Un Indien Au Phare Ouest
lundi 28 septembre 2026
Il y a 245 ans débutait la bataille qui décida du sort des Etats-Unis
samedi 26 septembre 2026
Un ex-président américain commémore les attentats du 11 septembre en peinture
L'ancien président George W. Bush présente 16 de ses tableaux, inspirés par l'attentat du 11 septembre 2001 sur les tours du World Trade Center, dans son musée présidentiel, à Dallas (Texas). Réunie sous l'intitulé "Remembering 9/11", ces oeuvres retracent les moments forts de ce drame, qui a fait près de 3 000 victimes. Notamment, la scène de la salle de classe, en Floride, où George W. Bush, président depuis seulement 8 mois, apprend que l'Amérique vient d'être attaquée par des avions suicides. Ensuite, l'hommage aux premiers secours, avec le sacrifice des pompiers et policiers venus porter les premiers secours. Ensuite, le chaos, avec ces fumées épaisses s'élevant au dessus de Manhattan, après l'effondrement des tours, un drapeau américain suspendu dans le vide.
Le style pictural de George W. Bush est assez brut, loin d'un réalisme documentaire. Il s'agit-là plus d'un témoignage émotionnel de ses souvenirs des évènements. Les 16 tableaux exposés s'accompagnent d'objets historiques - tels des fiches originales de discours du Président - prêtés par les archives nationales américaines. "Ce sont les moments que le président Bush a choisi de peindre, parce que ce sont ceux dont il se souvient le plus vivement. Non pas la peur, mais la détermination, non pas le désespoir, mais l'instinct d'Américains ordinaires de se rassembler et de s'entraider", explique la brochure consacré à cette exposition. George W. Bush est venu à la peinture en 2012, trois ans après avoir quitté la Maison Blanche. Vivant désormais à Dallas, il a consacré de précédentes expositions à des portraits de vétérans et de citoyens américains issus de l'immigration.
Herve CIRET
"Remembering 9/11", jusqu'au 30 septembre 2026, au George W. Bush Presidential Center, à Dallas (Texas)
jeudi 24 septembre 2026
Lucas Museum à Los Angeles : un temple dédié à Star Wars, mais pas seulement
Imaginé par George Lucas (82 ans), le créateur de la saga "Star Wars", ce vaisseau spatial aux dimensions gigantesques trône au beau milieu d'Exposition Park, le pôle culturel et historique du sud de Los Angeles (Californie). Conçu par l'architecte Ma Yangsong, le bâtiment aux lignes fluides contient plus de 30 galeries d'exposition, dédiées à l'art narratif et au cinéma, réparties sur 9 000 m2. Il renferme notamment, tous les souvenirs des films du réalisateur, soit plus de 40 000 oeuvres et objets. Tels le vaisseau Starfighter de "La Menace Fantôme", le robot R2-D2 et des costumes et accessoires utilisés lors des tournages de la saga "Star Wars". Mais, aussi, des oeuvres d'art de Norman Rockwell, N.C. Wyeth, Frida Kahlo, Banksy, etc).
Ce lieu, où les oeuvres sont présentées par thèmes (amour, minorités, travail, sport et... conquête de l'Ouest, est décrit par son créateur, George Lucas et son épouse et partenaire d'affaires, Melody Hobson, comme un "temple de l'art populaire". En dehors de l'univers "Star Wars", il présente des accessoires (maquettes, storyboards) des films Batman, Indiana Jones, Willow, etc, du réalisateur. Mais, également, des planches de comics américains. Enfin, une galerie entière est consacrée à la Conquête de l'Ouest. Elle rassemble des oeuvres évoquant les attaques de convois de pionniers et la dure vie sur la Frontière. On y découvre, notamment, des tableaux de grands illustrateurs de l'Ouest, tel Frederic Remington, et des sculptures en bronze évoquant les récits du Far-West. Sans oublier des affiches de westerns mythiques.
Herve CIRET
Lucas Museum of Narrative Art, à Los Angeles (Californie)
mercredi 23 septembre 2026
Flamborough Head : bataille navale mémorable de la guerre d'indépendance américaine
Ce qui n'empêche pas John Paul Jones d'échapper aux navires de guerre britanniques, lancés à ses trousses, en emportant son butin, pris sur les navires marchands anglais. En dépit de la
faiblesse des forces engagées - une dizaine de navires - cette bataille navale reste mémorable. Même, si elle fait toujours débat chez les historiens.mardi 22 septembre 2026
Festival America 2026 : où en sont les USA, 250 après leur création ?
