mardi 3 novembre 2026

Route du Rhum 2026 : l'unique skippeuse américaine aborde les Açores

 

 

A l'issue de son troisième jour de mer, la skippeuse américaine Francesca Clapcich, à bord de son monocoque "11th Hour Racing", occupe la septième place, sur les 22 voiliers de la catégorie IMOCA (18 mètres). Elle fait actuellement route vers le sud-ouest, à moins de 1 000 km de l'archipel portugais des Açores. Après un début de course rapide, avec des vitesses autour de 50 km/h, son voilier progresse à 30 km/h, du fait d'une baisse de vent. Malgré un bon rythme de course, Francesca Clapcich accuse un retard de 124 km sur le leader de sa catégorie, Corentin Horeau sur "MACSF", mais se trouve à seulement 5 km de Sam Goodchild sur "Macif Santé Prévoyance", le bateau qui la précède en 6e position. Derrière elle, Maxime Sorel, sur "Vaincre la Mucoviscidose", navigue à environ 70 km de distance. "Le vent faiblit et c'est une situation préoccupante", constate Francesca Clapcich. "Je suis la plus au sud parmi les bateaux de tête et certaines prévisions météo indiquent une zone sans vent plus étendue, précisément là où je me trouve. J'ai effectué quelques empannages pour me décaler vers le nord, mais le gain est modeste. Cependant, je pense que je vais m’en tenir à mon plan initial et maintenir mon cap", explique la skippeuse américaine dans sa dernière vacation radio.

 

 

Dans les heures à venir, l’élément déterminant va être le positionnement du voilier de la skippeuse américaine, celui-ci étant le plus au Sud des des huit bateaux de classe IMOCA. Or, Francesca Clapcich se trouve dans la zone la plus large où le vent est faible, en amont d’un front stationnaire, situé à l’ouest des Açores, à 80 km devant elle. "Pour être franche, je suis prête à faire avec ce qui se présente et, pour l’instant, je parviens à gérer la situation", avoue la skippeuse. Si, en restant plus au sud, la zone de vent faible s’avère un peu moins étendue, alors c’est forcément un avantage. On verra bien." Les voiliers de catégorie IMOCA vont bientôt entrer dans une zone de vent de secteur nord, en bordure d’un anticyclone centré sur l’ouest des Açores. Or, les modèles météorologiques divergent, quant à la stratégie à adopter : cap au sud en suivant la route directe (orthodromie) ou bien poursuivre vers l’ouest. "Je suis ravie de relever les défis qui se présentent, avec le slogan Croire, appartenir, réussir, affiché sur mes voiles", a conclu Francesca Clapcich.

 

Herve CIRET 

Suivre la course de Francesca Clapcich sur "11th Hour Racing"
 

lundi 26 octobre 2026

Châteauguay, une victoire canadienne sur les Américains


 
Dans le climat économique actuel très tendu entre les Etats-Unis et le Canada, il est intéressant de revenir sur les relations des deux pays, au 19e siècle. La bataille de la Châteauguay, qui oppose Canadiens et Américains, le 26 octobre 1813, à 50 km de Montréal, sur les hauteurs du fleuve Saint-Laurent, est peu connue du public français. Pourtant, elle est considérée comme l'un des hauts faits d'armes de l'Histoire canadienne. Elle a pour cadre un conflit également mal connu, la seconde guerre d'indépendance (1812-1815), qui opposa l’Empire britannique aux États-Unis. 

Profitant du fait que les Anglais sont mobilisés en Europe par les guerres contre l'empereur Napoléon Ier, les Américains leur déclarent la guerre, le 18 juin 1812, afin d'envahir les territoires canadiens, peuplés depuis 40 ans, d'anglophones entretenant avec eux des relations culturelles et commerciales. Leur but : prendre la ville de Montréal, afin d'asphyxier l'approvisionnement du reste du Canada.
 
 
Commandées, non par un anglophone, mais par un Québécois, le lieutenant-colonel Charles-Michel de Salaberry, les troupes canadiennes, composées de 1 800 miliciens et volontaires francophones et de 180 Indiens Mohawks et Hurons, affrontent une force de 3 000 hommes, commandée par le brigadier-général américain, Wade Hampton. Mais, pour faire illusion, car ses troupes sont en sous-nombre, le chef des troupes canadiennes demande aux Amérindiens de faire diversion, en criant et en courant dans les bois alentours et fait sonner le clairon, comme pour annoncer l'arrivée de renforts. Le coup de bluff produit son résultat. Les Américains, croyant leurs adversaires aussi nombreux qu'eux, se retirent du champ de bataille, avant de regagner les Etats-Unis, trois jours plus tard.  

