Le 14 mai 1804, le président américain, Thomas
Jefferson, prenait l'initiative de confier à deux jeunes officiers, Meriwether Lewis et
William Clark, la mission de découvrir un passage direct et
navigable vers l'océan Pacifique. Mais, également, de sonder les
intentions des Indiens occupant les contrées explorées, pour en
faire des partenaires du commerce des fourrures.
Une mission rendue possible par la vente, le 20 décembre 1803, par l'empereur français Napoléon, de la Louisiane aux Etats-Unis d'Amérique, pour 80 millions de francs. Les émissaires américains - qui ne pensaient pouvoir acheter que la ville de la Nouvelle-Orléans - repartent avec un tiers du territoire actuel des USA. La cession française couvre l’ensemble du bassin de la rivière
Mississippi, au sud, jusqu’aux Grands Lacs, au nord. Cette acquisition permet aux
Etats-Unis de doubler leur superficie et d'envisager ainsi la
colonisation de nouveaux territoires
à l'Ouest.
A la Nouvelle-Orléans, le
25 décembre 1803, le drapeau français cède
la place à la bannière étoilée, mettant fin définitivement à
près de trois siècles de présence française sur le continent
nord-américain. La vente de la Louisiane aux Américains sonne le glas de la
présence étatique hexagonale en Amérique du Nord.
Si
l’Amérique était demeurée française, on n’ose imaginer
combien la face du monde en serait aujourd’hui changée. Mais,
l’Histoire en a décidé autrement.
Herve CIRET

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