaireur, indien d’adoption, parvient à s’enfuir, en traversant des territoires sauvages à la recherche de son fils métis. 

 

Réalisé en couleurs directes, mêlant encre de Chine, encres de couleurs et gouache, cet album aux illustrations crépusculaires nous transporte dans les arpents enneigés de ce qu'on appelait alors la "Nouvelle France". A l’occasion de la sortie de cette bande dessinée, la Galerie Daniel Maghen, à Paris, consacre une exposition à son dessinateur le Belge Bernard Vrancken, du 18 février au 14 mars 2026. Celle-ci est l’occasion d'en admirer les plus belles planches, ainsi que des illustrations inédites, réalisées spécialement pour l’occasion. Le vernissage a lieu, le jeudi 19 février 2026, à partir de 19h, à la galerie Daniel Maghen, 36 rue du Louvre, à Paris, en présence de Bernard Vrancken.

"Nouvelle France" de Bernard Vrancken et Stephen Desberg (Daniel Maghen éditions)

Herve CIRET

dimanche 15 février 2026

En 1804, les USA entraient en guerre pour la première fois de leur histoire



C'est un épisode peu connu de la guerre contre les pirates barbaresques (1801-1805), au large de l'actuelle Libye. Il s'est déroulé, lors du premier conflit engagé par les Etats-Unis, après leur indépendance en 1776. Le 16 février 1804, le navire américain "USS Intrepid", commandé par le lieutenant Stephen Decatur, avec 60 hommes à son bord, pénètre de nuit dans le port de Tripoli (Libye). Sans tirer un seul coup feu, il neutralise l’équipage pirate ayant capturé le navire américain "USS Philadelphia", puis incendie ce dernier (illustration ci-contre), avant de regagner le large à bord de l'"USS Intrepid", sans être inquiété. Un haut fait d'arme qui a valu au lieutenant  Stephen Decatur d'être considéré comme l’une des gloires de l’US Navy.


Stephen Decatur
Un an auparavant, l'"USS Philadelphia" a participé au blocus du port de Tripoli, ordonné par les Américains, en représailles aux attaques de leurs navires et du rançonnage de leurs équipages, par les pirates de la Régence Libyenne. Car, le Président des Etats-Unis, Thomas Jefferson, a refusé de leur payer un tribut. 

Mais, s'étant échoué sur des récifs, l'"USS Philadelphia" a été capturé et intégré à la flotte barbaresque. D'où l'opération lancée par le lieutenant Decatur, afin de ne pas  laisser un navire américain aux mains des pirates. Après la signature d'un traité, en 1805, avec les Tripolitains, les Etats-Unis sont exemptés de leur payer un tribut. A partir de cette date, une escadre américaine mouille en permanence en Méditerranée. Mais, une seconde guerre contre les pirates barbaresques éclatant en 1815, une expédition navale est de nouveau conduite par Stephen Decatur, cette fois-ci, contre le Dey d’Alger. 

A noter que trois autres navires de l'US Navy porteront, par la suite, le nom de l'"USS Intrepid". Le dernier d'entre eux étant le porte-avions mis en service en 1943, opérationnel lors de la guerre du Pacifique et celle du Vietnam, avant d'être utilisé pour récupérer les navettes spatiales des programmes Gemini et Mercury de la NASA. Désarmé en 1974, il est  devenu un navire-musée amarré au quai 86, dans le port de New-York.
 
Herve CIRET

vendredi 13 février 2026

Il y a 248 ans, la France reconnaissait le drapeau américain


C'est un noble breton, Luc Urbain du Bouëxic, comte de Guichen, qui fut le premier à reconnaître le drapeau américain, le 14 février 1778, dans le port de Quiberon (Morbihan).  

L'officier de marine français, qui s'est distingué, précédemment, durant la guerre de sept ans, en Nouvelle-France, contre les Anglais, donne l'ordre d'envoyer une salve de coups de canon, pour saluer, au nom de la France, le premier vaisseau américain, l'"USS-Ranger" [peinture d'Edward Moran (1829-1901)

Commandé par le capitaine John Paul Jones, de la Continental Navy, ce sloop de guerre arbore le "Stars and Stripes", orné de seulement 13 étoiles, représentant les 13 Etats américains de l'époque. Il s'agit de la première reconnaissance de la jeune république américaine par un état étranger, moins de deux ans après sa déclaration d'indépendance. Six jours auparavant, la France et les États-Unis ont signé un traité d'alliance et un traité d'amitié et de commerce.
 

John Paul Jones
Luc Urbain du Bouëxic
 A bord du "USS-Ranger", le capitaine américain John Paul Jones vient, en baie de Quiberon, prendre livraison des navires que la France cède à ses nouveaux alliés. C'est en arrivant en vue de la flotte française que le capitaine américain, comme c’est l’usage, salue d'une salve d'honneur le pavillon du Roi de France. En réponse, le navire "Le Robuste", commandé par le breton Luc Urbain du Bouëxic, salue, à son tour, la bannière étoilée. Un mois plus tard, le 20 mars 1778, la France reconnaissait officiellement les États-Unis. 