Ironie de l'Histoire, le lieu de la bataille de la Châteauguay, aujourd'hui localisé sur le village de Howick (650 habitants sur moins d'1 km2), à la confluence de la rivière Chateauguay et de celle des Anglais, est devenu Québécois. Donc, ni américain, ni britannique, mais francophone, comme un hommage rendu à ceux qui ont défendu ce bout de territoire canadien.
 
Herve CIRET
 
 

dimanche 25 octobre 2026

Une skippeuse américaine dans la Route du Rhum 2026

 

D'origine italienne, mais citoyenne américaine, Francesca Clapcich, 38 ans, vit à Park City (Utah) et sera à la barre du "11th Hour Racing", pour la 13e édition de la course transatlantique à la voile, la Route du Rhum, qui reliera Saint-Malo à Pointe-à-Pître, en Guadeloupe, à partir du 1er novembre 2026.  Après avoir servi 9 ans dans l'armée de l'air italienne, en tant qu'athlète d'élite, Francesca Clapcich a participé à deux Jeux Olympiques à la voile (2012 et 2016), dans la classe Laser. En 2021, elle est au départ de la Solitaire du Figaro, avant d'être la première navigatrice à remporter une victoire dans "The Ocean Race" (2022-2023), une course océanique autour du monde. En 2025, après une 4e place décrochée dans "The Ocean Race Europe", Francesca Clapcich s'est classée seconde, dans la catégorie IMOCA (monocoque de 18 mètres), en duo avec le britannique Will Harris, dans la course transatlantique "Café-L'Or", en 12 jours, 1 heure et 32 minutes. 

Enfin, en 2026, lors de la "1000 Race", sa première course en solitaire en IMOCA, la skippeuse américaine a terminé à la 5ème place. De même que, lors de sa participation à la course océanique "Vendée Arctique". En revanche, la navigatrice a décroché la 2e place du podium, dans "The Ocean Race Atlantic".  "La navigation à la voile a transformé ma vie : voyages, aventures, amitiés durables et une compréhension profonde de mes propres limites", témoigne Francesca Clapcich. "Je souhaite partager cette passion et offrir à chacun une communauté accueillante et sécurisante".  Si cette 13e édition constitue sa première "Route du Rhum", ce ne sera pas sa dernière course au large en solo. En 2028, Francesca Clapcich vise le prochain Vendée Globe, la mythique course en solitaire sans escale autour du monde. 

Herve CIRET

"La Route du Rhum-Destination Guadeloupe" : ouverture du village de la course, le 20 octobre 2026. Départ, le 1er novembre.

 

A lire également, les interviews des 2 seuls skippers américains de la précédente édition de la Route du Rhum :  Alex Mehran et Greg Leonard.

samedi 24 octobre 2026

L'origine "américaine" de la Route du Rhum

 

 

"On dépense un fric fou pour un concours culinaire qui s'appelle "la poële d'or. Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour mieux promouvoir le rhum ?", questionne Bernard Haas, secrétaire général du syndicat des producteurs de sucre et de rhum des Antilles, s'adressant à Florent de Kersauson. Le frère cadet du célèbre navigateur lui répond du tac au tac, "pourquoi pas une course à la voile vers les Antilles, en automne ?". L'idée de la "Route du Rhum" est née ! C'est sur les bancs de la prestigieuse université de Cornell, dans l'Etat de New-York, que Bernard Haas a fait la connaissance du breton Florent de Kersauson. Une amitié américaine qui va s'avérer déterminante pour l'histoire des courses au large. Au milieu des années 1970, le rhum, eau-de-vie élaborée à partir de la canne à sucre, subit une importante baisse de consommation en France. Pour relancer les ventes, Bernard Haas est à la cherche d'une stratégie marketing plus originale que les campagnes publicitaires traditionnelles. C'est lors d'un repas à Paris, en compagnie de son ancien camarade d'études américaines, que ce dernier lui souffle l'idée d'une course à la voile, dont le nom inclurait le nom de la célèbre eau-de-vie et dont le parcours serait calqué sur celui de l'explorateur Christophe Colomb.

