Pour
ce premier numéro de l'année 2026, le magazine français de
référence sur les Etats-Unis vous propose de voyager dans l'Ouest
américain. Direction l'Arizona et ses canyons de roches rouges, sa
mythique Route 66 et ses ranchs de cow-boys. Sans oublier sa
capitale Phoenix, oasis vibrante au coeur du désert. Et qui dit
dépaysement, dit aussi Old West, avec ses personnages légendaires.
A commencer par ceux des séries télés américaines, tels James
West et Atremus Gordon des fameux "Mystères
de L'Ouest". American
Legend vous révèle tous les secrets de cette saga d'agents secrets
fédéraux au Far-West.
Et qui dit Ouest, dit westerns. American Legend vous propose vous plonger dans la filmographie d'acteurs et réalisateurs aujourd'hui oubliés, mais qui ont apporté énormément à ce genre cinématographique. L'ouest sauvage ne serait rien sans les Amérindiens. Aussi, vous trouverez également un article sur Edward Curtis, le photographe qui a tenté, durant 30 ans, de recueillir les derniers témoignages de 80 tribus avant que celle-ci ne disparaissent dans les réserves. Vous découvrirez également, l'étonnnante destinée de ce français, Louis Dupuy, dans le Colorado, où il a bâti, au 19e siècle, un palace fréquentée par des milliardaires. Tout comme vous apprendrez que le général Armstrong Custer, tué à la bataille de Little Big Horn, avait un frère également soldat.
Tom Custer, frère du général Armstrong Custer
Et puis bien sûr, à la rubrique Western Art, rendez-vous avec un nouveau peintre de l'Ouest, James Reynolds, dont le français Mark Maggiori, résidant dans la même ville d'Arizona où il exerçait, s'est beaucoup inspiré. Sans parler d'une nouvelle tribu indienne, les Yumas, à découvrir dans la rubrique Native America. Enfin, à découvrir dans la rubrique bookstore, la bande dessinée "Rockabilly" (éditions Daniel Maghen). Elle nous transporte dans l'Amérique rurale et profonde des années 1950, époque de la naissance du rock 'n roll.
Devenu célèbre grâce à la série TV western "Au nom de la loi" (1956-1961), sous le nom du chasseur de primes Josh Randall, l'acteur américain Steve McQueen était un passionné de voitures et de motos. Pas étonnant donc qu'une exposition lui soit consacrée, lors de l'édition 2026 du salon Rétromobile, du 28 janvier au 1er février 2026, au Parc des Exposition de la Porte de Versailles, à Paris. Cette grande
rétrospective dédiée au "King of Cool" met en scène
les modèles iconiques ayant marqué la vie de l’acteur. Les motos Triumph
TR6 1961 du film "La Grande Evasion", Husqwarna 400 Cross 1971, Honda
250 SRM 1971, mais aussi la légendaire voiture Mustang Fastback 1968 du film "Bullit", rediffusé le 23 janvier 2026 par France 5.
Si
l’activité cinématographique éloigne Steve McQueen des courses de
motos, l'acteur comble ce manque en bricolant lui-même ses machines. Ainsi Rétromobile met en valeur de nombreuses motos
racontant cette passion : les six Triumph usine préparées de 1963, l’une des 300 rééditions de la Triumph Rickman
Métisse MK3 de 1966, la Triumph N13 de 1963 du cascadeur Bud Ekins, pour n'en citer que quelques unes. Steve McQueen était également un passionné de voitures de sport, qu'il pilotait dans des courses du championnat américain où . En 1969, l’acteur décide de tourner
un film sur les 24 Heures du Mans, en participant lui-même à cette course mythique. Pour cela, il acquiert une Porsche 908-02 Spyder,au volant de laquelle il termine deuxième. Dès qu'il le peut, Steve McQueen essaie d'insérer des séquences de course-poursuite en voiture dans les films qu'il tourne. Ce fut notamment le cas, dans "Bullitt" où sa Ford Mustang Fastback
V8 GT 390 est poursuivie par une Dodge Charger. Ces
deux modèles mythiques sont présentés à Rétromobile.
