Bien que d'origine mexicaine, le "Cinco de Mayo" (5 mai) est une fête très populaire aux Etats-Unis, où les Américains d'origine hispanique sont plus de 62 millions, soit près de 20% de la population. C'est en Californie, en 1863, que cette date a été célébrée pour la première fois, du fait de la forte présence, dans cet Etat, d'une communauté mexicaine. Mais, c'est surtout, à partir des années 1940 que cette fête a pris son essor, avec l'implication des mouvements de défense des droits civils des "Chicanos", les Américains d'origine mexicaine.
Le "Cinco de Mayo" commémore la victoire de 4 500 soldats mexicains, menés par le Général Ignacio Zaragoza, sur les 7 000 militaires français - pourtant mieux équipés et plus aguerris - lors de la Bataille de Puebla, le 5 mai 1862. Le conflit justifié par le non remboursement par le Mexique de ses dettes envers la France, l'Angleterre et l'Espagne - va durer jusqu'en 1867, date la chute de l'empereur Maximilien d'Autriche, mis sur le trône d'un royaume fantoche par Napoléon III, afin de contrebalancer la puissance des Etats-Unis. Mais,
la guerre de Sécession (1861-1865), entre les états du Nord et du Sud, se terminant, les Américains soutiennent militairement la résistance mexicaine contre les Français. Ne
souhaitant pas entrer ouvertement en
conflit avec les États-Unis, Napoléon III abandonne l'empereur du
Mexique à son sort.
Les campagnes publicitaires sur les boissons (bière, vin, tequila) consommées à cette occasion - autant que lors de la finale du Super Bowl de football américain - et l'organisation de nombreuses parades de rue, attestent de la popularité de cette fête d'origine mexicaine, à laquelle les Etats-Unis ont en quelque sorte contribué.
Le
25 avril 2026, un homme tente de forcer l'entrée du dîner des
correspondants de la Maison Blanche, à l'Hôtel Hilton de
Washington. C'est la cinquième tentative d'assassinat de Donald
Trump en 10 ans. Soit le record de l'Histoire de tous les présidents
américains. Un évènement qui est l'occasion d'évoquer les
précédentes tentatives d'attentats contre lui et les autres
présidents des Etats-Unis. Pour Donald Trump, la première
tentative contre sa personne remonte au 18 juin 2016, à Las
Vegas (Nevada), lors de la campagne de sa première
mandature. C'est un citoyen britannique, Michael Steven
Sandford, qui tente de saisir le pistolet d'une policière de la
métropole de Las Vegas assurant la sécurité de l'événement.
Il souhaitait tuer Donald Trump pour l'empêcher de devenir
président.
La seconde tentative d'assassinat contre Donald Trump s'est déroulée le 13
juillet 2024, lors d'un rassemblement politique à Meridan, près de Butler (Pennsylvanie). Le candidat républicain à l'élection présidentielle est la cible de 8 coups de feu, dont un le blesse à l'oreille droite.L'auteur des tirs est Thomas Matthew Crooks, âgé de 20 ans, originaire de l'Etat de Pennsylvanie.
La troisième tentative contre Donald Trump a lieu, le 15
septembre 2024, à l'International Golf Club en Floride. Un homme est aperçu en possession d'un fusil à lunette pointant sur le
terrain de golf. Les services de sécurité tirent dans sa
direction, provoquant sa fuite, avant d'être arrêté peu après. Enfin, le 22
février 2026, c'est un homme armé
d'un fusil qui s’introduit illégalement dans l’enceinte de
Mar-a-Lago, la résidence privée de Donald Trump en Floride.
