Connue sous le nom de
bataille des caps de Virginie, c'est un épisode naval décisif de la guerre
d'indépendance américaine, qui s'est déroulé, il y a 244 ans, le 5 septembre 1781, dans
la baie de Chesapeake, le plus grand estuaire des Etats-Unis. Le vice-amiral britannique, Thomas Graves, tentait de secourirles
troupes du général Charles Cornwallis, bloquées à Yorktown (Viriginie),
au fond de la baie de Chesapeake, suite au blocus maritime instauré par
les insurgés, avec l'appui de navires français.
Lieutenant-général
des armées navales françaises, l'amiral François Joseph Paul de Grasse,
grâce à des tirs précis et un sens particulier de l'esquive, endommage six vaisseaux anglais. Ce qui oblige le vice-amiral britannique, à cesser le combat. La
victoire française empêche la Royal Navy de secourir
les troupes britanniques. Ce qui entraîne la chute de la ville de Yorktown. Elle évite
également toute attaque des renforts et des convois de provisions, destinés aux insurgés américains, acheminés depuis Newport (Rhode Island) et les Antilles françaises. Entre le 18e et le 19e siècle, la bataille navale de Chesapeake est l'une des rares défaites navales de
la Royal Navy britannique. Elle permait également à la France de récupérer certaines
de ses colonies perdues, en 1763, dont Sainte-Lucie et Tobago, aux Antilles.
C'est le 5 septembre 1877 que
le chef Sioux Lakota Oglala,Crazy Horse (Tašúŋke Witkó), meurt, dans des circonstances troubles, des mains d'un ancien compagnon de combat, Litlle Big Man, dans la réserve de Fort Robinson (Nebraska). L'année précédente,
le chef Sitting Bull a incité l'ensemble desleaders Lakotas à reprendre la lutte
contre les colons américains. La découverte de gisements d'or, dans le territoire sacré des Black Hills, en 1874, incite l'armée américaine à investir la région et ainsi violer le traité de Fort Laramie, signé en 1868.
Suite à sa reddition le 6 mai
1877, Crazy Horse est conduit, avec sa tribu, dans la
réserve de Fort Robinson, dans les territoires du Nebraska. C'est alors
que le chef Sioux est convié à une entrevue avec le général Crook,
commandant les troupes de l'armée américaine, dans la région. Voyant
les barreaux de la pièce où on le fait entrer,
Crazy Horse se débat, sort un couteau, et se fait poignarder par l'un de ses anciens lieutenants. Il meurt, le soir même, des suites de ses blessures.
Né vers 1840, Crazy Horse fut, avec Sitting Bull, l'un des grands chefs ayant combattu l'armée américaine, durant les guerres indiennes. Son nom de Cheval fou provient de son nom Sioux Lakota, Tašúŋke Witkó, qui, plus précisément, veut dire : ses chevaux ont le feu sacré.
Le 3 septembre 1783, au château de Versailles (Yvelines) est signé le traité de paix entre la France et l'Angleterre, mettant fin à la guerre d'Indépendance des Etats-Unis. Après 8 ans de conflit, les Britanniques cèdent aux Américains la totalité des terres au Sud du Canada et rendent à la France Saint-Pierre-et-Miquelon, les comptoirs du Sénégal et des Indes, ainsi que les îles Tobago et Sainte-Lucie.
Impliquant également l'Espagne et la Hollande,la guerre d'Indépendance américaine a eu une dimension mondiale. Puisqu'elle s’est étendue sur mer - des côtes américaines à la Méditerranée, en passant par l’Inde - et
qu'elle a été à l'origine d'importantes pertes humaines, provoquées par la
violence et l’ampleur des batailles, les plus grandes du 18e siècle.
C'est pourquoi, le 3 septembre 178, à Versailles, est également signé le traité anglo-espagnol, pendant du traité de Paris, signé le même jour par la Grande-Bretagne avec les
représentants des "insurgents" américains, vivant dans les 13 anciennes colonies britanniques. Publié le 25 novembre 1783, le
traité de Versailles est complété le 20 mai 1784, par un traité entre Anglais et Hollandais.
Ayant vaincu la flotte britannique, pourtant deux fois plus importante, la marine française a vengé l'affront subi,
lors de la guerre de sept ans.Elle retrouve ainsi son rôle d'arbitre du continent européen, en redevenant la première puissance mondiale.