Avec 69 ans de carrière derrière elle, la "Reine de la Country"
fêtait ses 80 ans, ce 19 janvier 2026. Cette native du Tennessee,
née dans une fratrie de 12 enfants, aura traversé les modes
musicales en se renouvelant sans cesse. Pour célébrer son
anniversaire, Dolly Parton a réenregistré l'une de ses chansons de
1977, "Light
of a Clear Blue Morning", écrite après sa séparation en 1973 d'avec le partenaire musical de ses débuts, Porter Wagoner. Pour cela, elle s'est entourée des chanteuses américaines Miley Cyrus, Queen
Latifah, Reba McEntire et Lainey Wilson (voir vidéo ci-dessous). Le
titre figurait à l’origine sur son 18e album studio solo,
"New
Harvest…First Gathering".
On l'entend également dans la bande originale du film "Straight
Talk"
(1992), où l'actrice interprète le rôle principal. Celui d'une
animatrice d'émission de radio de Chicago. Et puis, en 2003, pour
son album patriotique post 11 septembre 2001, "For
God and Country"."Alors que je fête mon 80e anniversaire, cette nouvelle version est
ma façon d’utiliser ce qui m'a été donné, afin de faire briller une
petite lumière pour l’avenir, en la partageant notamment avec des femmes
vraiment incroyables", a précisé Dolly Parton. Les bénéfices de cet enregistrement
seront reversés au Monroe
Carell Jr. Children’s Hospital at Vanderbilt de Nashville, pour la recherche sur le cancer pédiatrique.
Chanteuse depuis l'âge de 11 ans, Dolly Parton a écrit plus de
3 000 chansons - souvent reprises par les jeunes générations - et a produit plus de 65 albums, vendus à plus de 100 millions d'exemplaires. Son dernier en date, "Rockstar", est sorti en 2023.En 1986, elle a fait l'acquisition d'un parc d'attractions, rebaptisé "Dollywood" en référence à Hollywood, dans le Tennessee. En 2025, la chanteuse a été très affectée par le décès de son mari, épousé en 1966. En 2026, à 80 ans, Dolly Parton entame une tournée mondiale.
En 2007, pour célébrer les 50 ans de carrière de Porter Wagoner, son partenaire de ses débuts, Dolly Parton a interprété "I Will Always Love You", la chanson
qu'elle avait écrite pour lui, en guise d'adieu, avant de se lancer dans une carrière solo (vidéo ci-dessous).
Roger
Allers, concepteur de nombreux dessins animés de Disney, est mort le 17 janvier 2026, à 76 ans, des suites d’une infection pulmonaire."Il était un visionnaire créatif, dont les nombreuses
contributions à Disney resteront gravées dans les mémoires pour
les générations à venir", a déclaré Robert Iger,le PDG de Disney. "Il comprenait le pouvoir des grandes histoires et comment des
personnages inoubliables, des émotions et une musique peuvent s’unir
pour créer quelque chose d’intemporel."
Roger Allers a
grandi à Scottsdale (Arizona) et, dès l’âge de cinq ans, après avoir vu le dessin animé de Walt Disney, "Peter
Pan", il se passionne pour
l’animation. Son rêve est de travailler pour les studios Disney. Au point que devenu adolescent, il achète un kit d’animation pour les apprentis-réalisateurs
de dessins animés. En 1966, à 17 ans, lors de la disparition de Walt Disney, Roger Allers met en
parenthèse son rêve d’enfant. Une fois son diplôme des Beaux-Arts en poche, il débute une carrière dans la publicité aux studios Lisberger. Son premier projet d'envergure est le film de Science-Fiction "Tron" (1982), l'un des premiers films d'animation virtuelle conçu par informatique. Ce n'est qu'en 1985, à 40 ans, qu'il rejoint enfin les studios Disney, en tant que story-boarder. Il y est chargé d'imaginer et de dessiner les séquences du film "Oliver et Compagnie" (1988). Ensuite, ce sera le dessin animé "Little Nemo" (1989), "La Petite Sirène" (1989), "La Belle et la Bête" (1991). Et enfin, son oeuvre maitresse, "Le Roi Lion" (1994).
Le
10 janvier 1917, alors qu'il venait rendre visite à sa soeur, William Frederick Cody, alias Buffalo Bill,
s'éteignait à Denver (Colorado), d'une insuffisance rénale. Figure mythique, mais controversée, de
la
conquête de l'Ouest américain, il avait été chasseur de bisons, éclaireur de
l'armée américaine, et acteur de sa propre légende, au
sein de son spectacle équestre itinérant, le "Wild West
Show". Directement
à l'origine de la fondation du mythe de la conquête de l'Ouest, ce
spectacle imaginé par Buffalo
Bill a, en effet, influencé les premiers films westerns, auxquels
il a d'ailleurs participé.
