Le groupe américain The Cars a perdu son pilote

 
 
Chanteur du groupe américain à tubes des années 1970-1980, The Cars, Ric Ocasek, a été retrouvé mort, le 15 septembre 2019, dans son appartement new-yorkais, décédé d'une maladie du coeur, à l'âge de 75 ans.

Le titre "Just What I Needed" (voir vidéo ci-dessous), qu'il avait écrit, était le premier single extrait du premier album éponyme des Cars, sorti en 1978. Il passait en boucles dans les boites de nuit et sur les radios de l'époque. L'album a même été classé 16e sur les 100 meilleurs premiers albums de tous les temps par le magazine américain Rolling Stone. Ont suivi les tubes, "My Best Friend’s Girl", "Good Times Roll" et "You’re All I’ve Got Tonight", qu'il a presque tous écrits. Quant à la musique des Cars, c'était des guitares associées aux premiers synthétiseurs. Un son qui allait devenir la marque de fabrique des groupes dits de la "New Wave"

Le groupe The Cars atteint son apothéose en 1984 avec l'album "Heartbeat City", dont cinq titres se classent dans le Top 40 américain. Après la dissolution du groupe en 1988, Ric Ocasek a entamé une carrière solo et a produit le groupe Weezer. En 2010, le groupe s’est à nouveau retrouvé pour enregistrer l'album "Move Like This", incluant le tube "Sad Song", classé en 7e position du Billboard. En 2018, The Cars ont été intronisées au "Rock and Roll Hall of Fame, le Panthéon du Rock.

Site du groupe The Cars


La galerie parisienne RX expose l'artiste burlesque américaine Kyle Staver



Jusqu'au 20 septembre 2019, la galerie RX à Paris présente pour la première fois en France, une vingtaine d'œuvres - dessins, tableaux, sculptures - d'une artiste américaine atypique. Née en 1953 à Virginia (Minnesota) et travaillant à New-York, Kyle Staver a travaillé comme boulangère et pâtissière à Minneapolis, avant d'entamer des études d'art à l'université de Yale et d'y décrocher un diplôme en peinture. Son attachement à l'histoire de l'art, aux mythologies et sa connaissance, notamment, de la peinture française, inspirent son travail. Maxime Carcaly, chargé des relations collectionneurs à la galerie RX, nous présente l'oeuvre de cette artiste.

Pourquoi avoir choisi d'exposer cette artiste américaine inconnue en France ?  

Depuis de quelques années, Kyle Staver collabore avec la galerie new-yorkaise Zürcher, anciennement installée à Paris. Or, le fondateur de notre galerie, Eric Dereumaux connaissait Gwenolée Zürcher depuis plusieurs années. Aussi, cette collaboration nous a-t-elle permis de créer une passerelle entre les Etats-Unis et la France, au profit de cette artiste jamais exposée à Paris et produisant une peinture que l'on a peu l'habitude de voir ici. Ce qui nous permet d'offrir à nos visiteurs de nouveaux horizons, à la fois artistiques, mais aussi sociaux, car ce type d'oeuvre fait venir chez nous des visiteurs qu'on ne connaissait pas et de bénéficier également de l'important réseau de la galerie Zürcher.

Monstre Marin

Quelles sont les sources d'inspiration de Kyle Staver ? 

Quand on analyse l'évolution de sa peinture, on constate qu'elle a peu évoluée finalement et que les formes qu'elle crée demeurent toujours dans le même vocabulaire pictural. Et cela est assez intéressant, car cela veut dire que l'artiste reste fidèle à ces représentations-là. Les sujets abordés par son oeuvre sont, à la fois, politiques, comme avec le tableau Miss America (photo en en-tête de l'article), qui montre une cavalière de rodéo aux couleurs du drapeau américain chevauchant un taureau symbole d'une Amérique ultra capitaliste. On a également la France, avec Jeanne d'Arc. Donc, Kyle Staver évoque des sujets, à la fois, américains et français, mais aussi des thèmes plus mythologiques ou religieux, comme, par exemple, sa réinterprétation du supplice de Saint Sébastien (photo ci-dessous), en s'en écartant à travers des formes burlesques, preuve d'une certaine forme d'humour de l'artiste. Car, si les sujets traités peuvent être parfois sombres, l'interprétation qu'en donne picturalement l'artiste demeure surréaliste. Ce sont des formes qui nous font sortir des sentiers battus de la peinture figurative.

Saint Sébastien
Pourquoi ces formes paraissent-elles enfantines ? 

