mercredi 2 avril 2025

L'acteur américain Val Kilmer nous a quittés

 

Révélé par le film "Top Gun" (1984), aux côtés de Tom Cruise, Val Kilmer s'est éteint le 1er avril 2025, à Los Angeles, à l'âge de 65 ans, des suites d'une pneumonie, étant déjà fragilisé par un cancer de la gorge. Son nom est resté célèbre, grâce à son rôle du chanteur Jim Morrison, dans le biopic sur son groupe mythique The Doors, en 1992. Il incarne ensuite la légende du far-west, Doc Holiday, dans le western "Tombstone" (1993). Dans le magnifique "Cœur de tonnerre" (1991), Val Kilmer entre dans la peau d'un policier d'origine amérindienne enquêtant sur des meurtres non élucidés, au sein d'une réserve Lakota, aux côtés de l'acteur Sam Sheppard et du chanteur Sioux John Trudell.  En 1997, il interprète un facétieux Simon Templar, dans le film "Le Saint", inspiré de la série TV éponyme des années 1960. 

En 2003, Val Kilmer est à l'affiche du western "Les Disparues" (The Missing) de Ron Howard, au côté de Tommy Lee Jones. En 2012, on le retrouve à nouveau dans un western, "La première chevauchée de Wyatt Earp", dans lequel il incarne le célèbre marshal de Dodge City. En 2022, Val Kilmer reprend le rôle qu'il tenait dans le premier volet de "Top Gun", pour sa suite  "Top Gun : Marverick", au côté de Tom Cruise. C'était sa dernière apparition au cinéma. Souffrant d'un cancer de la gorge, ses cordes vocales en était très affectées. Au point que sa voix avait dû être recrée par l'intelligence artificielle.

Herve CIRET 

Bande-annonce "Coeur de Tonnerre" (1991)

 

lundi 31 mars 2025

Richard Chamberlain ne s'est pas caché pour mourir

 

Richard Chamberlain s'est éteint le 29 mars 2025 à Waimanalo (Hawaï), des suites d'un accident vasculaire cérébral, deux jours avant son 91e anniversaire. L'acteur américain avait débuté sa carrière, dans les années 1960, dans les séries western "Police des Plaines" (Gunsmoke), "Riverboat" et "The Deputy" (inédit en France). Le deuxième long-métrage dans lequel il apparaît en 1961 est également un film du genre, "Tonnerre Apache" (Thunder of Drums), aux côtés de Richard Boone, Charles Bronson et George Hamilton. Mais c'est la série "Le jeune Dr. Kildare" (1961), dont il interprète la chanson-titre et dans laquelle il incarne un jeune interne en médecine, qui le propulse sur la scène internationale.

Richard Chamberlain dans "Gunsmoke" (1960)

Après des films en costumes d'époque, dans les années 1970 (Les Trois mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo, Le Masque de fer), Richard Chamberlain joue dans la série "Colorado" (1978), adaptée du best-seller éponyme de James Michener. On le retrouve dans la série TV "Shogun" (1980), puis "Les oiseaux se cachent pour mourir" (1983), qui consacre sa stature de star internationale. Une réputation confirmée, au milieu des années 1980, par son rôle d'aventurier dans les deux films de la saga "Allan Quatermain", "Les mines du Roi Salomon" et "La cité de l'or perdu". Sa dernière apparition à la télévision date de 2017, dans la troisième saison de la série américaine "Twin Peaks". Et au cinéma, dans le film "Finding Julia" du réalisateur croate Igor Sunara.

Herve CIRET

vendredi 28 mars 2025

Changement d'heure : une idée américaine vieille de 241 ans


Nous avançons nos montres d'une heurecomme nous le faisons depuis 1976, à chaque passage de l'hiver au printemps, afin de diminuer notre consommation d'énergie. Mais, saviez-vous que c'est l'inventeur du paratonnerre et homme politique américain, Benjamin Franklin (photo ci-contre), qui, le premier,
a proposé cette solution, dans une lettre publiéele 26 avril 1784, dans le "Journal de Paris", afin de réaliser d'importantes économies de... bougies  ? 

