Dans la nuit du 28 au 29 mars 2026, nous avançons nos montres d'une heure. Nous le faisons depuis 1976, à chaque passage de l'hiver au printemps, afin de diminuer notre consommation d'énergie. Mais, saviez-vous que c'est l'inventeur du paratonnerre et homme politique américain, Benjamin Franklin (photo ci-contre), qui, le premier, a proposé cette solution, dans une lettre publiée, le 26 avril 1784, dans le "Journal de Paris", afin de réaliser d'importantes économies de... bougies ?
Pour étayer sa démonstration,Benjamin Franklin suppose que, de mars à septembre,durant 7 heures chaque nuit, 100 000 familles parisiennes consomment 250 g de bougies ou de chandelles par heure. Soit, une dépense annuelle qui serait estimée aujourd'hui à 1,15 milliard d'euros !"Somme énorme", souligne l'homme politique américain, "que la seule ville de Paris épargnerait en se servant, pendant les six mois d’été seulement, de la lumière du soleil, au lieu de celle des chandelles et des bougies."
Et pour contraindre les personnes réticentes, à l'idée de se lever plus tôt en été, Benjamin Franklin propose des mesures pour le moins radicales : taxer les habitants dont les volets restent fermés au lever du soleil, rationner l'achat des chandelles en faisant surveiller les commerces qui les vendent et faire sonner toutes les cloches des églises, dès le lever du soleil.
"Et si cela n’est pas suffisant", conclut l'inventeur américain, "faire tirer un coup de canon, dans chaque rue, pour ouvrir les yeux des paresseux sur leur véritable intérêt." EtBenjamin Franklin de préciser que "toute la difficulté sera dans les deux ou trois premiers jours, après lesquels le nouveau genre de vie sera tout aussi naturel et tout aussi commode que l’irrégularité dans laquelle nous vivons. Car, il n’y a que le premier pas qui coûte." Etonnante proposition que la réduction de la consommation de bougies, pour le fils d'un marchand de... chandelles qu'était Benjamin Franklin !
C'est une bataille peu connue dans l'histoire des Etats-Unis. Pourtant, le 27 mars 1814, elle se solde par un millier de morts, dont 800 Indiens Creeks
(Muscogee). Côté américain y participent, notamment, Sam Houston,
futur premier président du Texas et Andrew Jackson, futur 7e président des
USA, de 1829 à 1837.
C'est
le massacre des 500 occupants du Fort Mims (Alabama) - dont la moitié
de civils - par un groupe de guerriers Creeks, appartenant à la faction
des "Red Stick" (Bâtons Rouges), qui est à l'origine de la bataille de Horseshoe Bend
(Boucle du Fer à Cheval), au centre de l'actuel Alabama. Celle-ci met
fin à la guerre Creek, commencée en 1812, qui opposait les Américains
aux Anglais.
Ayant
reçu le grade de général dans l'armée anglaise, le chef Indien Tecumseh
lance des raids meurtriers contre des exploitations agricoles
isolées, pendant que
des agents britanniques provoquent des troubles, au sein des tribus Creeks
hostiles aux
Américains, du fait du non-respect de leurs engagements. Apprenant le
massacre du Fort Mims, alors qu'il se trouve au Tennessee, le général
Andrew Jackson lève une milice de 2 000 hommes, renforcée par 700
soldats professionnels et 600 alliés Indiens Cherokee.
L'affrontement avec le millier de guerriers Creeks a lieu, le 27 mars 1814, à Horseshoe Bend (Alabama),
aux abords d'une boucle de
la rivière Tallapoosa. Retranchés derrière une barricade, faite de troncs
de sapins et bien enterrés, les Creeks résistent aux tirs de canon des
Américains. Pour les déloger, le général Jackson fait tirer
des flèches enflammées sur les troncs d'arbres, qui, en brûlant, enfument les Indiens, mettant fin à leur l'insurrection.
Dans la Commonwealth Avenue à Boston (Massachusetts), une cabine téléphonique jaune vif, à priori banale, si ce n'est l'inscription "Call a Boomer". Une injonction qui invite les passants à appeler un senior, né dans les années 1945-1960. A l'autre bout du fil, des résidents d'une maison de retraite de Reno (Nevada), située à 5 000 km de là. Veuves, veufs ou célibataires, ces derniers disposent d'une cabine téléphonique identique qui leur permet d’appeler un "Zoomer" (en référence à la génération Z) de la tranche d'âge des 15-30 ans.
