Lucinda Williams chante les fantômes de sa vie


Cette auteure-compositrice de Louisiane, venue du folk pur et dur, s'est faite connaître en France avec son album "Car Wheels on a Gravel Road" (1998) qui synthétisait l'idée que l'on se faisait chez nous de l'Amérique, avec ses pick-up et ses Stetson. Un superbe second disque, "Essence" (2001), plus introspectif, avait suivi, avec sa superbe chanson éponyme, et un troisième, « World Without Tears » (2003). Puis, on avait un peu perdu la trace de Lucinda Williams. Jusqu'à ce qu'elle publie un album, en 2014, au titre peu réjouissant, « Down Where The Spirit Meets The Bone », sur son propre label Higway 20 Records.  

La chanteuse folk nous revient en 2016, avec un nouvel opus, dont le titre, "The Ghosts of the Higway 20", fait référence au nom de sa maison de disque. Mais, également, à l'autoroute traversant le Mississippi, la Louisiane et le Texas, que la chanteuse a souvent empruntée et sur laquelle elle a croisé de nombreux fantômes. "Je connais cette route comme le dos de ma main, avec les mêmes stations, la même bande FM, des fermes et des relais de routiers." 

Un disque habité par la voix crépusculaire de Lucinda Williams, sur des sonorités de guitares évanescentes. A part la chanson aux accents jazzy-soul, à l'intitulé éponyme à celui du disque, les titres semblent joués au ralenti, flirtant avec le blues, et incluant des reprises de Woodie Guthrie, "House of Earth" et de Bruce Springteen, "Factory".




Un titre nettement plus rock que ceux de son dernier CD, extrait de l'album "Essence", interprété lors de sa tournée en 2008
  

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