lundi 28 septembre 2026

Il y a 245 ans débutait la bataille qui décida du sort des Etats-Unis



 
Le 28 septembre 1781, durant la guerre d'Indépendance américaine, colons insurgés et leurs alliés français commencent à assiéger la ville de Yorktown (Virginie), aux mains des Britanniques. Elle tombe, le 19 octobre 1781, après 21 jours de combat et augure de la prochaine défaite de la Grande-Bretagne en Amérique du Nord. Contrairement à ce qui avait été initialement prévu avec le général américain George Washington, ce n'est pas à New-York, occupée par 10 000 hommes sous les ordres du plus haut gradé des commandants britanniques, mais à Yorktown que l'affrontement a lieu. C'est le comte français de Rochambeau, à la tête des troupes françaises, qui prend cette décision, sans en parler au général américain, suite à une information communiquée par le général français La Fayette. Celle-ci indique que Lord Cornwallis a pris position dans la cité virginienne, avec 7 500 hommes, soit le quart des forces britanniques. 


Mais, exposés à la malaria et perpétuellement harcelés par les insurgés, les soldats anglais sont affaiblis. Face à eux près de 9 000 américains commandés par George Washington et près de 11 000 français, avec à leur tête La Fayette, le marquis de la Rouërie et le comte de Rochambeau.Trois semaines auparavant, lors de la bataille navale de Chesapeake, la flotte française a verrouillé l'accès au port de Yorktown, empêchant tout ravitaillement des Britanniques par la mer. Prétendant être malade, Lord Cornwallis se rend, mais envoie l'un de ses subordonnés remettre son épée aux vainqueurs. Sa défaite provoque le renvoi du Premier ministre anglais, Lord North, issu du parti Tory, et son remplacement par Charles Watson-Wentworth, du parti Whig, favorable à la paix. La défaite britannique de Yorktown a pour conséquence la création du Canada anglais,  40 000 loyalistes britanniques se réfugiant au Québec et en Nouvelle-Écosse, où vivent 90 000 francophones. 
 
Herve CIRET 

samedi 26 septembre 2026

Un ex-président américain commémore les attentats du 11 septembre en peinture

 

L'ancien président George W. Bush présente 16 de ses tableaux, inspirés par l'attentat du 11 septembre 2001 sur les tours du World Trade Center, dans son musée présidentiel, à Dallas (Texas). Réunie sous l'intitulé "Remembering 9/11", ces oeuvres retracent les moments forts de ce drame, qui a fait près de 3 000 victimes. Notamment, la scène de la salle de classe, en Floride, où George W. Bush, président depuis seulement 8 mois, apprend que l'Amérique vient d'être attaquée par des avions suicides. Ensuite, l'hommage aux premiers secours, avec le sacrifice des pompiers et policiers venus porter les premiers secours. Ensuite, le chaos, avec ces fumées épaisses s'élevant au dessus de Manhattan, après l'effondrement des tours, un drapeau américain suspendu dans le vide.

Le style pictural de George W. Bush est assez brut, loin d'un réalisme documentaire. Il s'agit-là plus d'un témoignage émotionnel de ses souvenirs des évènements. Les 16 tableaux exposés s'accompagnent d'objets historiques - tels des fiches originales de discours du Président - prêtés par les archives nationales américaines. "Ce sont les moments que le président Bush a choisi de peindre, parce que ce sont ceux dont il se souvient le plus vivement. Non pas la peur, mais la détermination, non pas le désespoir, mais l'instinct d'Américains ordinaires de se rassembler et de s'entraider", explique la brochure consacré à cette exposition. George W. Bush est venu à la peinture en 2012, trois ans après avoir quitté la Maison Blanche. Vivant désormais à Dallas, il a consacré de précédentes expositions à des portraits de vétérans et de citoyens américains issus de l'immigration. 

