Ce n'est pas un hasard si nombre de tableaux de Georgio de Chirico, actuellement exposés au musée de l'Orangerie à Paris, viennent des États-Unis. La démarche du peintre - qui s'est fait connaître, dans les années 1910, par ses personnages figés et ses paysages ombrés incluant des références à l'Antiquité - est souvent comparée à celle, toute aussi énigmatique, de l'américain Edward Hopper.
En 1926, Georgio de Chirico demande au plus grand collectionneur américain de l'époque, Albert Barnes, de préfacer le catalogue de son exposition à la galerie Paul Guillaume à Paris. Deux ans plus tard, le peintre expose à la Valentine Gallery à New York, aux côtés des artistes italiens du groupe Novecento, créé quatre ans plus tôt à Milan.

La Récompense du Devin - Philadelphia Museum of Art

En 1928, Giorgio de Chirico expose à la Valentine Gallery à New York. Dans les années 1930, il tente - sans y parvenir - de publier aux Etats-Unis son second roman, Monsieur Dudron. À mi-chemin entre Hebdomeros (1929), son oeuvre métaphysique, et Souvenirs de ma vie (1945), son récit autobiographique, cet ouvrage est une réflexion sur la grandeur et la décadence du métier de peintre : "Moi-même j'ai bien des fois rêvé et voyagé avec fantaisie sur ces chemins si peu fréquentés, et où l'aventure intellectuelle va si loin qu'on risque de s'égarer dans la folie."
En 1936, de Chirico - qui entre temps a rencontré sa seconde épouse d'origine russe, Isabella Pakszwer, se déplace à nouveau aux États-Unis. Au lendemain de la guerre mondiale, en 1955, une exposition lui est consacrée, au Museum of Modern Art de New York. En 1972, Giorgio de Chirico expose la collection de ses propres tableaux au Cultural Center à New York et y rencontre le roi du Pop art, Andy Warhol.

Giorgio de Chirico et Andy Warhol - @ Gian Franco Gorgoni

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