Samuel Fuller, réalisateur aux multiples talents


Jusqu'au 15 février 2018, la Cinémathèque Française à Paris consacre une intéressante rétrospective à l'oeuvre du réalisateur américain Samuel Fuller. L'occasion de voir ou revoir plus d'une trentaine de films, du western au polar, en passant par le film de guerre, tant ce cinéaste a sévi avec talent dans tous les genres cinématographiques. Y compris en tant que scénariste.

Le premier long métrage de Samuel Fuller, "J'ai tué Jessie James" (1949), est un western. On y retrouve les vastes paysages de l'Ouest, des duels au Colt et les traditionnelles scènes de saloon. Même s'il s'agit ici plus d'une histoire d'amour que d'un western classique retraçant les méfaits du célèbre hors-la-loi de l'Ouest. Ce film - qui se démarque des précédentes versions d'Henry King, "Le Brigand Bien-Aimé" (1939), et de Fritz Lang, "Le Retour de Frank James" (1940) - sera projeté, le 7 février 2018. 


Second western de Samuel Fuller, "Le Jugement des Flèches" (1956), avec Rod Steiger et Charles Bronson, raconte l'histoire d'un soldat sudiste, capturé par une tribu Sioux (vidéo ci-dessous). Quelques années plus tard, quand des combats opposent Indiens et Blancs, le captif est déchiré entre les deux camps. Ce film sera projeté le 25 janvier 2018. 

"Quarante tueurs", troisième et dernier western de Samuel Fuller, nous fait découvrir une Barbara Stanwyck régnant sur la localité de Tombstone, assistée de ses quarante hommes de main. Le jour où son frère tue celui du nouveau shérif, c'est le début d'un affrontement qui va s'avérer sanglant. Un superbe western à découvrir à la Cinémathèque, les 17 et 28 janvier 2018. Le 28 janvier 2018, vous pourrez  découvrir le seul western scénarisé par Samuel Fuller, mais réalisé par Barry Shear, "Le Shérif ne pardonne pas" (1973), avec Richard Harris. L'histoire d'un shérif non-violent, dont la femme et le fils sont assassinés par des braqueurs de banque. Le réprésentant de la loi va les traquer les meurtriers, jusqu'à commettre des actes d'une effroyable cruauté.

Enfin, le 22 janvier 2018, la Cinémathèque française propose "La Machine à écrire, le fusil et le cinéaste" (1996), un documentaire d'Adam Simon retraçant le parcours  de Samuel Fuller : ses débuts de journaliste, ses années de combattant durant la Seconde Guerre et sa carrière de réalisateur. Il s'est éteint le 30 octobre 1997 à Hollywood (Californie).

Rétrospective Samuel Fuller, jusqu'au 15 février 2018, à la Cinémathèque Française à Paris 


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