Dans un premier temps, Haas et Kersauson contactent le célèbre skipper Éric Tabarly et Gérard Petipas de la société Pen Duick. Le projet est finalement confié au publicitaire et sponsor de courses à la voile,  Michel Etevenon, collaborateur de Bruno Coquatrix à l'Olympia et frère de l'actrice Micheline Dax, qui a déposé le nom de la course. Si c'est Florent de Kersauson qui apporte à la "Route du Rhum" son concept de transatlantique en solitaire, sans limitation de taille de bateau, c'est le publicitaire qui détermine les points de départ et d'arrivée : Saint-Malo, en Bretagne, et Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Trois ans après le fameux repas entre Bernard Haas et Florent de Kersauson, le premier départ de la "Route du Rhum" est donné, le 5 novembre 1978. C'est le canadien Mike Birch qui remporte la course, en arrivant en Guadeloupe, 23 jours plus tard, avec seulement 1' 38" d'avance sur le français Michel Malinovsky, à 400 mètres seulement de la ligne d'arrivée. Pour sa première édition, la course transatlantique connaît un drame, la disparition du skipper Alain Colas, sur son trimaran Manureva. Sur les 38 concurrents, 14 ont dû abandonner ou ont fini hors du temps imparti.

Herve CIRET

jeudi 22 octobre 2026

Un pilote américain favori d'un rallye national en Auvergne

 

Conner Martell est annoncé comme le favori du 55e Rallye automobile des Monts Dôme, qui se déroule, le 24 octobre 2026, sur 282,9 km autour de Thiers (Puy-de-Dôme). Natif de l'Etat du Vermont (Etats-Unis), ce pilote de 29 ans s'est d'abord illustré en rallye-cross, avant de basculer vers le rallye traditionnel. Champion de l'Americas Rallycross en 2018, Conner Martell a commencé à participer à des compétitions en France, à partir de 2025, avec le Rallye Terre de Vaucluse. En 2026, il dispute la saison du championnat de France des Rallye Terre, à bord d'une Skoda Fabia RS Rallye 2, exploitée par l'équipe française 2C Compétition. C'est avec cette voiture, au moteur d'1,6 L et d'une puissance de 290 chevaux, que Conner Martell s'est imposé aux Etats-Unis, dans le cadre du championnat du monde de la spécialité, avant de la piloter sur les routes françaises. La particularité de son véhicule est sa polyvalence, sur terre, comme sur asphalte.

Skoda Fabia RS Rallye 2 de Conner Martell

Lors des rallyes auxquels il a participé en France, Conner Martell a pu observer d'importantes différences, par rapport à son expérience américaine. A commencer par la nature des pistes. Celles-ci sont plus larges aux Etats-Unis et possèdent un revêtement plus constant qu'en France, où les surfaces de routes peuvent alterner entre terre, portions boueuses et asphalte. De plus, les pilotes américains disposent de plus de temps qu'en France pour effectuer la reconnaissance du parcours qui se fait en un seul passage, avec analyse des vidéos embarquées. Or, dans l'hexagone, celle-ci se fait en deux passages s'enchaînant de manière beaucoup plus intense. Cela a demandé à Conner Martell de devoir s'adapter à une prise de notes succincte et rapide. Enfin, l'un des chocs culturels les plus positifs pour le pilote américain est l'engouement du public français pour ce type de course automobile. En effet, Conner Martell s'est dit impressionné par le nombre de spectateurs massés au bords des routes et par la ferveur que ces rallyes suscitent en France.
Herve CIRET 
 
55e Rallye des Monts Dôme, le 24 octobre 2026. Départ et arrivée avenue du Progrès, au Pré de la Foire, à Thiers (Puy-de-Dôme) 
 

mercredi 21 octobre 2026

L'expérience américaine de la navigatrice Alexia Barrier

 

Première femme à prendre le départ de la Route du Rhum dans la catégorie des Ultim (trimarans géants de 32 m), cette skippeuse française a fait ses classes, aux côtés de deux navigateurs américains de renom : Peter Holmberg et Dennis Conner. Pourtant, à 12 ans, sa passion, c'était le basket. Elle se voyait déjà jouer en NBA, la ligue américaine de ce sport. Mais son 1,58 m lui a enlevé tout espoir de réussir à percer dans cette discipline. C'est en regardant le départ du Vendée Globe à la télé qu'elle se dit qu'elle deviendra skipper et participera à cette course au large. Ce qui sera le cas... 28 ans plus tard.