Auparavant, c'est le Président Abraham Lincoln qui est assassiné, le , au Théâtre Ford à Washington, alors que la guerre de Sécession s'achève. Son assassin, John Wilkes Booth, est un acteur connu qui s'oppose violemment à l'abolition de l'esclavage aux États-Unis. Seize ans plus tard, c'est le président James Garfield qui est abattu,, également à Washington. par Charles J. Guiteau, un avocat
qui n'a pas supporté de se voir refuser un poste consulaire. Le William McKinley qui est assassiné lors de la visite du Temple of Music, une salle de concert construite à l'occasion de l'Exposition Pan-américaine de Buffalo (Etat de New-York). Le président est abattu à coups de pistolet par l'anarchiste Leon Czolgosz. Ce dernier avait perdu son emploi, lors de la panique financière de 1893 et considérait
McKinley comme un symbole de l'oppression.
Enfin, en 1963, c'est le Président John F. Kennedy qui est assassiné, le vendredi à Dallas (Texas), à l'âge de 46 ans.
Il est mortellement touché par balles, alors qu'il traverse en limousine présidentielle les rues de
la ville, en compagnie de sa femme Jacqueline née Bouvier. La commission d'enquête a conclu que JFK avait été abattu par Lee Harvey Oswald qui avait agi seul. Quant à Jack Ruby qui, à son tour, a abattu Oswald avant son procès, il a été déterminé qu'il avait agi de son propre chef.
Néanmoins, 80% des Américains estiment que cet assassinat aurait pour origine un complot ou une machination.
Difficile d'incarner à l'écran une star mondiale de la musique. Mais, le réalisateur de ce biopic sur Michael Jackson n'a pas eu à aller très loin pour trouver l'interprète idéal. C'est Jaafar Jackson - le propre neveu du chanteur décédé, le 25 juin 2009, à l'âge de 50 ans - qui endosse le costume de scène du "King of Pop", pour ce biopic qui lui est consacré par Antoine Fuqua. Le film "Michael" se concentre sur les premières années de la vie la future star, à l'époque du groupe des "Jackson 5" (1968-1972) avec ses frères, puis son ascension, grâce au label de disque "Motown", et sur son accession au statut d'artiste solo international
L'interprète de Michael Jackson n'étant pas un acteur professionnel, il a fallu qu'il s'entraine à chanter et surtout danser, comme lui. Ce qui a nécessité deux ans de préparation, au cours desquelles, Jaafar Jackson a dû apprendre des chorégraphies, s'immerger dans les archives filmées et les écrits
personnels de son oncle, tout en répétant son rôle dans l’ancienne chambre de
Michael Jackson, à Hayvenhurst, dans sa propriété familiale de Los Angeles.
Michael Jackson et les "Jackson Five"
Le
film s'articule autour d'instants-clés de la carrière du chanteur.
Notamment,le tournage en 1982 du clip vidéo de sa chanson "Thriller",
reconstitué pour l'occasion sur l'Union Pacific Avenue à Los
Angeles, l'endroit même où la vidéo originale a été filmée. Mais aussi l’émission de télévision sur NBC, en 1983, au cours de
laquelle Michael Jackson dévoile, pour la première fois au public, le "Moonwalk", son célèbre pas glissant en marche arrière. Le biopic va même jusqu'à reconstituer la tournée d’adieu des Jackson Five, en 1984, avec d’anciens
musiciens du groupe. Sans oublier le concert mythique de Michael Jackson, en 1988, au Wembley Stadium, à Londres, devant 72 000 spectateurs, le Prince Charles et Lady Di, lors de sa tournée mondiale "Bad World Tour". La trame du film étant avant tout artistique, celui-ci ne s'attarde nullement sur les démêlés de la star avec la justice, à partir de 1993, suite aux accusations de pédophilie. Des faits pour lesquels Michael Jackson fut acquitté en 2005. A l'été 2009, le chanteur devait se produire pour une série de concerts à Londres - dont les répétitions à Los Angeles ont fait l'objet du film posthume "This Is It" - lorsqu'il décède d'un arrêt cardiaque, suite à une intoxication au propofol, un sédatifhypnotique.
Jusqu’en
1919, les experts en aéronautique ne pouvaient imaginer
qu’un homme puisse sauter d'un avion en chute libre, sans perdre connaissance. C'est un californien de 24 ans, cascadeur aérien pour le cinéma,
Leslie Irvin, qui leur démontre le contraire. Le 19 avril 1919, au-dessus de Dayton (Ohio), il saute dans le vide, depuis un avion volant à une altitude de 600 mètres. Il n'ouvre son parachute qu’à 200 mètres du sol.