Tous les deux ans depuis 24 ans, cet évènement littéraire, qui accueille 45 000 personnes et réunit une soixantaine d'écrivains d'Amérique du Nord (USA, Canada, Québec, Mexique, Cuba Haïti), se déroule à Vincennes (Val-de-Marne), près de Paris. Il propose, non seulement un salon du livre, mais également des débats, des concerts et des expositions. Il a la particularité de mettre en lumière les problématiques des peuples autochtones d'Amérique du Nord. Pour ouvrir sa douzième édition, le 24 septembre, le festival donne la parole à quatre auteurs américains : Ron Rash, l'afro-américaine Jesmyn Ward, l'amérindien Tommy Orange et l'américano-asiatique Viet Thanh Nguyen proposent des lectures des extraits de leurs oeuvres, accompagnés par des musiciens (clarinette, guitare, pinao, saxo). Le lendemain, les festivaliers découvrirons l'Amérique de Joyce Carol Oates, de John Grisham et celle des Amérindiens. Le 26 septembre, ce sont d'autres facettes de l'Amérique, celles de Barbara Kingsolver et de Column McCann, qui seront proposées aux festivaliers. Sans oublier d'évoquer les blessures de l'Amérique, celles infligées aux Indiens et aux Noirs. Enfin, le 27 septembre, l'indienne Ojibwé, Louise Erdrich, et l'afro-américain Ta-Nehisi Coates viendront parler de "leur" Amérique.
Le festival, ce sont aussi des expositions. "Visions of America" propose un voyage au coeur des Etats-Unis, en suivant le regard acéré du photographe franco-italien Jean-Luc Bertini. De l'Ouest des westerns aux megalopoles de l'Est, il nous fait découvrir une Amérique kaléodoscopique. "Look at The USA" du photographe de l'agence Magnum, Peter Van Agtmael, documente les 20 années de conflits générées par les Etats-Unis, notamment en Irak et en Afghanistan. "Aux Ombres" raconte la chevauchée d'Indiens Lakotas, sur 450 km, dans les traces du chef Big Foot, qui fut exterminé, avec 300 femmes et enfants, à Wounded Knee en 1890. Enfin, un salon du livre vous permet d'aller à la rencontre d'une cinquantaine d'écrivains américains, sans traverser l'Atlantique pour s'entretenir avec eux. Des animations sont également prévues à destination du public jeunesse. Notamment, une rencontre avec l'auteur Bret Anthony Johnston.
Herve CIRET
Festival AMERICA du 24 au 27 septembre 2026 à Vincennes (Val-de-Marne)
lundi 21 septembre 2026
Neil Young regarde dans le rétro et constate que ce n'est pas jojo
Une image vaut mieux que mille mots. La pochette du dernier album de Neil Young résume, à elle seule, l'esprit de ce nouvel opus intitulé "Second Song". A bientôt 81 ans, le chanteur de la contre-culture américaine - et adversaire acharné du président Donald Trump - regarde dans le rétro et constate que la vie était plus cool avant. Avant l'arrivée des réseaux sociaux, l'accélération du temps, le chaos d'un monde désormais globalisé. Eh oui, le temps a passé depuis que le môme de Winnipeg (Canada) a commencé à jouer de la guitare dans les bars de Toronto, avant de s'expatrier sur la côte Ouest des Etats-Unis, au début des années 1960.
Si, sur le plan musical, ce nouvel album - principalement acoustique - n'ajoute rien à l'oeuvre de Neil Young (plus créative dans les années 1970-1990), en matière de textes, le "loner" nous livre quelques confidences sur sa vie. Sur les sept chansons de ce disque - dont certaines durent de 9 à 11 minutes) - trois attirent l'attention par leurs paroles : The Foggy Edge of Time, Second Song et Soon I Might Be Going. La première évoque les débuts de la carrière de Neil Young. La seconde s'apitoie sur les bons moments d'autrefois. Quant à la troisième, elle dénonce les méfaits du changement climatique : "Je pourrais bientôt partir, alors je voulais que tu saches que le soleil tape fort aujourd'hui au Canada. Où qu'ils aillent, les gens lèvent les yeux vers le ciel, comme s'ils attendaient un changement. Or, les nuages qui déversaient autrefois la pluie sont désormais cotonneux et étranges", chante Neil Young, tout en s'en prenant à Donald Trump qui défigure la Maison Blanche.
