mercredi 14 octobre 2026

Des véhicules militaires de l'US Army vendus aux enchères en Auvergne

 

Jeep Hotchkiss M 201 de l'US Army

C'est une impressionnante collection de véhicules américains qu'un ancien garagiste de Riom (Puy-de-Dôme), disparu en avril 2026, a amassée en 55 ans. Depuis les années 1970, Guy Baster a sillonné l'Europe, la Chine et les Etats-Unis, pour dénicher la moto ou le camion militaire de ses rêves. C'est à 16 ans qu'il fait l'acquisition de sa première Harley-Davidson. Ensuite viendront les mythiques Indian et Henderson à quatre cylindres. Une passion qui l'amène, en 1992, à créer un musée de la moto et, en 2002, l'Indian Saloon, un bar-restaurant-concert sur cette thématique. Les 16 et 31 octobre 2026, c'est la collection de camions et véhicules militaires de ce collectionneur auvergnat qui va être vendue aux enchères. Le but de ses héritiers étant d'utiliser le produit de cette vente pour conserver sa collection de 800 motos et autres deux-roues, seules 400 étant exposées au musée Baster.

Camion GMC M 1072 de l'US Army

La pièce maîtresse de cette vente est un camion militaire américain Pierce-Arrow de 1910, ayant participé à la bataille du chemin des Dames, entre 1917 et 1918, durant le premier conflit mondial. A priori, le seul exemplaire de ce modèle existant en France. Parmi les véhicules américains emblématiques de la Seconde guerre mondiale, également mis aux enchères, trois Jeep Hotchkiss, fabriquées sous licence Willys, ainsi qu'un camion cargo GMC. Contrairement aux motos exposées au Musée Baster, à Riom, ces véhicules militaires, tout comme les tracteurs anciens, n'étaient pas jusqu'ici visibles par le grand public, mais conservés dans des hangars et des réserves. En dehors de ces véhicules, des plaques émaillées, du matériel de campement et des pièces mécaniques de rechange, spécifiques aux véhicules américains, seront également mis en vente.

Herve CIRET 

Vente aux enchères des 16 et 31 octobre 2026, à l'Hôtel des Ventes de Riom (Puy-de-Dôme)

Musée Baster à Riom (Puy-de-Dôme)

mardi 13 octobre 2026

Les constructeurs américains électrisent le Mondial de l'Auto 2026

 

Quatre constructeurs américains (Ford, Jeep, Lucid Motors, Tesla) sont présents au Mondial de l'automobile (13-18 octobre 2026) à Paris. Si Ford - l'un des trois "Big Three" historiques avec General Motors et Chrysler - ne présente pas de nouveaux modèles, en revanche, comme ses concurrents d'outre-Atlantique, la marque y expose ses derniers modèles électriques. Notamment, les SUV Explorer et Puma Gen-E. Mais, ce n'est pas Ford qui, cette année, crée l'évènement. C'est Tesla, avec son Cyber Cab aux portes s'ouvrant comme des ailes de papillon, qui attire l'attention du public français. Présenté officiellement à Austin (Texas), en septembre denier, il est destiné à un transport urbain 100% autonome. Doté de seulement deux places, vous n'y trouverez ni volant, ni pédale, ni rétroviseur ou lunette arrière. Equipé d'un moteur électrique de 219 Ch (163 Kw), ce robot taxi est entièrement piloté par l'intelligence artificielle et est annoncé pour 480 km d'autonomie. Sa particularité : il ne se recharge pas via une prise électrique classique, mais par induction (sans fil), en se positionnant au-dessus de bornes situées au sol. Le Cyber Cab sera vendu un peu moins de 27 000 euros, mais son déploiement en Europe est suspendu à l'autorisation  de son système de conduite entièrement automatique

Cyber Cab de Tesla

L'autre évènement américain de ce Mondial, c'est la première apparition sur le marché français de la marque californienne Lucid Motors. Ce constructeur de voitures électriques hauts de gamme, créé en 2007, par deux anciens de chez Tesla et Maeda, expose une grande berline électrique ultra-luxueuse, La Lucid Air (à partir de 87 000 euros), ainsi qu'un SUV familial, le Gravity (à partir de 96 000 euros). Cette marque détient le record de l'autonomie des véhicules électriques avec la possibilité de parcourir 880 km sans recharger. Tout comme Tesla, Lucid Motors a conçu une voiture automatique à deux places, baptisée Lunar, destinée au transport de personne par des compagnies de taxi. En fin, des modèles de la marque américaine Jeep sont également présents au Mondial de l'automobile, mais sur le stand de son distributeur Neubauer. Les visiteurs y trouveront, notamment,le nouveau SUV électrique compact Jeep Compass et la nouvelle Jeep Avenger, disponible en versions 100% électrique et micro-hybride. Sans oublier l'icônique Jeep Wrangler et le modèle Grand Cherokee, tous les deux en versions  en version hybride.