L'humour manifesté par Kyle Staver dans ses tableaux est comme un pied de nez à la grande maîtrise figurative, à la peinture excessivement exacte, avec ses tableaux faussement naïvement approximatifs, aux formes très distendues. D'où ce vocabulaire pictural, à la fois enfantin, burlesque et surréaliste, mais témoignant chez Kyle Staver d'une très grande maîtrise de l'histoire de l'art. Car, c'est une artiste qui maîtrise très bien tous les courants de l'art. Ainsi, sur son compte Instagram, elle publie quotidiennement un trio d'oeuvres d'art interprétées à différentes époques, sous différents styles et en différents pays.


Pour quelles raisons ses tableaux sont-ils parfois doublés d'une sculpture quasi identique ? 

Les allers-retours qu'elle fait, entre les grands formats de ses tableaux définitifs et ce qu'elle appelle ses "studies", autrement dit ses planches de recherche, ne sont pas systématiques. Elle commence toujours par de petits dessins au crayon ou à l'encre, avant de passer au grand format. Mais, le passage par la sculpture en argile n'est pas pour elle un passage obligé. Cependant, celles que nous exposons, aux côtés de tableaux qu'ils ont inspiré, sont extrêmement intéressantes, très riches et d'une très grande qualité plastique.

Bon Samaritain


En comparant sculpture et tableau, on voit que l'artiste a fait évoluer sa composition initiale…. 

Oui, ainsi, dans son tableau Le Bon Samaritain, l'allongement vertical de la tête du cheval prend un tiers de l'espace, alors qu'il est moins imposant dans la sculpture d'argile (photo ci-dessus), même s'il est légèrement disproportionné. Même chose, pour le tableau Saint Sébastien, avec la multitude d'arcs et de flèches dirigée vers le personnage, lui apportant sa touche d'humour, alors que des angelots ôtent de son corps les flèches qui l'ont déjà transpercé. Comme s'ils n'avaient plus l'intention de l'achever. De ce fait, on assiste à une opposition entre la partie basse du tableau, plutôt morbide, et la partie haute, plus lumineuse, avec des angelots aidant à ôter les flèches de son corps. Et sur le tableau Le Monstre Marin, on découvre une cavalière montant un cheval dans un univers marin, dont l'aspect des sabots rappelle les tentacules d'une pieuvre. D'où le questionnement sur le fait de savoir si l'on se trouve dans un monde marin ou un monde équestre. Et comme dans la plupart des tableaux de Kyle Staver, il y a toujours du mouvement, une dynamique qui fait aussi l'originalité de sa peinture.


Propos et photos recueillis par Herve CIRET 

"Kyle Staver, la galerie RX invite la Zürcher Gallery, New-York", jusqu'au 20 septembre 2019, 16 rue des Quatre Fils Paris 3e

Festival Ouest Park : vous reprendrez bien une part de Cake




Parmi les 27 artistes présents à la 16e édition du festival Ouest Park du Havre (16-20 Octobre 2019), des musiciens de la scène nationale, tels Catherine Ringer ou Alpha Bondy, ainsi que régionale, mais aussi les Américains du groupe Cake.

Originaires de Sacramento (Californie), ses membres pratiquent un rock alternatif et indépendant, mélangeant la country, le funk, le jazz, le rap et le ska. Ce qui leur vaut d'être comparés aux Talking Heads ou à They Might Be Giants. Le groupe s'est constitué en 1991, autour du guitariste et claviériste John McCrea. Il est propulsé sur le devant de la scène, en 1996, lors de la sortie de son second album, Fashion Nugget avec son single The Distance et une reprise du tube disco de Gloria Gaynor, I Will Survive.



En 2001, Cake connait la consécration avec son quatrième album Comfort Eagle, qui le classe 13ème dans les charts américains et lui permet d'être diffusé sur la chaîne musicale MTV, grâce à son single Short Skirt/Long Jacket. En 2018, Cake publie le single Sinking Ship, annonçant son prochain album  Age of Aquarius et une tournée européenne en 2019. Mais, le concert prévu à Paris est reporté pour cause d'extinction de voix du chanteur. Aussi, profitez du passage de Cake, le 18 octobre au Havre, ou le lendemain à la salle Pleyel à Paris.

Festival Ouest Park (16-20 Octobre 2019) au Tétris, Fort de Tourneville, au Havre 
 

Il y a 109 ans était lancé le "Versailles des Mers" entre Le Havre-New-York



Premier paquebot au monde équipé d'un éclairage électrique, d'un ascenseur, de quatres hélices et de quatre cheminées, le France est lancé le 10 septembre 1910, à St Nazaire (Loire-Altlantique). Conçu par la Compagnie Générale Transatlantique pour surpasser ses concurrents anglais et allemands en Atlantique-Nord, il est destiné à assurer les liaisons maritimes entre Le Havre (Seine-Maritime) et New-York (Etats-Unis). S'il n'est pas aussi rapide que ses concurrents anglais Lusitania et Mauretania de la Cunard Lines, il est le plus luxueux. D'où son surnom de "Versailles des mers", en raison de sa riche décoration intérieure. Les dimensions du navire ont été dictées par celles des bassins du Havre, son port d'attache français.