Seule sa cheville est cassée à l’atterrissage.
Conçu par deux militaires de l'US Air Force, le parachute utilisé par Leslie Irvin a été déployé à partir d'un sac à dos muni d'une poignée d'ouverture. Ce qui en constitue l'originalité et l'innovation. Car, les premiers parachutes étaient jusqu'ici déployés, à partir d'un
réservoir fixé à l'avion.
En juin 1919, Leslie Irvin créé son entreprise de fabrication de parachutes. Dans les dix ans qui suivent, pas moins de quarante pays équipent leurs forces aériennes avec ses produits. Quant aux 10 000 pilotes et parachutistes alliés qui effectuent des missions durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), ils lui doivent en partie la vie. Leslie Irvin va même jusqu'à offrir une "goupille d'or" à chaque pilote ayant utilisé son parachute lorsque son
avion était en difficulté. Vingt ans plus tard, 34 000 personnes sont ainsi distinguées, parmi lesquelles, Charles
Lindbergh.Leslie Irvin a rejoint les étoiles, le 9 octobre 1966, à l'âge de 71 ans.
Nathalie Baye dans "Arrête-moi si tu peux" (2002) de Steven Spielberg
Atteinte
d’une
maladie neurodégénérative, l'actrice française Nathalie Baye est décédée, le
17 avril 2026, à Paris, à l'âge de 77 ans. En 1964, à seulement 16 ans, cette fille d'un couple d'artistes peintres part aux Etats-Unis, pour y suivre les cours d'une école de danse. "Je voulais être danseuse classique", raconte la comédienne. "Mes parents, au bord du divorce,
décidèrent de m'envoyer un an à New York pour travailler comme baby-sitter et
suivre des cours dans une école de danse. A l'époque, c'était très gonflé, car je
suis partie quasiment sans un rond, avec un anglais ultra-moyen." À son retour en France, Nathalie Baye poursuit ses cours de danse, tout en s'inscrivant au
Conservatoire national supérieur d'art dramatique dont elle sort
diplômée en 1972. L'année suivante, c'est le film "Brève
Rencontre à Paris" du réalisateur américain Robert Wise (West
Side Story, La
Mélodie du Bonheur, La
Canonnière du Yang-Tsé, Pat
Garrett et Billy le Kid), qui la fait connaître au cinéma. En 1983, c'est encore le film d'un metteur-en-scène américain, Bob Swaim, qui lui permet de remporter son premier César, celui du meilleur film, pour "La Balance".
En
1985, Nathalie Baye et Johnny Hallyday -alors son compagnon -interprètent la version française de la célèbre chanson de l'actrice hollywoodienne Marilyne Monroe "I Wanna Be Loved By You" (Voir ci-dessus). La même année, Nathalie Baye déclame le texte d'introduction de la chanson "Quelque
chose de Tennessee"de
Johnny Hallyday, sur son album "Rock'n'Roll
Attitude". Il s’agit d’une
citation concluant la pièce de théâtre "La
Chatte sur un toit brûlant" de l’auteur américain Tennessee Williams. En
1993, l'actrice tourne aux États-Unis le téléfilm "Les Soldats de
l'espérance", du réalisateur américain Roger Spottiswoode, qui décrit les débuts du SIDA. L’actrice y interprète le
Docteur Barré, une immunologie et virologue française. Dans les
années 1990, Nathalie Baye est brièvement en couple avec le peintre
américain François Lamore, né en 1952 à Washington. En 2000, au
Festival de Seattle - qui présente des films indépendants et non américains - la comédienne française se voit décerner le prix
d'interprétation féminine pour le film "Vénus Beauté Institut" de la réalisatrice franco-américaine Tonie Marshall, fille du
réalisateur américain William Marshall et pour le long-métrage "Une liaison
pornographique" de Frédéric Fonteyne.