Herve CIRET

Lunar de Lucid Motors


"Mondial de l'automobile" (13-18 octobre 2026) au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris (15e)

A lire et encore à lire sur les précédentes éditions du Mondial de l'automobile

lundi 12 octobre 2026

Anniversaire de la mort du général sudiste Robert Lee


Il y a 156 ans, le 12 octobre 1870, disparaissait le général Robert Edward Lee, chef des armées sudistes, durant la guerre de Sécession (1861-1865). Etrange destin que celui de cet officier du génie, puis de cavalerie, diplômé de l'académie militaire de West-Point et nommé général, par le président Lincoln, en avril 1861. Juste au moment où son état natal, la Virginie, fait sécession, comme 10 autres états du Sud des Etats-Unis. 

Afin ne pas devoir prendre les armes contre les siens, Robert Lee démissionne de l'armée américaine, pour devenir le conseiller militaire du président confédéré, Jefferson Davis. Désigné général en chef des armées sudistes, en janvier 1865, soit 6 mois avant la fin de la guerre civile américaine, il capitule à Appomattox (Virginie), le 9 avril 1865. L’acte de reddition est signé, entre lui et son homologue nordiste, le général Ulysses Grant. Cette bataille met fin à la guerre de Sécession, à laquelle, d'ailleurs des français ont participé.
 
Exproprié et déchu de ses droits civiques, Robert Lee décède, à Lexington, dans sa Virginie natale, le 12 octobre 1870, après avoir appelé à la réconciliation entre les états du Nord et du Sud. A partir de 1888, la mémoire de ce fils d'officier de la guerre d'indépendance américaine est peu à peu réhabilitée. Durant la seconde guerre mondiale, son nom est attribué à un modèle de char de combat.  


Robert Lee, après la bataille d'Appomatox

Ironie de l'Histoire, le cimetière militaire américain d'Arlington (Virginie), sur les rives du fleuve Potomac, en face de la capitale "nordiste" de Washington et à proximité des bâtiments du Pentagone, faisait partie de la propriété familiale de l'épouse du général Lee, chef des armées confédérées. Y sont d'ailleurs enterrés, 10 militaires instructeurs français morts, durant la Première Guerre mondiale, sur le sol américain, alors qu'ils entraînaient des soldats du corps expéditionnaire américain envoyé combattre en France. Chaque 11 novembre, leurs sépultures sont fleuries par l'ambassade de France à Washington.
 
Herve CIRET


Le général Robert Lee, à la rencontre de ses troupes, avant la défaite de Gettysburg (Pennsylvanie) en 1863

 

vendredi 9 octobre 2026

Les Américains élèvent aussi des Charolaises, des Limousines et des Salers

 


S'ils n'étaient pas présents en octobre 2026 au Sommet de l'élevage de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), les éleveurs américains de vaches Limousines et Salers  étaient venus, il y a deux ans, visiter ce salon de référence mondiale en ce domaine et s'étaient rendus dans des élevages auvergnats. En effet, depuis les années 1970, les races à viande Charolaise, Limousine et Salers ont été introduites aux Etats-Unis. Notamment, afin d'améliorer, par croisement, les races traditionnelles britanniques Angus et Hereford. Cela permet, par exemple, d'obtenir des vaches combinant la musculature d'une Limousine avec le persillé (marbrures de graisse) de l'Angus, en créant la race Lim-Flex. Du côté des laitières, ce sont les races Normande, Montbéliarde et Tarentaise qui ont séduit les éleveurs américains pratiquant le nourrissage à l'herbe et désireux d'optimiser la fabrication de fromage. C'est au Texas, état historique de l'élevage bovin que les premiers taureaux charolais ont été introduits , dès les années 1930.
 