Le France - Grand salon des 1eres classes

Baptisé à l'origine, Le Picardie, le France entre en service en 1912 et assure la ligne Le Havre-New York jusqu'en 1932. Il succède à trois autres paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique, La Lorraine, La Savoie et La Provence Seule la Première Guerre mondiale l'oblige à naviguer en Méditerranée, où il transporte les troupes et sert de navire-hôpital, lors de l'expédition des Dardanelles.
Ce paquebot France est le deuxième du nom Le premier, également construit et lancé à St Nazaire, en 1864, par la même compagnie maritime, est rallongé de 12 mètres et des hélices sont substituées à ses roues à aubes d'origine, en 1874, avant de participer à une expédition militaire au Tonkin (actuel Vietnam) et d'être démoli en 1910.

Festival du cinéma américain de Deauville : cow-boys et rodéo au programme



Se voulant le reflet de la diversité du cinéma américain - des grandes productions hollywoodiennes aux films indépendants - le Festival de Deauville (Calvados) a présenté sa 45e édition du 6 au 15 septembre 2019. Au programme, plus d'une soixantaine de films, parmi lesquels 14 étaient en compétition. 


A commencer par "Bull", premier long-métrage d'Annie Silverstein qui a remporté le Grand Prix du festival. La réalisatrice a travaillé plus de dix ans comme éducatrice et a été impliquée dans des projets cinématographiques avec de jeunes Amérindiens des réserves de l'État de Washington. Le film présenté à Deauville raconte l'histoire d'une adolescente vivant dans la banlieue pauvre de Houston (Texas), destinée à suivre le même chemin que sa mère en prison, quand elle rencontre et accompagne une ancienne gloire du rodéo sur les circuits du Texas. D'où sa soudaine passion pour l'art de monter les taureaux  à cru, qui la sauvera peut-être des mauvaises fréquentations.


Rétroplongée dans le 19e siècle avec "The Lighthouse" - qui a remporté le Prix du Jury - deuxième long-métrage de Robert Eggers, réalisateur originaire du New Hampshire,  et dans le 17e siècle, avec "Judy and Punch" (photo ci-dessus) de Mirrah Foulkes. Le premier film conte l'histoire hypnotique et hallucinatoire de deux gardiens de phare sur une île mystérieuse et reculée de Nouvelle-Angleterre (Etats-Unis) en 1890. Le second évoque deux marionnettistes évoluant dans une petite ville côtière sous le joug d'un ordre moral et religieux.


Bien d'autres films de la compétition, projetés en trois lieux de la célèbre cité balnéaire Normande, étaient à découvrir lors de ce festival, dont le jury était présidé, cette année, par l'actrice Catherine Deneuve.

Il y a 142 ans disparaissait le chef Sioux Crazy Horse


Le 5 septembre 1877, dans la réserve de Fort Robinson (Nebraska), le chef Sioux Lakota Oglala "Crazy Horse" (Tašúŋke Witkó) meurt dans des circonstances troubles, des mains de Litlle Big Man, un ancien compagnon de combat. L'année précédente, le chef "Sitting Bull" a incité l'ensemble des leaders Lakotas à reprendre la lutte contre les colons américains. En 1874, la découverte de gisements d'or, dans le territoire sacré des "Black Hills", incite l'armée américaine à investir la région et à violer le traité de Fort Laramie, signé en 1868. 

Suite à sa reddition le 6 mai 1877, Crazy Horse est conduit, avec sa tribu, dans la réserve de Fort Robinson, dans les territoires du Nebraska. C'est alors que le chef Sioux est convié à une entrevue avec le général Crook, commandant les troupes de l'armée américaine, dans la région. Voyant les barreaux de la pièce où on le fait entrer, Crazy Horse se débat, sort un couteau, et se fait poignarder par l'un de ses anciens lieutenants. Il meurt, le soir même, des suites de ses blessures.  

Né vers 1840, Crazy Horse fut, avec Sitting Bull, l'un des grands chefs ayant combattu l'armée américaine, durant les guerres indiennes. Son nom de Cheval fou provient de son nom Sioux Lakota, Tašúŋke Witkó, qui, plus précisément, veut dire : ses chevaux ont le feu sacré.