En
2002, Nathalie Baye tient un second rôle dans la
comédie
hollywoodienne,
"Arrête-moi
si tu peux",
réalisée par Steven Spielberg (vidéo ci-dessus). Au côté de Christopher Walken, elle y interprète la mère du héros joué par Leonardo DiCaprio, devenu
le plus plus grand faussaire des années 1960, en usurpant plusieurs identités. C'est par passion du film "La Nuit Américaine" de François Truffaut - dans lequel joue Nathalie Baye - que Steven Spielberg a voulu engager l'actrice. "A l'époque, j'étais en admiration, presque tombé
amoureux de Nathalie Baye dans le film", reconnaît le réalisateur américain. "Quand je préparais"Arrête-moi
si tu peux,
j'ai demandé à mon ami Brian De Palma de faire passer un casting à quelques actrices françaises. Quand j'ai reçu
les images de Nathalie, c'était comme une
évidence. Je devais absolument tourner avec elle, comme je l'avais fait
avant avec Truffaut en l'invitant à participer à "Rencontres du
troisième type". En
2021, Nathalie Baye tourne dans "Downton Abbey 2", un film
historique britannico-américain réalisé par Simon Curtis, dans
lequel elle incarne la marquise douairière de Montmirail, dont l'époux est amoureux de Violet Crawley, comtesse douairière de
Grantham. Engagée
pour la défense de l'environnement et le soutien à l'enfance
défavorisée, l'actrice était membre du comité d'honneur de
l'Institut Jane Goodall France. Celui-ci est le représentant français de l'organisation mondiale de protection de la vie
sauvage et de l'environnement, fondée en 1977, en Virginie
(Etats-Unis), par la primatologue Jane Goodall.
Le 18 avril 1916, la première escadrille, composée de pilotes américains
volontaires engagés dans la légion étrangère, est créée à Luxeuil-les
Bains (Haute-Saône). Et ce, alors que les Etats-Unis ne sont pas encore entrés en guerre. Baptisée "La Fayette", en hommage au marquis français qui a aidé les insurgés américains à se libérer du joug anglais, elle est commandée par le capitaine français Georges Thénault, secondé par le lieutenant Alfred de Laage de Meux. C'est à l'initiative de deux américains, Norman Price et Fraser Curtiss, soutenus par Maximilien Jarousse de Sillac, du ministère français des Affaires Etrangères,et le docteur Gros, du Corps des Ambulances Américaines, que cette escadrille est constituée. A l'origine, chacun des pilotes fait figurer son emblème personnel sur la carlingue de son avion : initiales de son nom ou
dessin (croix, dé, étoile, papillon ...) Ce n'est qu'en octobre 1916, lors de l'intégration de
l'escadrille "La Fayette" dans un groupe de combat, qu'un emblème
collectif est choisi. Une tête d'indien Séminole, dessinée par le mécanicien Marie Suchet, inspirée du dessin imprimé sur
les boîtes de munitions américaines de la "Savage Arms Manufactured
Company".
Sergent Harold Willis
Un an plus tard, un nouvel emblème, une tête de Sioux, dessiné par le sergent Harold
Willis est adopté par l'escadrille "La Fayette" qui reçoit
en juillet 1917, son
drapeau brodé par quarante employées du ministère des finances
américain. Un mois après sa création, l'escadrille "La Fayette"remporte sa première victoire homologuée,
en abattant un avion allemand, au-dessus de Thann (Haut-Rhin). Ses pilotes participent aux différentes phases dela bataille de Verdun, à bord d'avions Nieuport, se
couvrant de gloire en remportant une douzaine de victoires homologuées.
Les troupes américaines ayant débarqué en France, en décembre 1917, l'escadrille "La Fayette", équipée d'avions français Spad, passe sous commandement américain et devient le "103rd Aero Squadron". Cependant, ses pilotes continuent de servir sous l'uniforme français, la notification de leur mutation dans l'armée américaine n'intervenant qu'en février 1918.