 

Si les États du Midwest (Kansas, Nebraska, Oklahama, Missouri) concentrent les cheptels de Charolaises et de Limousines, les États des Rocheuses et du Nord-Ouest (Colorado, Montana, Oregon, Wyoming), montagneuses et arides, sont des terres de prédilection pour la Salers et la Tarentaise. Concernant les vaches laitières, c'est en Californie, premier État laitier américain, que s'est imposée la Montbéliarde, tandis que la Normande est devenue très populaire, dans le Minnesota et le Wisconsin, auprès des éleveurs fabriquant des fromages à forte valeur ajoutée. Cependant, depuis l'épidémie de la maladie la vache folle (Encéphalopathie Spongiforme Bovine), en France,dans les années 1990, les importations d'animaux vivants sont interdites aux Etats-Unis. C'est donc seulement sous forme de semence que les races françaises peuvent arriver sur le marché bovin américain. Cette situation a eu tendance à éloigner l'évolution des races françaises aux USA, de celle qu'a connue la France, ces trente dernières années. Limousines, Salers et autres Normandes n'ont donc plus rien à voir avec les vaches que nous voyons dans nos prés et étables tricolores.
 
Herve CIRET
 
Sommet de l'élevage de Clermont-Ferrand (6 -9 octobre 2026) 

jeudi 8 octobre 2026

L'Amérique s'affiche au festival Quai des Bulles de St Malo

 

La 45e édition du festival de bande dessinée "Quai des Bulles" de Saint-Malo est l'occasion de découvrir des auteurs, à la fois français et américains, dont les albums ont pour cadre les États-Unis. Au-delà de l'exposition consacrée au cow-boy franco-belge Lucky Luke, seront notamment présents, Blutch, Brüno, Matthieu Bonhomme. Publié en France par les éditions Komics Initiative, Kevin Mutch vient présenter ses romans graphiques ancrés dans la culture et le quotidien des Américains. Tels The Rough Pearl (2022), Une Vie Fantastique et son imposant (448 pages) dernier ouvrage, The Moon Prince.

Le dessinateur français du comic book américain, Roland Boschi, édité par Komics Initiative, est aussi présent à "Quai des Bulles", pour y présenter son travail sur The Holy Roller, un album scénarisé par trois auteurs américains. L'histoire d'un joueur de bowling professionnel qui quitte son emploi pour s'occuper de son père malade. Découvrant que sa ville natale est envahie par des néonazis, il devient un héros justicier qui fracasse les visages des gens avec des boules de bowling.

Le dessinateur Ralph Meyer et le scénariste Xavier Dorison, duo à l'origine de la création du personnage du croque-mort de la série western devenue culte, Undertaker (Dargaud), sont également présents à "Quai des Bulles". Ainsi que Romain Renard, auteur de la célèbre saga Melvile (Le Lombard), dont l'action, entre polar et western, se déroule dans les grands espaces et les forêts américaines. On le voit, l'Amérique sera bien présente à cette 45e édition du festival de bande dessinée malouin.
Herve CIRET
 
Festival Quai des Bulles (9 au 11 octobre 2026) à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)
 

lundi 5 octobre 2026

Festival BD Quai des Bulles 2026 : chevauchée avec Lucky Luke

 


Le festival de bande dessinée "Quai des Bulles" (9-10-11 octobre 2026), se déroule ce week-end à Saint-Malo (Bretagne). L'occasion d'y voir l'exposition célébrant les 80 ans de "l'homme qui tire plus vite que son ombre", créé par le dessinateur Morris. Sur 400 m2, les visiteurs découvrent la naissance de cette bande dessinée western humoristique franco-belge. Mais aussi, les hommages d'auteurs d'aujourd'hui au personnage de Lucky Luke, tels Appollo, Blutch, Matthieu Bonhomme, Guillaume Bouzard, Brüno, Ralph Köning et Mawil. L'exposition évoque également le travail de la poursuite de l'oeuvre de Morris, par les dessinateurs et scénaristes, Achdé et Jul.

Pour animer cette exposition, le festival "Quai des Bulles" propose des ateliers créatifs, animés par des auteurs et des artistes plasticiens locaux. Ils permettent aux participants de revisiter l’univers de Lucky Luke, à travers des portraits et des cadrages. Un parcours ludique est également proposé aux plus jeunes.