En 2016, dans le cadre de la commémoration des 240 ans de la
déclaration d'indépendance américaine, le château de Versailles avait consacré
une intéressante exposition à cet évènement. Celle-ci avait permis
de revivre le processus de décision ayant amené les français à prendre fait
et cause pour les insurgés américains. En tête desquels, Benjamin
Franklin, qui fut leur principal interlocuteur en France, auprès des
conseillers du roi Louis XVI.
Avec ses albums "Comanche Trail" (2026) "Golden West"(2023), le dessinateur et scénariste de bande dessinée Christian Rossi a renoué avec le genre western abordé, au début des années 1980, avec "Le Chariot de Thespis", puis poursuivi, dans les années 2000, avec la série "W.E.S.T.". Près de 10 ans après sa précédente exposition sur l'oeuvre de cet artiste, la galerie Daniel Maghen, à Paris, présente des planches originales de ces deux récents ouvrages précités. Ceux-ci évoquent le destin d'un jeune Apache banni de sa tribu et contraint de
survivre en territoire hostile, à la frontière avec le Mexique. Sa rencontre avec une légende de l'Ouest, le chef et guerrier indien Geronimo, va lui permettre d'obtenir la rédemption de son peuple et de rentrer chez lui. Cependant, sur le chemin du
retour, lejeune Apache fait la rencontre de l'épouse du chef Comanche Quanah, elle-même poursuivie par sa propre tribu.
Ces deux albums sont un hymne à la liberté et à l'étendue des grands espaces, mais aussi à la nature. Le dessin de Christian Rossi exécuté dans des
tons ocres et chauds et son sens cinématographique du cadrage et du
mouvement nous plongent immédiatement dans les
grandes plaines de l’Ouest américain. En plus des planches originales en couleurs de "Golden West" et "Comanche Trail", sont
également exposées 15 illustrations originales à l’aquarelle
et à l’huile, réalisées spécialement pour cette exposition.
Christian
Rossi a débuté dans la bande dessinée, en 1979, en collaborant aux magazines "Pilote" et "Pif", tout en travaillant en tant que dessinateur de presse pour "France Soir", "Le Nouvel Observateur" et "Le
Point". En 2003, sa série W.E.S.T., scénarisée par Fabien Nury et
Xavier Dorison l'a mieux fait connaître du grand public.
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francophones, témoignages, podcasts et webinaires.
Pluie d'hommages et drapeaux en berne aux Etats-Unis, suite au décès de la chanteuse Dolly Parton, monument de la musique country, décédée à 80 ans, le 25 août 2026. Née le 19 janvier 1946, la petite fille pauvre du Tennessee est devenue un star, en près de 70 ans d'une carrière débutée à l'âge de 11 ans. Elle
aura écrit plus de 3 000 chansons et produit 65 albums vendus à plus
de 100 millions d'exemplaires. Chanteuse-compositrice,
mais aussi femme d’affaires et bienfaitrice, elle a su s’imposer
dans un univers musical majoritairement masculin. Grâce à ses
compositions, la "reine de la country" est devenue la porte-parole
de la condition des femmes.
Dolly Parton au côté de Porter Wagonner dans les années 1980
Par rapport à d'autres artistes de la country, Dolly Parton a l'avantage d'écrire elle-même l'essentiel de ses chansons. Elle a également cette capacité à aborder des thèmes universels (amour, jalousie, travers masculins, maltraitance des femmes, discrimination sociale, etc), à travers un récit intimiste. Les chansons Coat of Many Colours, The Bargain Store, Jolene, Joshua, The Seeker, In The Ghetto, I Will Always Love You,ou encore 9 to 5, constituent le socle de son oeuvre. 9 to 5 est même devenue un film qui a amené la chanteuse, en 1980, à faire sa première apparition au cinéma, au côté de Jane Fonda. En 40 ans, Dolly Parton a tourné une douzaine de films pour le grand écran et fait plus de 400 apparitions à la télévision.