"Je pense que les
jeunes devraient communiquer davantage avec les seniors, car nous avons tous oublié qu'il existe de
nombreuses façons de garder le contact avec eux et de rompre leur solitude et
leur isolement", estime Kyra, qui utilise la cabine téléphonique "Appelez un Boomer", à
l'Université de Boston. Au-delà de relier au monde extérieur les personnes les plus touchées par la
solitude, cette
initiative lancée par Matter Neuroscience permet de faire chuter le
taux de cortisol, l'hormone du stress, tout en stimulant les zones du
cerveau liées
au bien-être et à l’attachement."Le pouvoir du lien social est plus
puissant que le cortisol, car il améliore le bien-être émotionnel", explique Calla Kessler, chargée de la politique sociale à Matter Neuroscience."Il faut apprendre aux seniors comment le
cultiver en comprenant le fonctionnement de leur cerveau et les
interactions moléculaires avec les neurotransmetteurs".
Plus de 200 millions de personnes dans le monde souffrent de troubles dépressifs
majeurs, ce qui en fait une crise de santé mentale croissante. "Nous vivons souvent dans notre bulle et nous
avons beaucoup à apprendre les uns des autres, malgré nos
différences" conclut Calla Keller de Matter Neuroscience. Ainsi, des extraits de conversations entre Boomers et Zoomers seront publiés sur ses réseaux sociaux pour inciter d'autres initiatives de cette nature.
Mort le 22 mars 2026, à 88 ans - le jour du 2e tour des élections municipales en France - l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin connaissait bien les Etats-Unis. Il y avait effectué des séjours, en tant qu'étudiant et haut-fonctionnaire du Quai D'Orsay. Dans ses jeunes années, l'homme de gauche s'était intéressé à comparer les sociétés européennes et américaines. Notamment, le fait que les Etats-Unis n'avaient pas connu, au 19e siècle, le même développement du militantisme syndical ouvrier que dans notre vieille Europe
En tant que Premier ministre français, Lionel Jospin a visité les Etats-Unis en 1998 et rencontré le Président américain Bill Clinton à Washington. A cette occasion, les médias d'Outre-Atlantique ont pu constater que l'homme politique français maîtrisait bien l'Anglais. Un séjour qui a permis de constater la sympathie de Lionel Jospin pour l'Amérique et ses dirigeants. "Ma vison des Etats-Unis a un peu changé", reconnaissait alors Lionel Jospin. Au point de partager, avec le président démocrate Bill Clinton, la conciliation des impératifs de croissance et de compétition économique avec la lutte contre les inégalités sociales.Lionel Jospin allant jusqu'à déclarer que le gouvernement français n'avait pas une vision étriquée du capitalisme à l'américaine, mais était capable d'apprécier, à sa juste valeur, la création d'emplois aux Etats-Unis. Tout en faisant remarquer aux dirigeants américains qu'ils ne devaient pas se faire de fausses idées sur la politique menée par la gauche française, en la réduisant à une vison administrée de l'économie. et à une défense inconditionnelles des droits acquis.
Le président américain Bill Clinton et le Premier ministre français Lionel Jospin
Au lendemain de son retrait de la vie politique, suite à sa défaite
au premier tour des élections présidentielles de 2002, Lionel Jospin s'est à nouveau rendu aux Etats-Unis. C'était en 2013, à l'Université de Californie (UCLA), à Los Angeles, où il a donné une conférence sur l'Europe, "un continent en déclin ou un modèle pour
l’avenir ?”. L'occasion pour l’ancien leader socialiste de parler du modèle social européen.
Lionel Jospin, en 1984, lors d'un match de basket amical à Meaux (Seine-et-Marne)
Lionel Jospin était également un joueur de basket et un passionné de ce sport. Au point de se lever la nuit pour regarder en direct à la télévision des
matchs de la ligue de basket américaine (NBA). Ou bien d'aller voir un match de la star américaine de ce sport, Michael
Jordan, de passage en France. L'ancien premier ministre socialiste supportait les "Spurs" de San Antonio (Texas), son "club américain de coeur", où jouaient les basketteurs français Tony Parker et Victor Wembanyama. Et lors des Jeux Olympiques de 2024, à Paris, Lionel Jospin avait assisté à la finale du tournoi de basket France-USA.
Après sept ans de bataille juridique, la
ville de New York est désormais autorisée à interdire la vente de foie gras. C'est déjà le cas, en Californie, depuis 2019, après quinze années de procédures. Cette interdiction avait été adoptée par le conseil municipal new-yorkais, mais avait été attaquée par le Département d'Etat de l'Agriculture américain. Ce dernier estimait qu'elle portait atteinte aux droits des agriculteurs du Nord de l'Etat. Principalement, La Belle Farm et Hudson Valley Foie Gras, les deux seuls producteurs de ce mets aux Etats-Unis.
