Steve Ditko, co-créateur de Spider-Man, est mort



Steve Ditko
Contrairement à leurs modèles, les créateurs de super-héros ne sont pas immortels. Cocréateur, avec Stan Lee (toujours vivant), du célèbre "homme-araignée", l'américain Steve Ditko est décédé à l'âge de 90 ans.  Le dessinateur-scénariste a été découvert sans vie, le 29 juin 2018, dans son appartement de New-York, sans que l'on connaisse les causes de sa mort.

Né en 1927 à Johnstown (Pennsylvanie), Steve Ditko a imaginé, en 1962, le costume bleu et rouge de Spider-Man et ses lanceurs de toile. En 1966, après avoir dessiné l'"homme-araignée", durant 38 numéros de la revue "Amazing Spider-Man", suite à une querelle avec Stan Lee, Steve Ditko quitte Marvel pour le concurrent, DC Comics, l'autre poids-lourd de la bande dessinée américaine.

Revenu chez Marvel en 1979, l'artiste co-crée un autre personnage de comics célèbre, Doctor Strange, ainsi que d'autres moins connus, tels Bleu Beetle, Hawk and Dove, The Creeper et The Question. Mais, il ne connaît pas la même notoriété qu'avec Spider-Man

Stan Lee
En 1998, suite à la publication d'un article du magazine Time, attribuant la paternité du super-héros au seul Stan Lee, Steve Ditko sort de son silence. Dans une lettre, il estime que, sans sa propre vision graphique de l'"homme-araignée", Stan Lee n'aurait pu réussir à l'incarner concrètement dans ses scénarii. Ce sera la seule et dernière fois où les deux hommes se parleront, pour s'expliquer de vive voix. Stan Lee promettant à Steve Ditko de désormais le citer systématiquement quant il évoquera Spider-Man.

Moins médiatique que Stan Lee, Steve Ditko a toujours eu du mal à faire reconnaître la part de son influence sur la psychologie de l'"homme-araignée". Notamment, ses doutes et sa fragilité qui ont permis aux jeunes des années 1960 de s'identifier à ce super-héros. Sans oublier les "Villains" de Spider-Man, que les historiens des comics américains attribuent à Steve Ditko. Notamment, Mysterio, qui sera interprété par Jake Gyllenhaal, dans "Spider-Man Homecoming 2", le prochain film consacré au super-héros, prévu de sortir en 2019.


Une femme peintre au pays de Sitting Bull


Scénarisé par Marc Bourgne et dessiné par Didier Pagot, "Le Sentier de la guerre"(Glénat) met en scène une héroïne, fille d'un sénateur de la côte Est, qui, lasse de portraiturer la "bonne société" de Washington, a décidé de renouveler son inspiration en parcourant l'Ouest sauvage. En 1868, Diane Myers, 22 ans, s'oppose aux idées politiques de son père, qui souhaite voir exterminer les Indiens. Son rêve à elle, c'est d'aller peindre les paysages du Far-West et le mode de vie de ses premiers habitants.  

Ayant appris qu’une réunion d’armistice avec les tribus a lieu dans un fort de la rivière Missouri, l'héroïne se rend sur place, accompagnée d'un éclaireur aguerri, faisant commerce avec les Indiens. Avec son aide, la jeune artiste parvient à intégrer la tribu du chef Sioux Sitting Bull. 

Fascinée par cette culture menacée, c’est pour elle le début d’une étonnante aventure, à la fois, artistique et humaine. Elle tombe amoureuse d'un des guerriers de la tribu, mais va aussi connaître des désillusions. La jeune femme parvient dans le territoire du Dakota, à un moment où les bateaux à vapeur continuent d’être attaqués, sur le Haut Missouri, par les Indiens Lakotas, menés par Sitting Bull. Et ce, en dépit de la signature d'un traité de paix, avec les nations Cheyennes, Kiowas, Comanches et Arapahos. 

Le dessin réaliste de Didier Pagot restitue les paysages sauvages de l'Ouest, tout en mettant en scène de violents combats. Le scénario de Marc Bourgne, quant à lui, nous immerge dans une époque annonciatrice de la fin d'un monde, celui des Amérindiens.


"Le Sentier de la Guerre" - Tome 1 "Fort Buford" de Marc Bourgne et Didier Pagot aux éditions Glénat

Des super-héros en Lego envahissent Paris


Les enfants en ont rêvé, Lego® l'a fait ! Jusqu'au 19 août 2018, le Parc de la Villette, à Paris, leur propose de s'immerger dans l'univers des DC Comics, en allant à la rencontre de leurs super-héros et "villains" favoris, reconstitués à partir de 2 millions de briques du célèbre fabricant danois de jouets de construction. 