Ce n'est donc pas le fait du hasard si le Gwenn ha Du (Blanc et Noir), le drapeau breton imaginé, dans les années 1920, par l'architecte Morvan Marchal, a de sérieuses similitudes avec le Stars and Stripes américain. Les étoiles y ont été remplacées par des hermines. Quant aux bandes rouges et blanches représentant les 13 états fondateurs des Etats-Unis, elles ont laissé la place à 9 bandes blanches et noires, couleurs traditionnelles de la Bretagne. Les 4 blanches symbolisant les régions bretonnantes de l'Ouest, et les 5 noires, le pays gallo, à l'Est.
Herve CIRET
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jeudi 12 février 2026

James Van Der Beek, acteur de la série TV "Dawson", meurt à 48 ans

 

L'acteur principal de la série américaine "Dawson" (1998-2003) est décédé, à Austin (Texas), le  11 février 2026, des suites d'un cancer colorectal, à l'âge de 48 ans. Il avait également joué dans le western "Texas Rangers : La Revanche des Justiciers" (2001) de Steve Miner, dans lequel il interprète un membre d'une famille entièrement décimée, au lendemain de la guerre de Sécession, et prêt à se venger des assassins, en s'enrôlant dans les Texas Rangers. 

Fils d'un ancien joueur de base-ball des Dodgers de Los Angeles, James Van Der Beek, est révélé au public, à 20 ans, avec la série télévisée "Dawson", dans laquelle il incarne un adolescent idéaliste et romantique. L'année suivante, au cinéma, il tient le rôle d'un quaterback, joueur de football américain, star de son lycée, dans "American Boys". Dans les années 2000, il apparaît dans des comédies, puis se fait remarquer par un passage furtif, dans la parodie de films d'horreur,"Scary Movie". En 2002, James Van Der Beek joue à contre-emploi de son rôle d'adolescent sage, en interprétant un tombeur-dealer, dans le thriller psychologique "Les Lois de l'attraction", qui deviendra un film culte.

Dans les années qui suivent, James Van Der Beek connaît un passage à vide. La série "Dawson" étant arrêtée après 6 saisons, l'acteur enchaîne des films de série B, avant de faire son retour à la télévision, en 2007, dans le rôle d'un criminel souffrant de troubles de l'identité, dans deux épisodes de la série "Esprits Criminels". L'année suivante, toujours à la télévision, James Van Der Beek incarne une ancienne star de la pop, dans la célèbre série "How I Met My Mother".

 

En 2009, James Van Der Beek s'aventure dans le thriller politique - qui ne lui permet pas de renouer avec le succès - avant de revenir à la TV, dans la série médicale "Mercy Hospital". Mais, faute d'audience, celle-ci ne dépassera pas la première saison. En 2010, on retrouve l'acteur au côté d'Antonio Banderas, dans le polar "The Big Bang", puis au côté de Kate Winslet, dans le mélodrame "Last Days of Summer" (2013), succès au box-office. Retour à la télévision en 2015, avec la série policière "Les Experts : Cyber", au côté de Patricia Arquette. En 2019, l'acteur fait partie des candidats de la 28e saison de "Dancing with the Stars". Au début  de l'année 2025, James Van Der Beek jouait dans la comédie romantique "Closer" (Sidelined the QB and Me), diffusée sur Amazon Prime Video.

 

Marié, puis divorcé d'avec l'actrice Heather McCombJames Van Der Beek s'est remarié, en 2010, avec la productrice Kimberly Brook, avec laquelle il a eu six enfants.

Herve CIRET

lundi 9 février 2026

60e Super Bowl : New England Patriots vs Seattle Seahawks

 

 

La 60e édition du Super Bowl (finale du championnat de football américain) s'est déroulé, dans la nuit du dimanche 8 au 9 février 2026, au Levi's Stadium de Santa Clara (Californie). Il a vu la victoire des Seahawks de Seattle face aux Patriots de New England, par 29 à 13. Constituant la finale de la saison 2025 de la National Football League (NFL), il oppose traditionnellement les champions de l'American Football Conference (AFC) et ceux de la National Football Conference (NFC).

C'était le 3e Super Bowl joué dans la baie de San Francisco et le 2e au Levi's Stadium. Le premier s'étant déroulé 10 ans plus tôt. Les vainqueurs de 2025 étaient les Eagles dePhiladelphie, face aux City Chiefs du Kansas.

Herve CIRET

Résumé du match (20'26") 


vendredi 6 février 2026

Décès du bassiste du groupe punk rock "Télévision"


Fred Smith, mort le 5 février 2026, à l'âge de 77 ans, a fait partie des premiers membres du groupe New Wave "Blondie" de la chanteuse américaine Debbie Harry, au début des années 1970. Encouragé par la chanteuse Patti Smith, le bassiste quitte le groupe en 1975 pour remplacer Richard Hell, qui a quitté le groupe punk rock new-yorkais "Television", qui était alors son groupe préféré. Le musicien restera dans le groupe jusqu'à sa séparation en 1978. Il participe notamment à ses premiers albums "Marquee Moon" (1977) et "Adventure" (1978), rejoignant même ses membres lors de sa reformation en 1992. Fred Smith a également participé aux albums solo des guitaristes de Television, Tom Verlaine et Richard Lloyd. A la fin des années 1980, le bassiste tourne avec le groupe de garage rock américain "The Fleshtones".


En 1999, avec son épouse, l'artiste Paula Cereghino, Fred Smith se met à produire du vin de cépage Mourvèdre, dans son appartement new-yorkais. Au début des années 2000, sa production se fait à Bloomington (État de New York), avant d'y créer son domaine viticole. Le musicien-vigneron est décédé des suites d'une longue maladie.

Herve CIRET