Scénarisées par le français René Goscinny, de 1955 jusqu'à sa mort en 1977, les aventures du "Poor lonesome cow-boy" et de son cheval "Jolly Jumper" ont été publiées pour la première fois, le 10 octobre 1946, dans le journal "Spirou". Après la disparition de Goscinny, Morris le créateur de Lucky Luke, fait appel à plusieurs scénaristes. L'album "La Légende de l'Ouest" sera son dernier. Elle raconte comment Buffalo Bill engage quatre comédiens pour jouer le rôle des Dalton, bandits au grand coeur. Cette 112e histoire de Lucky Luke, conçue par Patrick Nordmann sera publiée en 2002, un an après sa disparition. Morris aura été l'un des rares auteurs de bande dessinée à avoir consacré toute son oeuvre à un seul héros.

Herve CIRET 

Exposition "Lucky Luke court toujours", chapelle Saint-Sauveur, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) jusqu'au 11 octobre 2026, proposée par "Quai des Bulles", en co-production avec les éditions Dargaud. 

 

vendredi 2 octobre 2026

Une skippeuse américaine dans la Route du Rhum 2026

 

D'origine italienne, mais citoyenne américaine, Francesca Clapcich, 38 ans, vit à Park City (Utah) et sera à la barre du "11th Hour Racing", pour la 13e édition de la course transatlantique à la voile, la Route du Rhum, qui reliera Saint-Malo à Pointe-à-Pître, en Guadeloupe, à partir du 1er novembre 2026.  Après avoir servi 9 ans dans l'armée de l'air italienne, en tant qu'athlète d'élite, Francesca Clapcich a participé à deux Jeux Olympiques à la voile (2012 et 2016), dans la classe Laser. En 2021, elle est au départ de la Solitaire du Figaro, avant d'être la première navigatrice à remporter une victoire dans "The Ocean Race" (2022-2023), une course océanique autour du monde. En 2025, après une 4e place décrochée dans "The Ocean Race Europe", Francesca Clapcich s'est classée seconde, dans la catégorie IMOCA (monocoque de 18 mètres), en duo avec le britannique Will Harris, dans la course transatlantique "Café-L'Or", en 12 jours, 1 heure et 32 minutes. Enfin, cette année, lors de la "1000 Race", sa première course en solitaire en IMOCA, la skippeuse américaine a terminé à la 5ème place. De même que, lors de sa participation à la course océanique "Vendée Arctique". En revanche, la navigatrice a décroché la 2e place du podium, dans "The Ocean Race Atlantic".  Ce sera sa première Route du Rhum, mais ce ne sera pas sa dernière course au large. En 2028, Francesca Clapcich vise le prochain Vendée Globe, la mythique course en solitaire sans escale autour du monde. 

Herve CIRET

"La Route du Rhum-Destination Guadeloupe" : ouverture du village de la course, le 20 octobre 2026. Départ, le 1er novembre.

 

A lire également, les interviews des 2 seuls skippers américains de la précédente édition de la Route du Rhum :  Alex Mehran et Greg Leonard.

lundi 28 septembre 2026

Il y a 245 ans débutait la bataille qui décida du sort des Etats-Unis



 
Le 28 septembre 1781, durant la guerre d'Indépendance américaine, colons insurgés et leurs alliés français commencent à assiéger la ville de Yorktown (Virginie), aux mains des Britanniques. Elle tombe, le 19 octobre 1781, après 21 jours de combat et augure de la prochaine défaite de la Grande-Bretagne en Amérique du Nord. Contrairement à ce qui avait été initialement prévu avec le général américain George Washington, ce n'est pas à New-York, occupée par 10 000 hommes sous les ordres du plus haut gradé des commandants britanniques, mais à Yorktown que l'affrontement a lieu. C'est le comte français de Rochambeau, à la tête des troupes françaises, qui prend cette décision, sans en parler au général américain, suite à une information communiquée par le général français La Fayette. Celle-ci indique que Lord Cornwallis a pris position dans la cité virginienne, avec 7 500 hommes, soit le quart des forces britanniques. 


Mais, exposés à la malaria et perpétuellement harcelés par les insurgés, les soldats anglais sont affaiblis. Face à eux près de 9 000 américains commandés par George Washington et près de 11 000 français, avec à leur tête La Fayette, le marquis de la Rouërie et le comte de Rochambeau.Trois semaines auparavant, lors de la bataille navale de Chesapeake, la flotte française a verrouillé l'accès au port de Yorktown, empêchant tout ravitaillement des Britanniques par la mer. Prétendant être malade, Lord Cornwallis se rend, mais envoie l'un de ses subordonnés remettre son épée aux vainqueurs. Sa défaite provoque le renvoi du Premier ministre anglais, Lord North, issu du parti Tory, et son remplacement par Charles Watson-Wentworth, du parti Whig, favorable à la paix. La défaite britannique de Yorktown a pour conséquence la création du Canada anglais,  40 000 loyalistes britanniques se réfugiant au Québec et en Nouvelle-Écosse, où vivent 90 000 francophones. 
 