A chacun de ses séjours en France, en 1889 et 1905, le passage du "Wild West Show" fut un triomphe. Aussi, certains d'entre vous, seront sans doute surpris d'apprendre que Buffalo Bill est passé dans leur ville natale, il y a plus d'un siècle. Ce spectacle équestre itinérant, réunissant cow-boys, Indiens, bisons et des centaines de chevaux, a fait l'objet d'un
très beau livre,"Génération Buffalo Bill - L'Ouest américain passionnément" (éditions Vent d'Est) de Gérard Crouzier et Gino Tognolli. Buffalo Bill repose au sommet de Lookout Mountain, à l'Ouest de Denver. Certains de ses admirateurs auraient souhaité qu'il soit enterré sur Cedar Mountain, à Cody (Wyoming), la ville qu'il avait fondée en 1895.
Herve CIRET
A lire également dans le magazine "American Legend" (n°5 - mars 2015), l'article consacré au "Buffalo Bill Wild West Show"
Le 1er janvier 2026, Victoria Jones, fille de l'acteur américain Tommy Lee Jones, a été retrouvée morte, dans une chambre du Fairmont Hotel de San Francisco (Californie), elle avait 34 ans. Un décès par overdose serait la thèse privilégiée par les enquêteurs. La jeune fille avait débuté sa carrière au côté de son père, dans "Men in Black II" (2002), alors qu'elle avait 11 ans, et dans "Trois enterrements" (2005), âgée de 14 ans. Sa dernière apparition à l’écran remonte à 2014, dans
le western "The Homesman", réalisé par et avec son père.
Hilary Swank et Tommy Lee Jones dans "The Homesman" (2014)
Victoria Jones était l’un des deux enfants de l'acteur, avec son fils Austin, qu'il a eu avec sa seconde
épouse, Kimberlea Cloughley, avec laquelle Tommy Lee Jones a été marié de 1981 à 1996. Mais, la jeune femme s'était éloignée des plateaux de tournage depuis plus de dix ans. En 2025, Victoria Jones avait été arrêtée pour possession et influence d’une substance
contrôlée sans ordonnance valide. Puis, elle avait été accusée de violence domestique.
Deux délits pour lesquels, le jeune femme avait plaidé non coupable.
La mythique route reliant, depuis 1926, Chicago à Los Angeles, célèbre cette année ses 100 ans d'existence. A cette occasion de nombreux évènements sont organisés, tout au long de ce parcours de plus de 4 000 km, avec ses villages typiques, ses motels vintages et ses paysages désertiques.Du 3 au 12 janvier
2026, c'est"The Drive Home VII", un convoi automobile de voitures américaines emblématiques qui va relier la ville de Santa Monica (Californie) à celle Chicago (Illinois), avant leur exposition au Detroit Auto Show, du 14 au 25 janvier 2026. Buick des années 1930, Chevrolet, Ford, Pontiac des années 1950 et Chrysler des années 1960 parcourront le bitume de celle qu'on surnomme la "Mother Road".
Du 13 au 29 avril 2026, c'est le voyage commémoratif “Dust to Dreams” qui prend le relais, en proposant un
périple ponctué d’arrêts thématiques, dans les villes
iconiques de la Route 66. En
juin, c'est le "Centennial Caravan" qui parcourra l'asphalte de la mythique route, avec des centaines de
véhicules, des concerts et des reconstitutions historiques. Ensuite, du 20 au 26 avril, place aux motards avec la "Route 66 Bike Week", une semaine durant laquelle des
rassemblements et des balades sont organisés sur des portions historiques de la
route.
Du 1er au 3 mai 2026, place à la "Route 66 Fun Run", un rallye raliant Seligman à Topock (Arizona) et réunissant des passionnés de voitures classiques et de
motos. Puis, du
20 au 28 juin, la "Great Race" fera défiler des voitures anciennes
des années 1910 à 1970, dans une quinzaine de villes
célèbres de la Route 66. Les
États traversés organisent également des célébrations, des parades
et des expositions automobiles. La cérémonie d'ouverture officielle du centenaire aura lieu le 11 novembre 2026, date anniversaire de la mise en service de la cette route mythique. A cette occasion,
le "Route 66 Centennial" présentera les projets de
restauration des motels historiques, des stations-service Art déco et des enseignes au néon.