Pour étayer sa démonstration, Benjamin Franklin suppose que, de mars à septembre, durant 7 heures chaque nuit, 100 000 familles parisiennes consomment 250 g de bougies ou de chandelles par heure. Soit, une dépense annuelle qui serait estimée aujourd'hui à 1,15 milliard d'euros ! "Somme énorme", souligne l'homme politique américain, "que la seule ville de Paris épargnerait en se servant, pendant les six mois d’été seulement, de la lumière du soleil, au lieu de celle des chandelles et des bougies."
 
Et pour contraindre les personnes réticentes, à l'idée de se lever plus tôt en été, Benjamin Franklin propose des mesures pour le moins radicales : taxer les habitants dont les volets restent fermés au lever du soleil, rationner l'achat des chandelles en faisant surveiller les commerces qui les vendent et faire sonner toutes les cloches des églises, dès le lever du soleil.  

"Et si cela n’est pas suffisant", conclut l'inventeur américain, "faire tirer un coup de canon, dans chaque rue, pour ouvrir les yeux des paresseux sur leur véritable intérêt." Et Benjamin Franklin de préciser que "toute la difficulté sera dans les deux ou trois premiers jours, après lesquels le nouveau genre de vie sera tout aussi naturel et tout aussi commode que l’irrégularité dans laquelle nous vivons. Car, il n’y a que le premier pas qui coûte." Etonnante proposition que la réduction de la consommation de bougies, pour le fils d'un marchand de... chandelles qu'était Benjamin Franklin ! 
 
 
Herve CIRET

Lire l'intégralité du texte de Benjamin Franklin publié, en 1784, dans le "Journal de Paris"

mercredi 26 mars 2025

Il y a 211 ans, la bataille de Horseshoe Bend



C'est une bataille peu connue dans l'histoire des Etats-Unis. Pourtant, le 27 mars 1814, elle se solde par un millier de morts, dont 800 Indiens Creeks (Muscogee). Côté américain y participent, notamment, Sam Houston, futur premier président du Texas et Andrew Jackson, futur 7e président des USA, de 1829 à 1837. 

C'est le massacre des 500 occupants du Fort Mims (Alabama) - dont la moitié de civils - par un groupe de guerriers Creeks, appartenant à la faction des "Red Stick" (Bâtons Rouges), qui est à l'origine de la bataille de Horseshoe Bend (Boucle du Fer à Cheval), au centre de l'actuel Alabama. Celle-ci met fin à la guerre Creek, commencée en 1812, qui opposait les Américains aux Anglais.
 

Ayant reçu le grade de général dans l'armée anglaise, le chef Indien Tecumseh lance des raids meurtriers contre des exploitations agricoles isolées, pendant que des agents britanniques provoquent des troubles, au sein des tribus Creeks hostiles aux Américains, du fait du non-respect de leurs engagements. Apprenant le massacre du Fort Mims, alors qu'il se trouve au Tennessee, le général Andrew Jackson lève une milice de 2 000 hommes, renforcée par 700 soldats professionnels et 600 alliés Indiens Cherokee. 

L'affrontement avec le millier de guerriers Creeks a lieu, le 27 mars 1814, à Horseshoe Bend (Alabama), aux abords d'une boucle de la rivière Tallapoosa. Retranchés derrière une barricade, faite de troncs de sapins et bien enterrés, les Creeks résistent aux tirs de canon des Américains. Pour les déloger, le général Jackson fait tirer des flèches enflammées sur les troncs d'arbres, qui, en brûlant, enfument les Indiens, mettant fin à leur l'insurrection.

Herve CIRET
 

lundi 24 mars 2025

Magazine American Legend : la saga "Retour vers le futur"


Le numéro de mars 2025 d'AMERICAN LEGEND, magazine français de référence sur les Etats-Unis, vient d'arriver dans les kiosques. En couverture, la saga de "Retour vers le futur", série cinématographique culte des années 1980. Ensuite, la revue vous dévoile tout sur le Super Bowl, la finale annuelle du championnat de football américain, à la fois évènement sportif et show musical. Vous découvrirez également les origines de la statue géante de Vulcain, protecteur de la ville américaine de Birmingham (Alabama).