 Herve CIRET

"Remembering 9/11", jusqu'au 30 septembre 2026, au George W. Bush Presidential Center, à Dallas (Texas)

jeudi 24 septembre 2026

Lucas Museum à Los Angeles : un temple dédié à Star Wars, mais pas seulement

 

 

Imaginé par George Lucas (82 ans), le créateur de la saga "Star Wars", ce vaisseau spatial aux dimensions gigantesques trône au beau milieu d'Exposition Park, le pôle culturel et historique du sud de Los Angeles (Californie). Conçu par l'architecte Ma Yangsong, le bâtiment aux lignes fluides contient plus de 30 galeries d'exposition, dédiées à l'art narratif et au cinéma, réparties sur 9 000 m2. Il renferme notamment, tous les souvenirs des films du réalisateur, soit  plus de 40 000 oeuvres et objets. Tels le vaisseau Starfighter de "La Menace Fantôme", le robot R2-D2 et des costumes et accessoires utilisés lors des tournages de la saga "Star Wars". Mais, aussi, des oeuvres d'art de Norman Rockwell, N.C. Wyeth, Frida Kahlo, Banksy, etc).

 

Ce lieu, où les oeuvres sont présentées par thèmes (amour, minorités, travail, sport et... conquête de l'Ouest, est décrit par son créateur, George Lucas et son épouse et partenaire d'affaires, Melody Hobson, comme un "temple de l'art populaire". En dehors de l'univers "Star Wars", il présente des accessoires  (maquettes, storyboards) des films Batman, Indiana Jones, Willow, etc, du réalisateur. Mais, également, des planches de comics américains. Enfin, une galerie entière est consacrée à la Conquête de l'Ouest. Elle rassemble des oeuvres évoquant les attaques de convois de pionniers et la dure vie sur la Frontière. On y découvre, notamment, des tableaux de grands illustrateurs de l'Ouest, tel Frederic Remington, et des sculptures en bronze évoquant les récits du Far-West. Sans oublier des affiches de westerns mythiques.

Herve CIRET 

Lucas Museum of Narrative Art, à Los Angeles (Californie)

mercredi 23 septembre 2026

Flamborough Head : bataille navale mémorable de la guerre d'indépendance américaine


Le 23 septembre 1779, en pleine guerre d’indépendance des Etats-Unis, Flamborough Head, la plus célèbre bataille navale de ce conflit, se déroule en Mer du Nord, au large des côtes anglaises. Commandant une escadre armée grâce à la France et renforcée par deux navires corsaires, le héros américain John Paul Jones intercepte un convoi de navires britanniques et s’empare de son principal navire d’escorte, le "HMS Sérapis". 

Au cours du combat, John Paul Jones répond au capitaine britannique du "HMS Sérapis", qui lui demande de se rendre : "Je n’ai pas encore commencé à me battre." Pourtant, "Le Bonhomme Richard ", le navire du commandant américain, est sérieusement endommagé, au cours de l'affrontement.

Ce qui n'empêche pas John Paul Jones d'échapper aux navires de guerre britanniques, lancés à ses trousses, en emportant son butin, pris sur les navires marchands anglais.  En dépit de la faiblesse des forces engagées - une dizaine de navires - cette bataille navale reste mémorable. Même, si elle fait toujours débat chez les historiens.

D'origine écossaise, John Paul Jones est mort à Paris, en 1792, après avoir connu une vie aventureuse. Nommé contre-amiral de la flotte impériale de Catherine II de Russie, il combat les Turcs en Mer Noire, avant d'être nommé consul des Etats-Unis en Algérie. Si ses exploits n'ont pas toujours été bien acceptés par l'élite politique américaine, son action dans les eaux britanniques, pendant la guerre d'indépendance américaine, lui a valu une réputation qui, aujourd'hui encore, dépasse les frontières des Etats-Unis.
 
Herve CIRET
A lire également
 La bataille de Flamborough Head (en anglais)


mardi 22 septembre 2026

Festival America 2026 : où en sont les USA, 250 après leur création ?