Le plus grand auteur français de romans de Science-Fiction, Pierre Bordage, est décédé le 26 décembre 2025, à l’âge de 70 ans, à Angers (Maine-et-Loire), d’un arrêt cardiaque. Ce Vendéen avait découvert ce genre littéraire, à 20 ans, en lisant des auteurs américains, tels Ray Bradbury, Frank Herbert, Catherine Moore, Clifford Simak ou encore Kurt Vonnegut, qui furent pour lui une véritable
révélation. Le jeune Bordage sera également influencé par la sortie, en 1977, du premier opus du space opera "Star Wars" de George Lucas, mettant en scène la colonisation humaine de l'espace.
En
1993, Pierre Bordage découvre chez l'éditeur nantais l'Atalante, l'un des romans de l'auteur américain de S.F, Orson Scott Card, "Le Cycle d'Ender", que son professeur de banjo a traduit. C'est le déclic. A 38 ans, il propose à l'éditeur le roman de science-fiction qu'il a écrit quelques années plus tôt, "Les
Guerriers du silence". Publié en trois volumes et en grand
format, son premier tome se
vend à 50 000 exemplaires, un record pour une oeuvre en français dans ce genre littéraire.
En
1998, Pierre Bordage publie "Atlantis, les fils du rayon d'or", un romanse déroulant dans l'univers du jeu vidéo "Atlantis : Secrets d'un monde oublié" et qui lui permet d'être traduit aux
États-Unis. En 1999, l'auteur français déménage même en Amérique. Il s'installe à Kansas City (Missouri), durant deux ans, grâce à des amis américains qu'il a rencontrés en France dans le Gers. Les paysages qu'il découvre inspirent son roman
"Orchéron".
Cependant, si l’influence
de la science-fiction américaine sur l’œuvre de Pierre
Bordage est réelle, ce dernier l'a détournée, au profit d’une vision très personnelle,
humaniste et spirituelle. En effet, son séjour aux Etats-Unis a renforcé son regard critique sur le capitalisme, sa marchandisation des corps et ses dérives technologiques et sécuritaires. Sa série "Wang", qui décrit un monde ultra-libéral, violent et inégalitaire, tout en proposant une dimension mystique - Bordage a autrefois été séminariste - en est la meilleure illustration.
L'icône du cinéma français des années 1950-1970 a quitté définitivement la scène, le 28 décembre 2025, à l'âge de 91 ans. Même si Brigitte Bardot a tourné son premier western, "Shalako" (1968), du réalisateur américain Edward Dmytryk, au côté de Sean Connery (alias James Bond), elle n'a jamais succombé aux sirènes d'Hollywood. Le film ayant été tourné à Alméria, au sud de l'Espagne, elle n'eut pas à traverser l'Atlantique. Pourtant, dès 1953, un an après ses débuts au cinéma, l'actrice interprète, en anglais, l'amie de l'héroïne (incarnée par Dany Robin) du film "Act of Love" de l'Américain Anatole Litvak, aux côtés de Kirk Douglas et Serge Reggiani (vidéo ci-dessous 0'49" à 1'14"). Cette romance, dans la France d'après-guerre, est tournée à Paris, Joinville, Nice et Villefranche-sur-mer (Alpes-Maritimes).
En 1956, on retrouve Brigitte Bardot dans "Helen of Troy", un péplum de l'Américain Robert Wise, tourné aux studios Cinecitta à Rome.Elle y incarne l'esclave de l'héroïne principale. "Mon anglais était
minable et mon trac formidable", avouait l'actrice. "Mais j’ai appris mon rôle sur le bout des doigts et le jour des essais, face à 80
candidates, même si je ne savais pas ce que je disais, je le disais avec tant d’assurance que je fus
choisie". Et Brigitte Bardot d'avouer, "sans le savoir, j’avais mis mon petit doigt dans le grand
engrenage des superproductions américaines".
Son long-métrage suivant,"Et Dieu créa la femme" (1956), réalisé par Roger Vadim, la consacre aux Etats-Unis, où son titre n'est pas modifié, mais traduit littéralement "And God Created Woman". En 1957, le film rapporte
deux millions de dollars, puis quatre millions l'année suivante. Et ce, malgré l'hostilité des associations religieuses américaines
qui souhaitent le faire interdire. En 1956, c'est Bob Dylan, alors âgé de 15 ans et totalement inconnu, qui compose "Song to Brigitte", en hommage à Bardot."C'était une chanson très simple, avec un seul accord", avouera le chanteur en 1966, "mais elle venait
du cœur". En 1963, Dylan évoque à nouveau l'actrice française dans sa chanson "I Shall Be Free", sur son album "The Freewheelin'".
