Au
cours des semaines à venir, vous allez découvrir les entretiens réalisés avec des auteurs - principalement américains - rencontrés
lors de l'édition 2018 du festival du livre et du film "Etonnants Voyageurs" de Saint-Malo. Il
y est question d'aventuriers, de cartographes, de géographes,
de bateaux à voiles et de forêts majestueuses.
Pour entamer ce périple américain, partons pour la Californie, au temps de la ruée vers
l'or, en 1849, en compagnie de l'écrivain et journaliste de l'Agence
France-Presse, Michel Moutot (photo @herve ciret ci-contre).
Après s'être intéressé aux Indiens Mohawks qui bâtissaient les gratte-ciels, dans son premier roman "Ciel d'acier" (Grand prix 2016 du meilleur roman des lecteurs du Point), l'auteur nous fait naviguer de l'île de Nantucket (Massachusetts) à San Francisco, via le Cap-Horn, aux côtés de trois frères, pêcheurs de baleines, qui vont tenter de faire fortune grâce au « géant » des arbres. D'où le titre de ce second roman, "Sequoias" (Seuil).
Après s'être intéressé aux Indiens Mohawks qui bâtissaient les gratte-ciels, dans son premier roman "Ciel d'acier" (Grand prix 2016 du meilleur roman des lecteurs du Point), l'auteur nous fait naviguer de l'île de Nantucket (Massachusetts) à San Francisco, via le Cap-Horn, aux côtés de trois frères, pêcheurs de baleines, qui vont tenter de faire fortune grâce au « géant » des arbres. D'où le titre de ce second roman, "Sequoias" (Seuil).
Comment
vous est venue l'idée de ce second roman ?
Cela
a commencé par
ma
rencontre avec
un
historien de marine américain, Nathaniel Philbrick,
qui,
en 2000, a publié un livre « In
the heart of the sea »
(Au coeur de l'océan) racontant le fait réel ayant inspiré à
l'écrivain Herman Melville le roman « Moby
Dick ».
L'histoire
de la baleinière Essex
de
Nantuckett qui, au début du 19e
siècle, a été coulée par un cachalot, au large du Chili. Ce qui
normalement n'arrive jamais. Melville ayant participé à une
campagne baleinière, il a rencontré le fils du commandant du navire
coulé. Ce
dernier lui a remis le journal de bord de son père et l'écrivain a
mélangé ce fait divers avec la légende du cachalot blanc et
albinos, Moka Dick, au large de l'île de Moka, dans le Pacifique,
bien connue des baleiniers anglais et américains. En effectuant un
reportage à Nantuckett pour l'Agence France-Presse, j'ai appris que
la chasse à la baleine avait presque totalement disparu, du fait que
80 % des baleiniers de cette région étaient partis chercher de
l'or en Californie. D'où
l'idée de ce roman, en suivant le destin de trois frères qui,
depuis Nantuckett, rallient San Francisco à bord d'une baleinière.
Ils découvrent alors un village de moins d'un millier d'habitants et
pour construire la ville, qui deviendra San Francisco, il faut du
bois.
Pourquoi
avoir choisi « Sequoias » comme titre ?
Sans
en révéler trop, l'explication vient du fait que mon héros
principal, Mercator Flemming,
l'un des trois frères
baleiniers, est né à Nantuckett, sur une île sans forêt, au
milieu des dunes et de l'océan. C'est pourquoi il est conscient que
le bois constitue une richesse incomparable à San Francisco, ville
dont les habitations sont fréquemment détruites par des incendies.
Très vite, il comprend qu'à condition de savoir comment couper et
acheminer ce bois, l'immense forêt de séquoias géants qui s'offre
à lui va lui permettre d'être beaucoup plus riche qu'en trouvant de
l'or dans la montagne.
Qu'avez-vous
voulu démontrer à travers la destinée de ces trois marins ?
Je
suis parti de l'idée que les chasseurs de baleines étaient des
chasseurs de trésors et que chasser des baleines ou chercher de
l'or, pour eux, c'est la même chose. Car, ce sont d'excellents
navigateurs, qui ont découvert quasiment tout le Pacifique, et n'ont
peur de rien. Donc, sur un coup de tête, ils peuvent se dire :
chercher de l'or sera sans doute plus facile que de tuer des
cachalots, donc allons-y !
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