 

Tous les deux ans depuis 24 ans, cet évènement littéraire, qui accueille 45 000 personnes et réunit une soixantaine d'écrivains d'Amérique du Nord (USA, Canada, Québec, Mexique, Cuba Haïti), se déroule à Vincennes (Val-de-Marne), près de Paris. Il propose, non seulement un salon du livre, mais également des débats, des concerts et des expositions. Il a la particularité de mettre en lumière les problématiques des peuples autochtones d'Amérique du Nord. Pour ouvrir sa douzième édition, le 24 septembre, le festival donne la parole à quatre auteurs américains : Ron Rash, l'afro-américaine Jesmyn Ward, l'amérindien Tommy Orange et l'américano-asiatique Viet Thanh Nguyen proposent des lectures des extraits de leurs oeuvres, accompagnés par des musiciens (clarinette, guitare, pinao, saxo). Le lendemain, les festivaliers découvrirons l'Amérique de Joyce Carol Oates, de John Grisham et celle des Amérindiens. Le 26 septembre, ce sont d'autres facettes de l'Amérique, celles de Barbara Kingsolver et de Column McCann, qui seront proposées aux festivaliers. Sans oublier d'évoquer les blessures de l'Amérique, celles infligées aux Indiens et aux Noirs. Enfin, le 27 septembre, l'indienne Ojibwé, Louise Erdrich, et l'afro-américain Ta-Nehisi Coates viendront parler de "leur" Amérique.

Le festival, ce sont aussi des expositions. "Visions of America" propose un voyage au coeur des Etats-Unis, en suivant le regard acéré du photographe franco-italien Jean-Luc Bertini. De l'Ouest des westerns aux megalopoles de l'Est, il nous fait découvrir une Amérique kaléodoscopique. "Look at The USA" du photographe de l'agence Magnum, Peter Van Agtmael, documente les 20 années de conflits générées par les Etats-Unis, notamment en Irak et en Afghanistan. "Aux Ombres" raconte la chevauchée d'Indiens Lakotas, sur 450 km, dans les traces du chef Big Foot, qui fut exterminé, avec 300 femmes et enfants, à Wounded Knee en 1890. Enfin, un salon du livre vous permet d'aller à la rencontre d'une cinquantaine d'écrivains américains, sans traverser l'Atlantique pour s'entretenir avec eux. Des animations sont également prévues à destination du public jeunesse. Notamment, une rencontre avec l'auteur Bret Anthony Johnston.

Herve CIRET 

Festival AMERICA du 24 au 27 septembre 2026 à Vincennes (Val-de-Marne) 

lundi 21 septembre 2026

Neil Young regarde dans le rétro et constate que ce n'est pas jojo

 

Une image vaut mieux que mille mots. La pochette du dernier album de Neil Young résume, à elle seule, l'esprit de ce nouvel opus intitulé "Second Song". A bientôt 81 ans, le chanteur de la contre-culture américaine - et adversaire acharné du président Donald Trump - regarde dans le rétro et constate que la vie était plus cool avant. Avant l'arrivée des réseaux sociaux, l'accélération du temps, le chaos d'un monde désormais globalisé. Eh oui, le temps a passé depuis que le môme de Winnipeg (Canada) a commencé à jouer de la guitare dans les bars de Toronto, avant de s'expatrier sur la côte Ouest des Etats-Unis, au début des années 1960. 

 

Si, sur le plan musical, ce nouvel album - principalement acoustique - n'ajoute rien à l'oeuvre de Neil Young (plus créative dans les années 1970-1990), en matière de textes, le "loner" nous livre quelques confidences sur sa vie. Sur les sept chansons de ce disque - dont certaines durent de 9 à 11 minutes) - trois attirent l'attention par leurs paroles : The Foggy Edge of Time, Second Song et Soon I Might Be Going. La première évoque les débuts de la carrière de Neil Young. La seconde s'apitoie sur les bons moments d'autrefois. Quant à la troisième, elle dénonce les méfaits du changement climatique : "Je pourrais bientôt partir, alors je voulais que tu saches que le soleil tape fort aujourd'hui au Canada. Où qu'ils aillent, les gens lèvent les yeux vers le ciel, comme s'ils attendaient un changement. Or, les nuages ​qui déversaient autrefois la pluie sont désormais cotonneux et étranges", chante Neil Young, tout en s'en prenant à Donald Trump qui défigure la Maison Blanche.