Du 22 avril au 16 mai 2026, la galerie Daniel Maghen à Paris propose une exposition de planches originales du nouvel album de bande dessinée "Cheyenne" de Patrick Prugne. Deux ans après "Pocahontas", le scénariste et dessinateur clermontois revient à ses histoires indiennes. Cette fois-ci, le récit ne se déroule pas au 17e, lors de la colonisation française en Amérique du Nord, mais au 19e siècle. Il retrace les événements ayant mené, en 1864, au massacre de Sand Creek.Ce massacre a été perpétré par la milice du territoire du Colorado, contre un campement d'Indiens Cheyennes et Arapahos, sur les bords de la rivière Big Sandy Creek, à l'est des montagnes Rocheuses. Soutenus par l’armée américaine, des colons et des chercheurs d’or déferlent
sur les plaines de l’Ouest, au mépris des
traités gouvernementaux garantissant aux tribus amérindiennes la préservation de leurs
territoires ancestraux. Ecartelés entre l’hostilité des blancs et la colère de leurs frères de sang, deux métis tentent de rejoindre leur mère vivant parmi les Cheyennes.
Outre des planches originales issues de
l'album, l'exposition présente également des illustrations réalisées spécialement pour cet évènement. L'occasion de découvrir le graphisme épuré aux couleurs pastelles de ce maître de
l'aquarelle, qui recrée les ambiances sépulcrales des grandes plaines de l'Ouest américain. Né en 1961, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Patrick Prugne a commencé sa carrière en imitant le style de ses artistes préférés (Juillard, Loisel, Manara, Pratt...). Après une expérience d'illustrateur publicitaire - comme nombre de grands dessinateurs américains - le Clermontois s'est lancé dans la bande dessinée, en pastichant la fable de La Fontaine "Le Lièvre et la Tortue", qui lui a valu l'Alph-Art du Festival de la BD d'Angoulême, en 1990.
Herve CIRET
Exposition Patrick Prugne, à la Galerie Daniel Maghen, 36 rue du Louvre à Paris, du 22 avril au 16 mai 2026
Le vernissage de l'exposition dédiée à l'album "Cheyenne" a lieu, le 23 avril 2026, à partir de 19H, à
la Galerie Daniel Maghen. Le 25 avril 2026, de 14h30 à 17h30, Patrick Prugne y dédicacera son nouvel opus.
Si elle s'est faite connaître aux Etats-Unis dans les années 1920-1930, en tant que mannequin photographiée par les plus grandes signatures des magazines de mode, c'est à Saint-Malo (Bretagne), au lendemain du débarquement allié en Normandie, que Lee Miller a gagné ses galons de correspondante de guerre. Plutôt que de s'attarder à décrire les opérations militaires - notamment la libération de Saint-Malo occupée par l'armée allemande - la reporter s'intéresse aux femmes engagées dans ce conflit : aviatrices, infirmières, personnel de la défense anti-aérienne. Des photos qui paraissent dans le magazine Vogue, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
L'exposition du Musée d'Art Moderne de Paris réunit 250 tirages, dont plusieurs inédits dans un parcours en six étapes chronologiques et thématiques. Elle retrace l’ensemble de l'oeuvre de la photographe, de ses débuts à New York dans les années 1920 à la Seconde Guerre Mondiale en Europe, en passant par son séjour en Égypte et
sa vie à Londres. La dernière rétrospective française consacrée à Lee Miller, au Jeu de Paume à Paris, remonte à 2008. Née en 1907 à Poughkeepsie (États-Unis), la photographe est décédée en 1977, à Chiddingly (Royaume-Uni). Longtemps reléguée au rôle d’égérie, elle est
aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du 20e siècle.