Dolly Parton avec Silvester Stallone dans le film Rhinestone
En 1986, Dolly Parton entre dans le capital d'un ancien parc d'attraction de sa région natale du Tennessee, le rebaptise Dollywood et le consacre à la musique country et au patrimoine local. Implanté sur 60 hectares, il emploie 4 000 personnes et accueille 3 millions de visiteurs par an. Dans les années 2010, la super star qu'est devenue Dolly Parton continue de d'enregistrer des disques, en collaborant avec des artistes plus jeunes, tout en revisitant ses anciens succès. La chanteuse met également sa notoriété au service de l'éducation des enfants, en créant un programme permettant de distribuer des livres, à travers le monde.
En 2023, avec "Rockstar", un disque de reprises de rocks emblématiques et vitaminés, Dolly Parton est, à nouveau, là où on ne l'attend pas. Intronisée au Rock'n'Roll Hall of Fame, elle chante avec la crème des rockers américains. Reine de la country, icône pop, puis rockeuse, elle n'a pas cessé de défier les étiquettes. Grâce à sa ténacité, la petite fille pauvre du Tennessee a prouvé qu'on peut devenir une star populaire, sans jamais renier ses modestes origines.
Le journaliste Philippe
Bouvard ne s'est jamais rendu aux Etats-Unis, par peur de l'avion, et parce qu'il préférait sonder l'Amérique depuis son bureau parisien et son micro. Cependant, il fut un observateur averti de la société américaine. Notamment, dans
ses chroniques au Figaro
Magazine et sur la radio RTL. En 2018, dans son émission "Allô Bouvard" sur la radio luxembourgeoise, il consacre une émission
entière à la question "comment fonctionnera le monde, si on
laisse faire Donald Trump ?" Avec son ironie habituelle, le journaliste y analyse l'imprévisibilité du président américain et la manière dont le
populisme transforme les relations internationales.
Dans
ses billets d'humeur réguliers pour Le Figaro, Philippe Bouvard critiquait l'américanisation de la société française qui, selon lui, signait la perte d'authenticité et de bon sens de
la vieille Europe. À
travers ses billets dans France-Soir ou ses livres, le journaliste évoquait l'hyperactivité américaine au travail, la comparant souvent à sa propre frénésie professionnelle. Tout en critiquant un système qui, selon lui, sacrifiait l'art de vivre
et la culture au seul profit financier. Bouvard
s’est aussi beaucoup intéressé à la "peopolisation" de la politique américaine, avec la mise en scène des meetings et l'ultra scénarisation des débats télévisés qui allaient gagner la France. Lorsqu'il
couvre le Festival de Cannes pour la presse écrite (Figaro,
France-Soir), il arrive à Philippe Bouvard de croiser des stars
du cinéma américain. A l'image d'Orson
Welles, de Jerry
Lee Lewis et de Woody
Allen.
Philippe Bouvard dénonçait aussi l'impérialisme américain du politiquement correct. Il voyait dans la culture américaine une nouvelle forme de censure, dénonçant le
puritanisme, la judiciarisation des rapports humains et le culte de
l'apparence remplaçant le libre-arbitre et l’humour à la
française. Enfin, le journaliste était un passionné de voitures. Notamment, les belles américaines des années 1960, telles les Cadillac et les Lincoln. Il a raconté cette passion dévorante dans son ouvrage "Cent voitures sans regrets". Philippe Bouvard est décédé, le 24 août 2026, à Cannes (Alpes-Maritimes), à l'âge de 96 ans.
Attaquée par des champignons, la coque en chêne de la réplique de "L'Hermione" - la célèbre frégate qui amena La Fayette aux Etats-Unis - est depuis cinq ans l'objet d'importants travaux à Anglet (Pyrénées-Atlantiques). Sur les 10 millions d'euros nécessaires à ce sauvetage, l'association qui gère le navire a encore besoin de 5 millions d'euros, pour remettre à flot la frégate de 65 m de long.Grâce au recours à l'emprunt, au soutien du département de la Charente-Maritime, de la région Nouvelle Aquitaine et de l'Etat, les premières réparations ont pu être entreprises. En 2021, le carénage d'entretien de "L'Hermione" au port de La Rochelle (Charente-Maritime) a révélé la
présence, à l'arrière du bateau, de champignons se nourrissant du chêne, dans des endroits particulièrement humides.