 

Dans la première partie de sa carrière, au début des années 2000, c'est avec Peter Holmberg, médaillé olympique et vainqueur de la Coupe de l'America, qu'Alexia Barrier a travaillé comme navigatrice professionnelle, dans le circuit du yachting international. Connu pour son exigence, le skipper américain a appris à la française la rigueur anglo-saxonne, dans la tactique de course et la gestion des équipages. Sa confrontation au "style" Holmberg, maître incontesté du Match Racing (duel sur l'eau entre deux voiliers), a fait d'elle une régatière de niveau mondial dans cette discipline si exigeante.

 
Alexia Barrier a surtout partagé le pont avec Dennis Conner, dans les circuits internationaux de Match Racing et des voiliers de tradition (6mJI). Figure mythique de la régate tactique et quadruple vainqueur de la Coupe de l'America, Dennis Conner a permis à la navigatrice française d'acquérir une rigueur et une culture de l'organisation. Elle a ainsi pu consolider ses compétences, en matière de précision technique et de management de projet. "Durant un an, j'ai eu la chance de naviguer comme équipière avec Dennis Conner, sur son bateau classique et cela a été une très bonne expérience pour moi, j'ai beaucoup appris à ses côtés".Navigatrice éclectique, Alexia Barrier a multiplié les expériences pour parfaire sa technique en touchant à tous les types de voiliers (monocoques, multicoques, classiques), avant de se consacrer pleinement à la course au large en solitaire.

Alexia Barrier, lors de la Route du Rhum 202

En 20 ans, Alexia Barrier a parcouru plus de 200 000 milles nautiques (370 400 km) et traversé 18 fois l'Atlantique, dont 5 en solitaire. En 2020-2021, elle a terminé 24e du Vendée Globe. En 2025, elle est devenue la femme la plus rapide sur l'eau, avec le record du tour du monde à la voile en équipage 100% féminin, "The Famous Project". Pour la 13e édition de la "Route du Rhum", Alexia Barrier est la seule femme, parmi les 8 concurrents engagés en  classe "Ultim". Elle barrera le maxi-trimaran IDEC SPORT-CIC, qui a remporté, à trois reprises, cette transatlantique en solitaire entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre.

Herve CIRET

"La Route du Rhum-Destination Guadeloupe" : ouverture du village de la course, depuis le 20 octobre 2026. Départ, le 1er novembre 2026. 

A lire également, le portrait de la skippeuse américaine Francesca Clapcich 

mardi 20 octobre 2026

NFL Paris Game : le football américain veut séduire la France

 


La National Football League (NFL) - l'organe officiel des compétitions de football américain - met Paris aux couleurs de ce sport pratiqué par 5 à 6 millions de personnes aux Etats-Unis. Avant le match opposant les Saints de la Nouvelle-Orleans aux Steelers de Pittsburg, le 25 octobre 2026, au Stade de France - le premier d'une saison de la ligue organisé en France - de nombreuses animations étaient prévues dans la capitale, dans le cadre de ces "NFL Paris Game". Ainsi, dès ce mercredi 21 octobre, au jardin des Tuileries, sont proposées des initiations au football américain. Le lendemain, ce sera au tour du Flag football, une version plus douce de ce sport, discipline olympique aux prochains J.O. de 2028, à Los Angeles. Depuis le 19 octobre, une boutique éphémère (NFL Shop) de 1 100 m2 a ouvert ses portes, à la galerie Joseph, rue Saint-Merri (Paris 4e). Les fans y trouveront casquettes, T-shirt de match, accessoires divers aux couleurs des deux équipes qui s'affronteront dimanche. Les 23 et 24 octobre, une "NFL House" - lieu de divertissement (jeux vidéos) et de rencontre avec des personnalités de la ligue américaine - sera accessible au public, rue Cambon (Paris 1er).

L'essentiel des "NFL Paris Game" se déroule ce week-end des 24 et 25 octobre. Notamment, samedi le lancer de ballon au-dessus de la Seine, depuis le Petit Pont-Cardinal Lustiger (Paris 4e). L'équivalent d'une longue passe de quarterback, le joueur central d'attaque. Egalement des initiations au Flag football, aux Champ-de-Mars, au pied de la Tour Eiffel (Paris 7e). Mais, l'évènement majeur était bien sûr, dimanche 25 octobre, à 14h30, au Stade de France, le match opposant les New Orleans Saints aux Pittsburg Steelers. Trois heures de jeu intenses, seulement entrecoupées par un concert du chanteur nigérien Burna Boy. Ce sont les Pennsylvanniens qui l'ont emporté 16 à 10, devant les Louisiannais.