Après avoir conquis les Etats-Unis, Londres et Rome, l'exposition “The Art of the Brick : DC Super Heroes” va réjouir les fans de comics et des petites briques de plastique. C'est l’artiste américain Nathan Sawaya, originaire de l’Etat de Washington, qui a réalisé ces 120 étonnantes sculptures de Batman Superman, Wonder Woman et autres Flash, Joker, etc, mises en scène, au sein de décors et d’animations. 

"J’ai grandi en faisant de l’athlétisme et même si je ne courais pas aussi vite que The Flash, je ne m’en sortais pas trop mal", raconte Nathan Sawaya. "Grâce à cette affinité avec la course, j’ai pris beaucoup de plaisir à réaliser la sculpture de ce personnage, qui a nécessité une vingtaine d’heures de travail." 

Si l'exposition propose plusieurs représentations de Superman, celle devant laquelle les visiteurs s’arrêtent le plus longtemps, c'est une statue géante du super-héros, descendant du ciel. "Depuis 80 ans, les histoires autour de Superman sont souvent en relation avec la foi", estime l'artiste. "Je voulais que l’on ressente cela, avec sa cape iconique, transformée en majestueuses ailes d’anges." 


Quant à Wonder Woman, pour Nathan Sawaya, elle est le symbole de la justice et de la bonté. "J’avais envie de représenter ce pouvoir et cette dignité, lorsque j’ai créé les deux grandes pièces représentant son buste, et une couverture de comics", avoue-t-il, "car, j’aime sa posture, son langage corporel et sa férocité." En 2015, à Paris, l'artiste avait déjà exposé une centaine de sculptures représentant "La Joconde", "La Vénus de Milo" ou encore "Le Penseur" de Rodin.


Exposition The Art of The Brick : DC Super Heroes à l'espace Chapiteau du Parc de la Villette à Paris, jusqu'au 19 août 2018 


Il y a 242 ans naissaient les Etats-Unis


Exemplaire de la 1ère édition de  la constitution (1781)
Le 4 juillet 2018, tous les américains, partout dans le monde, célèbrent l'Independance Day, la fête nationale qui commémore le jour où, en 1776, les insurgés ont publiquement déclaré les 13 états de la Côte Est de l'Amérique du Nord, indépendants du royaume de Grande-Bretagne. Parmi les rédacteurs de la déclaration d'indépendance américaine, Thomas Jefferson, qui a été, par la suite, ambassadeur en France.

Cet évènement est l’occasion de festivités et de cérémonies célébrant l'histoire du pays, son gouvernement et ses traditions. Feux d'artifice, parades, mais, aussi, barbecues, pique-niques, matchs de baseball, sont organisés pour célébrer ce jour férié.

En plus de "The Star-Spangled Banner", l'hymne national, le 4 juillet est l'occasion d'entonner des chants traditionnels : "America the Beautiful", "God Bless America" ou encore "This Land Is Your Land", "Yankee Doodle"(si on est du Nord des Etats-Unis), et "Dixie"(si l'on habite le Sud). Certaines paroles de ces chansons évoquent la guerre d'indépendance au 18e siècle ou la seconde guerre d'indépendance de 1812.

C'est également le jour de la fête nationale américaine, il y a 102 ans, le 4 juillet 1916, lors de la Première guerre mondiale, que le poète américain Alan Seeger, engagé volontaire dans la Légion étrangère est mort au combat, à l'âge de 28 ans, à Belloy-en-Santerre (Somme).

Diplômé de Harvard, il a notamment participé à la bataille de la Marne et aux combats du Chemin des Dames. Son poème le plus connu est "I have a rendez-vous with the death" (J'ai rendez-vous avec la mort), qui était l’un des poèmes préférés de l'ex-président américain John Fitzgerald Kennedy.  

Une statue représentant Alan Seeger surplombe le monument aux volontaires américains de la Première guerre mondiale, place des États-Unis, dans le 16e arrondissement de Paris. La dépouille du poète-soldat reposeraient dans l’ossuaire n°2 de la nécropole nationale de Lihons (Somme).