La Supreme Court de New-York
a estimé que la ville avait le droit de prohiber la vente du précieux
mets dans les restaurants et magasins d'alimentation new-yorkais. L'interdiction souhaitée par la ville de New-York n'est pas le fait du hasard. En effet, les nombreux magasins et le millier de restaurants proposant du foie gras représentent la plus importante part du marché américain de ce produit. Quand l'interdiction de vente entrera en vigueur, les commerces s'exposeront à des amendes allant de 500 et 2000 dollars. Quand les "gourmets" wokes viennent à la rescousse des oies et canards américains.
L'acteur américain Chuck Norris, rendu célèbre par la série TV "Walker Texas Ranger", est décédé à Kauai (Hawaï), le 19 mars 2026, à l'âge de 86 ans. Ayant entamé sa carrière dans les arts martiaux - après avoir servi dans l'US Air Force - c'est grâce à la star sino-américaine du Kung-Fu, Bruce Lee, que Chuck Norris débute au cinéma, en 1972, dans le film "La Fureur du Dragon". Il y affronte Lee dans une scène d'art martial devenue culte.
Dans les années 1970-1980, Chuck Norris enchaîne avec une série de films d'actions : "Force One", "Dent pour Dent", "L'Exécuteur de Hong-Kong", "Delta Force", "Sale temps pour un flic". Mais, dans les années 1900-2000, c'est avec la série TV "Walker Texas Ranger" qu'il devient une star internationale. Celle-ci met en scène une équipe de la police de l'Etat du Texas que Chuck Norris, champion des arts martiaux, dirige, en défendant les valeurs américaines, Stetson vissé sur la tête et droit dans ses Santiags.
Chrétien évangéliste, Chuck Norris était un défenseur acharné du port d'armes et un soutien fidèle du Parti républicain de Donald Trump. Au début des années 2000, l'acteur connaît une nouvelle célébrité avec les blagues humoristiques faites sur lui, via Internet, lui attribuant des pouvoirs surhumains et absurdes. Faisant preuve d'auto-dérision, Chuck Norris va jusqu'à reprendre lui-même ces blagues, dans des publicités.
Le
18 mars 1925, une tornade, d’une intensité jamais égalée depuis,
provoque
la mort de
695personnes.
Elle
en blesse2
300
et durant
3 h 30ravage
tout,sur
les 400
km de son passage à
travers
les
États du
Missouri, de
l’Illinois
et de
l’Indiana. À
cette époque, il n’y a ni radar, ni satellite, ni aucune
alerte du service
national de la météo. La tornadecommence par frapper
la ville d’Ellington (Missouri) et prend ses habitants par surprise, car ellen’est
pas en
forme d’entonnoir.
Ce
qui n’alerte pasla
population. Rapidement, la
tornade traverse
les villes d'Annapolis, Biehle et Frohna, où
elle tue plusieurs centaines
de personnes.
Avant
d’enjamber
le fleuve Mississippi et d’entrer dans le sud de l'Illinois, où
elle détruit pratiquement les villes de Gorham, De Soto et
Murphysboro, la
plus touchée.
La
tornade traverseensuite la
rivière Wabash, pour entrer dans l'Indiana, où elle fait près
d’une centaine de
victimes. Puis, elle
ravage Griffin,
Owensville et Princeton et dévasteprès d’une centaine de
fermes alentour.
Vers 16h30,
la tornadefinit par se
dissiper, au
sud-ouest de la
ville de Petersburg.
Après
400 km d’un cheminement
meurtrier
et destructeur, "The
Great
Tri-States
Tornado" aura
causé
la mort de
695personnes,
en aurablessé2
300,
en
seulement
3
h30, à travers le Missouri, l'Illinois et l'Indiana. A
l’occasion de la commémoration, en 2025 du centenaire de cette tragédie -
la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis - des expositions
et
des débats ont été organisés
dans les trois
États
traversés
par la tornade. Notamment, en Illinois, dans les villes de
Murphysboro
et
Gorham, particulièrement affectées par cette catastrophe. Afin de
ne pas oublier.