Aujourd'hui en France, plus de 33 000 personnes dans 250 clubs pratiquent le football américain, au sein de sa fédération tricolore. Les "NFL Paris Game" ne sont donc pas le fait du hasard. Les dirigeants de la National Football Ligue américaine ont l'ambition de développer ce sport dans l'Hexagone. "Nous avons un énorme potentiel en France, car environ 1 à 1,4 millions de personnes suivent les matchs de la NFL", constate Matthieu Maignal, le directeur général de NFL France. "La France est un marché-clé dans la mondialisation de la marque NFL et la ligue est prête à investir dans la durée", reconnaît par ailleur Brett Gosper, directeur de NFL Europe-Asie Pacifique. Preuve de cet intérêt, le match New Orleans Saints VS Pittsburg Steelers sera retransmis en direct par France Télévision, ainsi que par les plateformes Twitch et YouTube.

 Herve CIRET

"NFL Paris Game" du 21 au 25 octobre 2026 à Paris

lundi 19 octobre 2026

La chanteuse Joni Mitchell, citoyenne américaine après 62 ans d'attente

 

83 ans après avoir vu le jour à Fort McLeod, dans la province de l'Alberta (Canada) et 62 ans après avoir demandé la nationalité américaine, l'artiste folk canadienne a enfin décroché le précieux sésame, qui fait d'elle une citoyenne des Etats-Unis, à part entière. En 1964, deux ans après son arrivée sur le territoire américain, en remplissant sa première demande de citoyenneté, Joni Mitchell avait reconnu avoir fumé de la Marijuana. Un aveu qui avait bloqué son obtention de la nationalité américaine, au titre de son amoralité. Son compatriote également d'origine canadienne, le chanteur Neil Young, a effectué la même démarche, il y a six ans, après avoir vécu et exercé son activité artistique aux Etats-Unis durant 60 ans

Cette obtention tardive de la nationalité américaine n'est pas seulement une régularisation d'une situation qui durait depuis 62 ans. Le 3 novembre 2026, aux Etats-Unis, ont lieu les élections de mi-mandat (Midterms), à la chambre des Représentants (l'équivalent en France de nos députés). Or, elles pourrait mettre en difficulté les Républicains, voire donner la majorité aux Démocrates. "Je suis devenue citoyenne américaine pour pouvoir voter", a tenu à préciser Joni Mitchell. "Je n'ai pas renoncé à ma citoyenneté canadienne et ne le ferai jamais, je suis une Canerican fière, comme Neil Young", a-t-elle clarifié. En effet, si la chanteuse n'a jamais publiquement appelé à voter contre Donald Trump, elle n'a jamais caché tout le mal qu'elle pensait du président américain. Ainsi, lors d'un concert à Los Angeles, en 2024, Joni Mitchell a crié "J'emmerde Donald Trump !" sur scène, tout en avouant à son public, qu'elle aimerait pouvoir voter, mais étant (alors) canadienne, elle n'était qu'"une de ces immigrées minables" évoquées par Trump. Désormais, ce n'est plus le cas. En novembre prochain, la chanteuse célébrera les 50 ans de son album Hejira. Un disque qui a marqué un tournant dans sa carrière, en l'éloignant du folk pour explorer d'autres horizons musicaux, notamment le jazz. Enfin, un film biographique (biopic) de Cameron Crowe est également en cours de production, avec Meryl Streep, dans le rôle de la chanteuse, à l'âge adulte.

Herve CIRET

 

La chanson "Woostock" (1969) extraite de son album "Ladies of the Canyon" et reprise en 1970, dans une version électrique, par Crosby, Stills, Nash & Young, sur leur album "Déjà Vu".

mercredi 14 octobre 2026

Des véhicules militaires de l'US Army vendus aux enchères en Auvergne

 

Jeep Hotchkiss M 201 de l'US Army

C'est une impressionnante collection de véhicules américains qu'un ancien garagiste de Riom (Puy-de-Dôme), disparu en avril 2026, a amassée en 55 ans. Depuis les années 1970, Guy Baster a sillonné l'Europe, la Chine et les Etats-Unis, pour dénicher la moto ou le camion militaire de ses rêves. C'est à 16 ans qu'il fait l'acquisition de sa première Harley-Davidson. Ensuite viendront les mythiques Indian et Henderson à quatre cylindres. Une passion qui l'amène, en 1992, à créer un musée de la moto et, en 2002, l'Indian Saloon, un bar-restaurant-concert sur cette thématique. Les 16 et 31 octobre 2026, c'est la collection de camions et véhicules militaires de ce collectionneur auvergnat qui va être vendue aux enchères. Le but de ses héritiers étant d'utiliser le produit de cette vente pour conserver sa collection de 800 motos et autres deux-roues, seules 400 étant exposées au musée Baster.