 
 
Cinq morceaux sur sept de "Second Song" sont de nouvelles compositions. Les deux autres, "Casting Me Away From You" et "I’ll Love You Forever" datent du début des années 1960, avant que Neil Young ne fonde les Buffalo Springfield avec Stephen Stills. Pour enregistrer ce nouvel opus, pas de Crazy Horse, son groupe longtemps fétiche, mais les Chrome  Hearts, un groupe de circonstance, composé du guitariste Micah Nelson (l'un des fils de la légende vivante de la country, Willie Nelson), de l'organiste Spooner Oldham, du bassiste Corey McCormick et du batteur Antony LoGerfo.
Herve CIRET 
 

dimanche 20 septembre 2026

Il y a 461 ans, le massacre de Fort Caroline


 
Le 20 septembre 1565, à Fort Caroline (aujourd'hui Jacksonville), dans l'actuel état de Floride, aux Etats-Unis, 200 colons protestants français sont massacrés par l'armée espagnole. Les seuls survivants sont les 50 femmes et enfants faits prisonniers. Tous les autres sont exécutés sur les berges d'une rivière qui, depuis, porte le nom espagnol de Matanzas (Massacre). La petite colonie française de Fort Caroline (en référence au roi Charles IX) a été fondée, trois ans auparavant, sur le fleuve Saint-Johns, à l'emplacement de l'actuelle Jacksonville (Floride), par René de Goulaine de Laudonnière, suite à une expédition mandatée par l'amiral protestant Gaspard II de Coligny. Les Indiens Timucuas, implantés dans la région, aident les Français à construire un fort en bois, de forme triangulaire. Mais, leurs rapports avec les colons se dégradent. Ces derniers s'apprêtent à abandonner la place fortifiée, lorsqu'en août 1565 des renforts arrivent de France. Mais, les colons français se sont installés sur un territoire revendiqué par le roi d'Espagne, Philippe II. Celui-ci ordonne d'en chasser les intrus.
 
 

 Le 20 septembre  1565, l'amiral espagnol Pedro Menéndez de Avilés, futur gouverneur de Floride, attaque par voie terrestre, Fort Caroline, qui n'est plus défendu que par 250 colons français. Il en fait exécuter 200, non en raison de leur nationalité française, mais parce qu'ils sont protestants. Donc, hérétiques pour l'Espagne, propriétaire de la Floride. Cette tragédie met fin à la présence française dans cette partie des futurs Etats-Unis. Administré par le service des parcs nationaux américains, en association avec le Timucuan Ecological and Historic Preserve, un mémorial national conserve le souvenir du lieu, depuis les années 1950. On y a reconstitué le Fort Caroline, à échelle réduite, et un musée permet de faire revivre cette époque, où la France était fortement présente en Amérique.

Herve CIRET

A lire dans le magazine "American Legend" (mars et juin 2017) le dossier "Les Français qui ont fait l'Amérique".


L'histoire de Fort Caroline (en anglais)


mardi 15 septembre 2026

Quand Catherine Ringer trouvait son inspiration aux USA

 


La chanteuse et compositrice du célèbre groupe français des années 1980 Les Rita Mitsouko est décédée d'un cancer foudroyant, le 14 septembre 2026, à l'âge de 68 ans. C'est un producteur américain, Tony Visconti, qui a produit "The No Comprendo" (1986) et "Marc et Robert" (1988), les deuxième et troisième albums du groupe que Catherine Ringer avait créé, en 1981, avec son compagnon, le guitariste Fred Chichin. Le clip de leur chanson "In My Tea" (1986), extrait de leur second opus, est tourné, dans les rues de New-York, par Serge Gainsbourg. Signés aux USA sur le label Virgin Records, Les Rita Mitsouko rencontrent un vrai succès d'estime. Au point que leur tube "Andy" (1986) fait un tabac dans les dance clubs américains. Le groupe Sparks des frères Ron et Russell Mael, rencontré à Los Angeles, enregistrent avec eux un hit planétaire, "Singing In The Shower", ainsi que "Live In Las Vegas".

En 1987, la célèbre émission musicale, "Les Enfants du Rock" consacre un reportage aux Rita Mitsouko, de passage à New-York pour y répéter avec des musiciens américains. L'un d'entre eux les compare aux "Eurythmics version française", affirmant qu'ils sont si créatifs, innovants et en avance sur leur époque, qu'ils peuvent rencontrer le succès aux Etats-Unis. En 1988, suite à la sortie du troisième album de Rita Mitsouko une tournée américaine est organisée, pour tenter d'imposer le groupe aux USA. Sept ans plus tôt, ils avaient fait la première partie du groupe new-yorkais Indoor Life, alors en tournée en France. Catherine Ringer et Fred Chichin donnent une vingtaine de concerts aux Etats-Unis, dans des lieux branchés, comme le célèbre club new-yorkais The Tunnel. Le groupe enregistre même une version anglaise de son tube "Marcia Baïla" (vidéo ci-dessous), pour séduire le public américain. Plusieurs de leurs singles se classent dans les charts du Bilboard, le hit parade US. La presse d'outre-Atlantique salue l'énergie scénique de Catherine Ringer. 