Le 9 avril 1865, la bataille d'Appomattox met fin à la guerre de Sécession déclenchée quatre ans plus tôt. Trois jours auparavant, la bataille de Sayler’s creek avait vu la défaite des troupes confédérées du général Robert Lee. Celui-ci
se rend au général nordiste Ulysses Grant. Ce conflit, qui oppose les
états du Nord et du Sud des Etats-Unis (Alabama, Arkansas, Carolines du
Nord et du Sud, Floride, Géorgie, Louisiane, Mississippi, Virginie,
Tennessee,Texas), est une véritable "guerre civile", comme la nomment
les américains. Il est déclenché, au lendemain de l'élection du
président anti-esclavagiste Abraham Lincoln, en novembre 1860, suite à l'attaque, par l'armée Sudiste, d'un fort de Charleston en Caroline du Sud, dont la garnison est restée fidèle au gouvernement fédéral.
Si les
premières offensives sont à
l'avantage des Confédérés, les Yankees,
plus nombreux et bénéficiant de ressources industrielles supérieures, remportent les batailles d'Antietam, en 1862, et de Gettysburg, l'année suivante. La prise de la capitale des Confédérés, Richmond, en 1865, finit d'accélérer la défaite des Sudistes. En 2011, un historien et démographe américain a estimé que la guerre de Sécession avait fait 750 000 morts. Soit 20% de plus que les chiffres officiels, les pertes Sudistes ayant été sous-estimées jusqu'ici.
S'y ajoutent des dizaines de milliers de victimes civils. Avec la
Seconde Guerre mondiale, ce conflit est le plus meurtrier qu'aient connu
les États-Unis.
Bande-annonce de "Shenandoa" (Les Prairies de l'Honneur) d'Andrew McLaglen (1965) avec James Stewart. L'histoire d'un fermier entraîné, malgré lui, dans la guerre de Sécession.
Le 6 avril 1917, le Congrès américain vote l'entrée en guerre des Etats-Unis dans le Premier conflit mondial. Trois millions d’Américains sont
mobilisés, deux millions se portent volontaires. 126 000 d'entre eux sont tués, 234 000 sont blessés et 4 500 demeurent portés disparus. Pour les Afro-américains et les Amérindiens, leur participationaux combats est un moyen de se valoriser, dans une société américaine qui les ignore et les maltraite.Un siècle plus tard, en France, de
nombreux cimetières militaires et monuments commémoratifs continuent de
témoigner du sacrifice des combattants américains de la guerre
1914-1918. Notamment, à Suresnes près de Paris, à Romagne-sous-Montfaucon et Monsec, dans la Meuse.
Au moment où les USA entrent en guerre, les troupes françaises et britanniques sont usées par trois ans de guerre et enregistrent des pertes élevées dans leurs rangs. La Révolution Russe a mis fin aux combats sur le front de l'Est de l'Europe et l'armée allemandeen profite pour renforcer ses positions à l’Ouest. D'où le besoin urgent de combattants,par crainte d'une contre-offensive.
Mais, la mobilisation aux Etats-Unisprend du temps. A cette époque, les effectifs de l'armée de métier américaine ne dépassent pas 200 000 hommes. De plus, leur expérience du combat se résume aux guerres indiennes et mexicaines et à la prise de Cuba. Enfin, l'armée US estmal équipée et a un réel besoin d'entraînement. Dirigé par le général
Pershing, les premiers éléments du corps expéditionnaire américain n'arrivent en France qu'en juin et septembre 1917. Les Anglais et les Français les équipent en leur fournissant canons, mitraillettes, casques, voire même des uniformes. Mais, trois mois avant la fin de la guerre, le corpsexpéditionnaire américain totalise 1,5 million de combattants.
Aux
États-Unis, le souvenir de la guerre 1914-1918 est entretenu par des monuments
aux morts, localisés dans plusieurs Etats. Le plus important, le "Liberty Memorial",
d'une hauteur de 66 mètres, se trouve à Kansas City (Missouri). Mais, aucun monument national commémorant la Première Guerre
mondiale n'a été érigé aux USA. Ce n'est que depuis 2014, qu'une loi a autorisé la construction d’un
mémorial dédié aux combattants de ce conflit, près de la Maison Blanche.
Herve CIRET
Consultez le dossier sur le site "Les Chemins de Mémoire"