Camion GMC M 1072 de l'US Army

La pièce maîtresse de cette vente est un camion militaire américain Pierce-Arrow de 1910, ayant participé à la bataille du chemin des Dames, entre 1917 et 1918, durant le premier conflit mondial. A priori, le seul exemplaire de ce modèle existant en France. Parmi les véhicules américains emblématiques de la Seconde guerre mondiale, également mis aux enchères, trois Jeep Hotchkiss, fabriquées sous licence Willys, ainsi qu'un camion cargo GMC. Contrairement aux motos exposées au Musée Baster, à Riom, ces véhicules militaires, tout comme les tracteurs anciens, n'étaient pas jusqu'ici visibles par le grand public, mais conservés dans des hangars et des réserves. En dehors de ces véhicules, des plaques émaillées, du matériel de campement et des pièces mécaniques de rechange, spécifiques aux véhicules américains, seront également mis en vente.

Herve CIRET 

Vente aux enchères des 16 et 31 octobre 2026, à l'Hôtel des Ventes de Riom (Puy-de-Dôme)

Musée Baster à Riom (Puy-de-Dôme)

mardi 13 octobre 2026

Les constructeurs américains électrisent le Mondial de l'Auto 2026

 

Quatre constructeurs américains (Ford, Jeep, Lucid Motors, Tesla) sont présents au Mondial de l'automobile (13-18 octobre 2026) à Paris. Si Ford - l'un des trois "Big Three" historiques avec General Motors et Chrysler - ne présente pas de nouveaux modèles, en revanche, comme ses concurrents d'outre-Atlantique, la marque y expose ses derniers modèles électriques. Notamment, les SUV Explorer et Puma Gen-E. Mais, ce n'est pas Ford qui, cette année, crée l'évènement. C'est Tesla, avec son Cyber Cab aux portes s'ouvrant comme des ailes de papillon, qui attire l'attention du public français. Présenté officiellement à Austin (Texas), en septembre denier, il est destiné à un transport urbain 100% autonome. Doté de seulement deux places, vous n'y trouverez ni volant, ni pédale, ni rétroviseur ou lunette arrière. Equipé d'un moteur électrique de 219 Ch (163 Kw), ce robot taxi est entièrement piloté par l'intelligence artificielle et est annoncé pour 480 km d'autonomie. Sa particularité : il ne se recharge pas via une prise électrique classique, mais par induction (sans fil), en se positionnant au-dessus de bornes situées au sol. Le Cyber Cab sera vendu un peu moins de 27 000 euros, mais son déploiement en Europe est suspendu à l'autorisation  de son système de conduite entièrement automatique

Cyber Cab de Tesla

L'autre évènement américain de ce Mondial, c'est la première apparition sur le marché français de la marque californienne Lucid Motors. Ce constructeur de voitures électriques hauts de gamme, créé en 2007, par deux anciens de chez Tesla et Maeda, expose une grande berline électrique ultra-luxueuse, La Lucid Air (à partir de 87 000 euros), ainsi qu'un SUV familial, le Gravity (à partir de 96 000 euros). Cette marque détient le record de l'autonomie des véhicules électriques avec la possibilité de parcourir 880 km sans recharger. Tout comme Tesla, Lucid Motors a conçu une voiture automatique à deux places, baptisée Lunar, destinée au transport de personne par des compagnies de taxi. En fin, des modèles de la marque américaine Jeep sont également présents au Mondial de l'automobile, mais sur le stand de son distributeur Neubauer. Les visiteurs y trouveront, notamment,le nouveau SUV électrique compact Jeep Compass et la nouvelle Jeep Avenger, disponible en versions 100% électrique et micro-hybride. Sans oublier l'icônique Jeep Wrangler et le modèle Grand Cherokee, tous les deux en versions  en version hybride.

Herve CIRET

Lunar de Lucid Motors


"Mondial de l'automobile" (13-18 octobre 2026) au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris (15e)

A lire et encore à lire sur les précédentes éditions du Mondial de l'automobile