Il y a 100 ans prenait fin la sanglante bataille du Bois Belleau


Le 26 juin 1918 est une date de la Première guerre mondiale particulièrement honorée par le corps des Marines américains. Ce jour-là, dans le bois Belleau (Aisne), dans le Nord-Est de Paris, une unité composée du 23rd Infantry Regiment et de la 4th Marine Brigade met fin à près d'un mois de durs combats, suite à la contre-offensive allemande, dans la région de Château-Thierry. Les soldats du corps expéditionnaire américain font 800 prisonniers, s'emparent de 35 mitrailleuses et de leurs réserves de munitions et reprennent le village proche de Bouresches. 

"En raison de la brillante conduite de la 4e brigade des Marines de la 2e division d'infanterie des Etats-Unis, qui a enlevé de haute lutte Bouresches et le point d'appui du bois Belleau, défendu avec acharnement par un adversaire nombreux", déclare alors le général Degoutte, commandant la 6e armée française, "il est décidé que dans toutes les pièces officielles, le bois Belleau portera le nom de bois de la brigade des Marines."

Jusqu'à la Seconde guerre mondiale (1939-1945), la bataille du bois Belleau fut celle où le corps des Marines perdit le plus grand nombre d'hommes, depuis sa création en 1775, durant la guerre d'Indépendance américaine. C'est pourquoi, elle est considérée comme le premier engagement majeur, et donc fondateur, de cette unité d'élite. Le cimetière américain du bois Belleau abrite plus de  2 000 sépultures et sa chapelle accueille les noms d'un millier de soldats dont les corps n'ont jamais été retrouvés ou identifiés. 

En 1942, durant la guerre du Pacifique, en souvenir de cette bataille, un porte-avions américain prend le nom de "USS Belleau Wood". Passé sous pavillon français, en 1950, le navire conserve le nom de "Bois Belleau". Enfin, de 1978 à 2005, un porte-hélicoptères de la flotte américaine du Pacifique a porté ce nom, commémorant ainsi un moment crucial de l'histoire combattante des Etats-Unis.

Au large de Cherbourg, un combat naval de la guerre de Sécession


En 1864, l'année même où cette bataille navale a eu lieu, le peintre Edouard Manet l'immortalise dans un tableau (ci-contre). Le 19 juin 1864, au large de Cherbourg (Manche), dans le cadre de la guerre de Sécession américaine (1861-1865), un navire sudiste (CSS Alabama) et un bâtiment nordiste (USS Kearsarge) s'affrontent.

Construite deux ans plus tôt, dans un chantier de Liverpool (Angleterre) et armée de huit canons, la corvette à vapeur sudiste est particulièrement redoutée des navires nordistes. Constituée d'un équipage anglais, mais commandé par des officiers Confédérés, elle a son actif l'arraisonnement de 447 navires marchands, l'incendie de 520 autres et le naufrage d'une canonnière (Hatteras) de l'US Navy nordiste, au large des côtes américaines du Texas.

C'est alors qu'il sort du port de Cherbourg, où il a fait le plein de charbon, que le CSS Alabama est pris en chasse par l'USS Kearsarge, dépêché par le gouvernement nordiste, depuis les Pays-Bas où il faisait escale. Attiré par ce "duel" annoncé par voie de presse, un public nombreux s'est massé sur les hauteurs de la ville normande - parmi lequel le peintre Manet - ou bien a loué des barques de pêcheurs, pour être au plus près de ce combat naval exceptionnel.


Le navire sudiste est le premier à ouvrir le feu, la canonnade durant plus d'une heure, au cours de laquelle plus de 500 coups de canons sont échangés. Mais, le bâtiment nordiste est plus précis dans ses tirs et parvient à couler la corvette à vapeur, après plusieurs tirs atteignant sa coque, au niveau de sa ligne de flottaison. Le combat fait 29 victimes à bord du navire sudiste et une seule côté nordiste. Trois d'entre elles sont enterrées dans le cimetière de Cherbourg (voir vidéo ci-dessous).  

Raphael Semmes, CSS Alabama
John Winslow, USS Kearsarge
120 ans après cette bataille navale, la Marine nationale française retrouve l'épave du CSS Alabama, à dix kilomètres à peine de l'entrée de la rade de Cherbourg. 300 objets, dont la cloche du navire, sont remontés à la surface. Trouvés sous l'un des canons, des fragments de mâchoire sont inhumés au cimetière de Mobile (Alabama). Bien que se trouvant dans les eaux territoriales françaises, le gouvernement américain a revendiqué la propriété de l'épave. Parce que l'Alabama s'est rendu à son adversaire en amenant son pavillon, dans une zone, à l'époque, hors des eaux territoriales françaises. C'est pourquoi, l'épave fait partie des lieux officiels américains de mémoire de la guerre de Sécession.