Herve CIRET 

samedi 26 septembre 2026

Un ex-président américain commémore les attentats du 11 septembre en peinture

 

L'ancien président George W. Bush présente 16 de ses tableaux, inspirés par l'attentat du 11 septembre 2001 sur les tours du World Trade Center, dans son musée présidentiel, à Dallas (Texas). Réunie sous l'intitulé "Remembering 9/11", ces oeuvres retracent les moments forts de ce drame, qui a fait près de 3 000 victimes. Notamment, la scène de la salle de classe, en Floride, où George W. Bush, président depuis seulement 8 mois, apprend que l'Amérique vient d'être attaquée par des avions suicides. Ensuite, l'hommage aux premiers secours, avec le sacrifice des pompiers et policiers venus porter les premiers secours. Ensuite, le chaos, avec ces fumées épaisses s'élevant au dessus de Manhattan, après l'effondrement des tours, un drapeau américain suspendu dans le vide.

Le style pictural de George W. Bush est assez brut, loin d'un réalisme documentaire. Il s'agit-là plus d'un témoignage émotionnel de ses souvenirs des évènements. Les 16 tableaux exposés s'accompagnent d'objets historiques - tels des fiches originales de discours du Président - prêtés par les archives nationales américaines. "Ce sont les moments que le président Bush a choisi de peindre, parce que ce sont ceux dont il se souvient le plus vivement. Non pas la peur, mais la détermination, non pas le désespoir, mais l'instinct d'Américains ordinaires de se rassembler et de s'entraider", explique la brochure consacré à cette exposition. George W. Bush est venu à la peinture en 2012, trois ans après avoir quitté la Maison Blanche. Vivant désormais à Dallas, il a consacré de précédentes expositions à des portraits de vétérans et de citoyens américains issus de l'immigration. 

 Herve CIRET

"Remembering 9/11", jusqu'au 30 septembre 2026, au George W. Bush Presidential Center, à Dallas (Texas)

jeudi 24 septembre 2026

Lucas Museum à Los Angeles : un temple dédié à Star Wars, mais pas seulement

 

 

Imaginé par George Lucas (82 ans), le créateur de la saga "Star Wars", ce vaisseau spatial aux dimensions gigantesques trône au beau milieu d'Exposition Park, le pôle culturel et historique du sud de Los Angeles (Californie). Conçu par l'architecte Ma Yangsong, le bâtiment aux lignes fluides contient plus de 30 galeries d'exposition, dédiées à l'art narratif et au cinéma, réparties sur 9 000 m2. Il renferme notamment, tous les souvenirs des films du réalisateur, soit  plus de 40 000 oeuvres et objets. Tels le vaisseau Starfighter de "La Menace Fantôme", le robot R2-D2 et des costumes et accessoires utilisés lors des tournages de la saga "Star Wars". Mais, aussi, des oeuvres d'art de Norman Rockwell, N.C. Wyeth, Frida Kahlo, Banksy, etc).

 

Ce lieu, où les oeuvres sont présentées par thèmes (amour, minorités, travail, sport et... conquête de l'Ouest, est décrit par son créateur, George Lucas et son épouse et partenaire d'affaires, Melody Hobson, comme un "temple de l'art populaire". En dehors de l'univers "Star Wars", il présente des accessoires  (maquettes, storyboards) des films Batman, Indiana Jones, Willow, etc, du réalisateur. Mais, également, des planches de comics américains. Enfin, une galerie entière est consacrée à la Conquête de l'Ouest. Elle rassemble des oeuvres évoquant les attaques de convois de pionniers et la dure vie sur la Frontière. On y découvre, notamment, des tableaux de grands illustrateurs de l'Ouest, tel Frederic Remington, et des sculptures en bronze évoquant les récits du Far-West. Sans oublier des affiches de westerns mythiques.

Herve CIRET 

Lucas Museum of Narrative Art, à Los Angeles (Californie)