Dans la nuit du 15 au 16 mars 2026, la
98e cérémonie des Oscars américains, à Hollywood (Californie), a récompensé de six trophées le film de Paul Thomas Anderson, "One Battle After Another" (Une bataille après l'autre) : meilleur
film, meilleure réalisation, meilleur scénario
adapté, meilleur montage, meilleur casting et
meilleur second rôle masculin pour l'acteur Sean Penn. Ce dernier incarne un colonel de l'armée américaine aux trousses d'activistes d'extrême-gauche (interprétés par Leonardo DiCaprio et de Benicio Del Toro). Adapté du roman "Vineland" de Thomas Pynchon, ce film met en scène un ancien révolutionnaire désabusé, vivant en marge de la société et qui retrouve son ennemi juré, 16 ans plus tard, alors que sa fille disparaît mystérieusement.
L'autre film à avoir raflé les statuettes d'or tant convoité est "Sinners", cinquième long-métrage du réalisateur Ryan Coogler.Il évoque les évènements surnaturels auxquels des jumeaux afro-Américains vont être confrontés, lorsqu'ils reviennent des bas-fonds de Chicago dans leur pays natal du Mississippi, dans les années 1930, durant la période de la Prohibition. Le film décroche quatre Oscars : meilleur premier rôle, meilleur scénario original, meilleures musique et photographie.
Le
reste du palmarès de cette 98e édition des Oscars hollywoodiens sacre Jessie Buckley comme meilleure actrice pour son rôle d'Agnès Shakespeare, épouse du célèbre dramaturge anglais du 16e siècle, dans "Hamnet". Le meilleur second rôle féminin est attribué à Amy Madigan, pour son rôle dans le film d'horreur "Weapons" (Evanouis) de Zach Cregger. Le long-métrage "Frankenstein" de Guillermo Del toro obtient trois récompenses (meilleurs décors, meilleurs costumes, meilleure direction artistique, meilleurs maquillages), tandis que le drame "Sentimental Value" du norvégien Joachim Trier décroche l'Oscar du film international. Quant au film musical "KPop Demon
Hunters" de Maggie Kang et Chris Appelhans, sur le courant pop coréen, il gagne l'Oscar de la catégorie animation et de la chanson originale.
Les Bretons de New-York vont être les premiers à fêter la Saint-Patrick, ce dimanche 15 mars 2026, au son des 60 musiciens du bagad Brieg (Finistère), en dansant et en dégustant de bons produits bretons. C'est derrière le "Gwen Ha Du", leur drapeau national, qu'ils défileront le mardi 17 mars, lors de la traditionnelle parade sur la 5e avenue de New-York. Célébrant le jour de la mort du Saint-Patron de l'Irlande, cette 256e célébration perpétue l'héritage celtique des Irlandais d'Amérique, en arborant les symboles de cette nation : le vert, le trèfle, la musique et, bien sûr, l'Irish beer, qui coule à flots, exceptés à New-York.
Si depuis 60 ans à Chicago (Illinois), la rivière traversant la ville est teinte en vert, le jour de la fête de la Saint-Patrick, c’est à New York que se déroule la plus grande parade de la Saint-Patrick. Elle dure jusqu'à 5 heures et attire plus de deux millions de spectateurs sur les 2,5 km de la Cinquième Avenue, devant les tours de la cathédrale dédiée au saint patron. Cette parade trouve ses origines dans le défilé, dans les rues de Manhattan, en 1762, de soldats irlandais de l'armée britannique. En 2026, c'est le régiment d'infanterie "Fighting 69th" de l'armée américaine, présent depuis 1851, qui ouvrira la parade. Celle-ci réunit des pipes bands, des sociétés irlandaises, des représentants des 32 Comtés d'Irlande, ainsi que des services d'urgence et des organisations culturelles de New-York.
Le
public français l'avait découverte dans le rôle d’une étudiante
d'un para-psychologue, dans le film "Ghostbusters" (SOS
Fantômes) en 1984, puis, dans la série télévisée américaine
"Charles s’en charge", diffusée en 1992 dans "Le
Club Dorothée" sur TF1. L'actrice américaine Jennifer
Runyon est décédée, le 6 mars 2026, à 65 ans, des suites
d'un cancer.
Jennifer Runyon a débuté sa carrière cinématographique en 1980 dans le film d’horreur "To All a Good Night", où
elle incarne l’un des personnages principaux d’un groupe de lycéennes poursuivies par un tueur déguisé en Père Noël. L'actrice a poursuivi sa carrière, en incarnant des rôles secondaires dans des comédies ou des films de science-fiction, tel "Up the Creek" (1984). Jennifer Runyon a tourné une vingtaine de films et joué dans une vingtaine de rôles à la télévision (Beverly Hills, L'Homme qui tombe à pic, Madame est servie, Magnum), avant de se mettre partiellement en retrait, au milieu des années 1990, pour enseigner la comédie. Elle a tourné son dernier long-métrage en 2017.