L'actrice devient l’une des Françaises les plus connues outre-Atlantique. Au point que les acteurs américains Glenn Ford et Doris Day lui demandent d'être leur partenaire dans "The Tunnel of Love" (1958), réalisé par l'acteur-danseur Gene Kelly. Une comédie américaine dans laquelle pourtant elle refuse de jouer. Même la star du western américain, John Wayne, évoque en 1960 son souhait de jouer au côté de Brigitte Bardot. Un projet qui reste sans lendemain.En 1968, Brigitte Bardot tourne de nouveau avec un réalisateur américain, Edward Dmytryk, en incarnant une comtesse accompagnant des chasseurs européens pénétrant en territoire Apache, dans "Shalako", une adaptation du roman western éponyme de Louis L'Amour. Ceux-ci sont accompagnés par un ancien colonel de l'armée américaine interprété par Sean Connery.
Trois ans plus tard, Brigitte Bardot est à nouveau à l'affiche d'un western, "Les Pétroleuses" (1971) de Christian-Jaque, au côté de Claudia Cardinale. Mais il s'agit d'un pastiche français du genre. Cependant, il se laisse voir volontiers, notamment pour la scène de lutte mémorable (vidéo ci-dessous) entre les deux actrices, au cours de laquelle Brigitte Bardot écope de quelques bleus.
En 1973, à seulement 38 ans, Brigitte Bardot met fin à sa carrière cinématographique, afin de se consacrer à la défense des animaux et à la fondation, créée en 1986, qui porte son nom. Son premier combat sera de militer pour l'usage d'un pistolet d'abattage indolore dans les abattoirs. En 1993, la "Humane Society of the United States" d'Hollywood crée le "Brigitte Bardot International Award", un prix récompensant le meilleur reportage animalier non américain.“J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes", justifiait l'actrice. "Maintenant je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux.” En 2010, l'actrice s'était dit opposée au tournage d'un biopic sur elle, comme le laissait entendre une rumeur prêtant cette intention au
producteur et réalisateur américain, Kyle Newman. En 2012, une quarantaine de photos de Brigitte Bardot étaient exposées dans trois villes américaines (Chicago, New-York, Washington), dans le cadre de l'évènement "BB Forever".
Alors
qu'il a risqué sa vie, du Mexique révolutionnaire de Pancho Villa,
en 1916, à l'Allemagne nazi d'Hitler, le
général américain George
Smith Patton trouve la mort,
le 21
décembre 1945,
à 60 ans, dans un banal accident de la circulation, à Heidelberg
(Allemagne), provoqué par un camion.... militaire !
Drôle de fin pour un officier qui n'a cessé de
déconcerter ses supérieurs. Capable de déclamer des textes
d'auteurs classiques grecs et latins, tout en arborant deux Colts à la crosse nacrée à la ceinture (photo ci-dessus).
Passionné par l'histoire, l'équitation militaire française (il a fait
l'école de Saumur) et l'escrime, Patton a été le précurseur du combat
mécanisé américain. Un char a même porté son nom.
Artisan
de nombreuses victoires, lors des deux conflits mondiaux, ce général est
resté célèbre pour ses incartades, qui lui ont valu d'être
sanctionné, à plusieurs reprises dans sa carrière. En 1918, il est
rétrogradé commandant après sa fuite d'un hôpital, où il est
soigné pour une blessure reçue en Argonne. Ce qui ne l'empêche pas
de commander victorieusement la contre-attaque blindée de Saint Mihiel (septembre 1918) en France. Puis, lors de la seconde guerre
mondiale, d'écraser l'Afrikakorps, en Afrique du Nord, lors de la bataille d'El Guettar
(mars 1943), de libérer la Sicile (août 1943),
les villes d'Avranches (juin 1944), de Metz
(septembre 1944) et de Bastogne (décembre 1944). Cependant, en août 1943, l'officier
est écarté du commandement, après avoir giflé deux soldats
américains hospitalisés qu'il prend, à tort, pour des simulateurs.
Dans
les mois qui suivent la capitulation allemande, le général Patton
s'oppose à la dénazification de l'Allemagne et est accusé de tenir
des propos antisémites. D'où sa mise sur la touche par le
commandement américain. Mais, c'est lui qui oblige des citoyens
allemands à défiler dans les camps de concentration que ses troupes
viennent de libérer.