En 1993, Catherine Ringer et Fred Chichin enregistrent en anglais la chanson "My Love Is Bad" (audio ci-dessous), extraite de leur album "Système D", avec le chanteur rock américain Iggy Pop. En 2007, pour leur dernier album Variety, Les Rita Mitsouko interprètent une ballade en anglais, "Terminal Beauty", avec Serj Tankian, le chanteur du groupe de métal américain System of a Down. En 2008, quelques mois après le décès de son compagnon, le guitariste Fred Chichin, alors qu'elle s'apprête à embarquer pour les Etats-Unis, afin de préparer son nouvel album, Catherine Ringer connaît une intense fatigue qui l'oblige à passer quatre semaines en internement psychiatrique. En 2011-2012, la chanteuse entame une tournée internationale, le "Ring n' Roll Tour", qui l'amène de nouveau à se produire aux États-Unis.
Herve CIRET

lundi 14 septembre 2026

Au 18e siècle, des Français combattaient aux côtés des insurgés américains



Un chevalier bourbonnais ayant vécu dans l’ombre du marquis de La Fayette est le héros de cette bande dessinée de Laurent Paturaud & Esther Gil, publiée fin août 2026, aux éditions Daniel Maghen. L'histoire nous invite à remonter le temps, en 1776, alors que la guerre d’indépendance américaine fait rage de l’autre côté de l’Atlantique. A l'image d'autres gentihommes français, le chevalier du Buysson a embarqué à bord du navire "La Victoire", acquis par le marquis de La Fayette, afin d'aller combattre les Britanniques opposés aux insurgés qui veulent s'émanciper de la couronne d'Angleterre. Recruté par un espion, il fait partie d'une poignée de jeunes gens décidés à quitter leur Bourbonnais natal pour s’embarquer clandestinement vers le Nouveau Monde. Là-bas, ils espèrent rejoindre les troupes du général Washington, bien décidées à obtenir l'indépendance de leurs colonies jusqu'ici britanniques. Le récit de cet album restitue le contexte historique du premier voyage du marquis de La Fayette en Amérique et la place tenue par ses compagnons de traversée.

Herve CIRET 


"Amériques" de Laurent Paturaud & Esther Gil aux éditions Daniel Maghen

dimanche 6 septembre 2026

Chesapeake : la bataille navale qui libéra l'Amérique


Connue sous le nom de bataille des caps de Virginie, c'est un épisode naval décisif de la guerre d'indépendance américaine, qui s'est déroulé, il y a 244 ans, le 5 septembre 1781, dans la baie de Chesapeake, le plus grand estuaire des Etats-Unis.  Le vice-amiral britannique, Thomas Graves, tentait de secourir les troupes du général Charles Cornwallis, bloquées à Yorktown (Viriginie), au fond de la baie de Chesapeake, suite au blocus maritime instauré par les insurgés, avec l'appui de navires français. 

Lieutenant-général des armées navales françaises, l'amiral François Joseph Paul de Grasse, grâce à des tirs précis et un sens particulier de l'esquive, endommage six vaisseaux anglais. Ce qui oblige le vice-amiral britannique, à cesser le combat. La victoire française empêche la Royal Navy de secourir les troupes britanniques. Ce qui entraîne la chute de la ville de Yorktown. Elle évite également toute attaque des renforts et des convois de provisions, destinés aux insurgés américains, acheminés depuis Newport (Rhode Island) et les Antilles françaises.  Entre le 18e et le 19e siècle, la bataille navale de Chesapeake est l'une des rares défaites navales de la Royal Navy britannique.  Elle permait également à la France de récupérer certaines de ses colonies perdues, en 1763, dont Sainte-Lucie et Tobago, aux Antilles.
Herve CIRET

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