dimanche 20 septembre 2026
Il y a 461 ans, le massacre de Fort Caroline
Herve CIRET
mardi 15 septembre 2026
Quand Catherine Ringer trouvait son inspiration aux USA
La chanteuse et compositrice du célèbre groupe français des années 1980 Les Rita Mitsouko est décédée d'un cancer foudroyant, le 14 septembre 2026, à l'âge de 68 ans. C'est un producteur américain, Tony Visconti, qui a produit "The No Comprendo" (1986) et "Marc et Robert" (1988), les deuxième et troisième albums du groupe que Catherine Ringer avait créé, en 1981, avec son compagnon, le guitariste Fred Chichin. Le clip de leur chanson "In My Tea" (1986), extrait de leur second opus, est tourné, dans les rues de New-York, par Serge Gainsbourg. Signés aux USA sur le label Virgin Records, Les Rita Mitsouko rencontrent un vrai succès d'estime. Au point que leur tube "Andy" (1986) fait un tabac dans les dance clubs américains. Le groupe Sparks des frères Ron et Russell Mael, rencontré à Los Angeles, enregistrent avec eux un hit planétaire, "Singing In The Shower", ainsi que "Live In Las Vegas".
En 1987, la célèbre émission musicale, "Les Enfants du Rock" consacre un reportage aux Rita Mitsouko, de passage à New-York pour y répéter avec des musiciens américains. L'un d'entre eux les compare aux "Eurythmics version française", affirmant qu'ils sont si créatifs, innovants et en avance sur leur époque, qu'ils peuvent rencontrer le succès aux Etats-Unis. En 1988, suite à la sortie du troisième album de Rita Mitsouko une tournée américaine est organisée, pour tenter d'imposer le groupe aux USA. Sept ans plus tôt, ils avaient fait la première partie du groupe new-yorkais Indoor Life, alors en tournée en France. Catherine Ringer et Fred Chichin donnent une vingtaine de concerts aux Etats-Unis, dans des lieux branchés, comme le célèbre club new-yorkais The Tunnel. Le groupe enregistre même une version anglaise de son tube "Marcia Baïla" (vidéo ci-dessous), pour séduire le public américain. Plusieurs de leurs singles se classent dans les charts du Bilboard, le hit parade US. La presse d'outre-Atlantique salue l'énergie scénique de Catherine Ringer.
lundi 14 septembre 2026
Au 18e siècle, des Français combattaient aux côtés des insurgés américains
Un chevalier bourbonnais ayant vécu dans l’ombre du marquis de La Fayette est le héros de cette bande dessinée de Laurent Paturaud & Esther Gil, publiée fin août 2026, aux éditions Daniel Maghen. L'histoire nous invite à remonter le temps, en 1776, alors que la guerre d’indépendance américaine fait rage de l’autre côté de l’Atlantique. A l'image d'autres gentihommes français, le chevalier du Buysson a embarqué à bord du navire "La Victoire", acquis par le marquis de La Fayette, afin d'aller combattre les Britanniques opposés aux insurgés qui veulent s'émanciper de la couronne d'Angleterre. Recruté par un espion, il fait partie d'une poignée de jeunes gens décidés à quitter leur Bourbonnais natal pour s’embarquer clandestinement vers le Nouveau Monde. Là-bas, ils espèrent rejoindre les troupes du général Washington, bien décidées à obtenir l'indépendance de leurs colonies jusqu'ici britanniques. Le récit de cet album restitue le contexte historique du premier voyage du marquis de La Fayette en Amérique et la place tenue par ses compagnons de traversée.
Herve CIRET
"Amériques" de Laurent Paturaud & Esther Gil aux éditions Daniel Maghen
dimanche 6 septembre 2026
Chesapeake : la bataille navale qui libéra l'Amérique

Connue sous le nom de
bataille des caps de Virginie, c'est un épisode naval décisif de la guerre
d'indépendance américaine, qui s'est déroulé, il y a 244 ans, le 5 septembre 1781, dans
la baie de Chesapeake, le plus grand estuaire des Etats-Unis. Le vice-amiral britannique, Thomas Graves, tentait de secourir les
troupes du général Charles Cornwallis, bloquées à Yorktown (Viriginie),
au fond de la baie de Chesapeake, suite au blocus maritime instauré par
les insurgés, avec l'appui de navires français.