L'association qui gère le navire vient de lancer un nouvel appel aux dons aux Etats-Unis, afin de mobiliser les réseaux du mécénat américain. Elle rappelle aux Américains que, si la frégate disparaît, c'est un morceau de leur Histoire qui sera effacé. A l'origine, les levées de fonds aux Etats-Unis devaient financer le grand retour du navire en Amérique, afin de célébrer, en 2026, le 250e anniversaire de l'Indépendance américaine. Mais, les champignons ayant cloué la frégate en cale sèche à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), ce voyage qui se voulait historique s'est avéré impossible.. L'appel aux dons américains s'est donc transformé en budget de sauvetage des structures du navire. Aujourd'hui, l'équipage de la "frégate de la Liberté" espère mobiliser le public français et international pour sauver ce navire-symbole des liens entre l'Amérique et la France.
Pas moins de 80 films sont au programme de la 52e édition du festival du cinéma américain de Deauville (4-13 septembre 2026). Avant de découvrir, dans un prochain article, les longs-métrages en compétition, attardons-nous sur les "vieux films", vecteurs de notre rêve américain, diffusés à cette occasion, sur grand écran et en version originale. A commencer par "Les
Raisins de la colère" (1947) de John Ford avec Henry Fonda, sur le drame des paysans américains durant la grande dépression des années 1930. Egalement agréable de (re)voir "Mr
Smith au Sénat" (1940) de Franck Capra, avec James Stewart, sur la corruption politique en démocratie. Ou encore "La
Ruée vers l’Or" (1925) de et avec Charlie Chaplin, dans le rôle d'un orpailleur amoureux d'une danseuse.
"Vieux films" ne veut pas dire hors de l'actualité. A l'image de ces deux long-métrages de Stanley Kubrick : "Docteur
Folamour" (1964) - avec Peter Sellers, sur les risques d'une attaque nucléaire non contrôlée par le Pentagone - et"Full
Metal Jacket" (1987), sur les effets traumatisants
de la guerre du Vietnam. Avec "Il
était une fois en Amérique" (1984) de Sergio Leone, avec Robert De Niro, vous vous replongerez dans la période de la Prohibition aux Etats-Unis, à travers les
souvenirs d'un ancien gangster new-yorkais. Retour au Far-West sanglant du 19e siècle avec "La
Porte du paradis" (1981) de Michael Cimino, avec Kris Kristofferson et Christopher Walken. Un récit fleuve sur la guerre du comté de Johnson (Wyoming), en 1890, où des fermiers immigrés sont menacés par de puissants éleveurs. Minorités amérindiennes et afro-américaines sont également évoquées, à travers les films "Django
Unchained" (2013) de Quentin Tarantin, avec Jamie Foxx esclave affranchi, Christoph Waltz chasseur de primes et Leonardo DiCaprio impitoyable
propriétaire de plantation. Et le polar "Killers
of the Flower Moon" de Martin Scorsese, avec Robert De Niro et Leonardo DiCaprio. Dans l'Oklahoma des années 1920, la découverte du pétrole dans une réserve indienne aiguise les appétits des Blancs. Les films de la sélection officielle de l'édition 2026 du festival, à découvrir dans un prochain article.
Frank Beard, batteur historique du groupe américain ZZ Top, est mort, le 17 août 2026, à 77 ans, dans son ranch de Richmond (Texas), où des soins palliatifs lui étaient prodigués. Récemment, il avait interrompu sa participation aux tournées, en raison de problèmes de santé non précisés. Bien que ZZ Top était reconnaissable aux longues barbes de ses deux guitaristes, Billy Gibbons et Dusty Hill (décédé en 2021), Frank Beard, malgré son nom (Barbe), n'en portait pas. La musique mise à part, le batteur de ZZ Top exploitait un ranch et se passionnait pour la course automobile et le golf.
Batteur à la rythmique implacable, Frank Beard était le pilier des deux guitaristes ayant fondé le groupe en 1969. C'est lui donnait le groove aux hits de ZZ Top, "La Grange", "Tush", "Gimme all your lovin'", "Legs", etc... Le décès de Frank Beard a obligé le groupe à annuler deux concerts, à Salt Lake City (Utah) et Colorado Springs, avant de reprendre sa tournée à Austin (Texas), les 22 et 23 août, dans l'une des salles préférées de son batteur décédé.