AMERICAN LEGEND retrace  l'histoire du Saturday Evening Post, journal où ont travaillé les plus grands illustrateurs américains (N.C. Wyeth, Norman Rockwell...), toujours accessible en kiosque, malgré la concurrence des médias numériques. Vous serez surpris d'apprendre que la capitale Washington est équipé, depuis le 19e siècle, d'un train sous-terrain permettant aux sénateurs et représentants d'accéder au Capitole.

Alors qu'en mars 2025, les Etats-Unis ont été frappés par de violentes tempêtes,AMERICAN LEGEND évoque le centenaire de "The Great Tri-States Tornado", la catastrophe naturelle la plus meurtrière de l’histoire des Etats-Unis, le 18 mars 1925. Pour oublier ces moments dramatiques, le magazine vous emmène, ensuite, sur la "California State Route 74, entre Palm Springs et Los Angeles. Vous découvrirez également le destin étonnant de Billy Mills, un Indien Sioux médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Tokyo en 1964.

Toujours fidèle à sa vocation de relater les exploits des légendes de la conquête de l'Ouest, AMERICAN LEGEND dresse le portrait du hors-la-loi Billy the Kid et rappelle que les Inuits du cercle polaire, autrefois appelés esquimaux, font partie des nations amérindiennes. Comme à chaque numéro, la rubrique "Western Art" vous fait découvrir un peintre de l'Ouest. En l'occurrence, Hugh Charles McBarron, doyen des illustrateurs militaires américains.

Herve CIRET

AMERICAN LEGEND N° 45 (Mars, Avril, Mai 2025)

samedi 22 mars 2025

Le boxeur George Foreman a livré son ultime combat


Médaillé d'Or Olympique et double champion du monde, avec 81 combats, 76 victoires (dont 68 par Knock Out ou K.O), George Foreman était l'un des meilleurs puncheurs de l'histoire de la boxe mondiale. Le boxeur américain, originaire du Texas, est mort le 21 mars 2025, à l'âge de 76 ans. Il s'était fait connaître du public, en 1974, en s'inclinant par K.O. devant son compatriote Cassius Clay, alias Mohamed Ali, lors d'un célèbre combat de boxe (voir vidéo ci-dessous) s'étant déroulé à Kinshasa (Zaire), devant près de 100 000 spectateurs. 

Né dans le ghetto de Houston (Texas), George Foreman est  renvoyé de l'école à l'âge de 15 ans, puis se tourne vers la boxe. Il livre son premier combat amateur en 1967 et décroche les "gants d'or de San Francisco". Sélectionné pour les Jeux Olympiques de 1968 à Mexico, à 19 ans,  il remporte la médaille d'Or de boxe en catégorie poids lourds. A l'image des sprinteurs afro-américains, Tommie Smith et John Carlos, médaillés d'Or et de Bronze, qui ont brandi le poing sur le podium, en signe de protestation contre la ségrégation aux États-Unis, Foreman arbore un drapeau américain. À l’annonce de son décès, de nombreuses personnalités du monde pugilistique lui ont rendu hommage, parmi lesquelles, Mike Tyson, champion du monde catégorie poids lourds, qui a déclaré : "Sa contribution à la boxe ne sera jamais oubliée".

Herve CIRET

jeudi 20 mars 2025

Quand les artistes français résistaient depuis les Etats-Unis

 


L’art comme arme de résistance. C'est ce que veut démontrer l'exposition "Un exil combattant. Les artistes et la France 1939-1945", proposée par le musée de l’Armée, aux Invalides à Paris, jusqu’au 22 juin 2025. Loin d’être un simple exil, le départ d'artistes français, notamment vers les Etats-Unis - qui n'entreront dans la Seconde Guerre mondiale qu'en décembre 1941 - se transforme en combat contre le nazisme allemand. 

Ainsi, depuis Marseille, encore en zone non occupée, et où de nombreux artistes se sont réfugiés, c'est le journaliste américain Varian Fry, représentant du Centre américain de secours, qui met en place un réseau d’évasion pour exfiltrer les intellectuels menacés vers les États-Unis. Grâce à lui, des artistes français comme Marc Chagall, Max Ernst, André Masson ou Jacques Lipchitz parviennent à quitter la France.


New York devient la capitale culturelle des artistes et écrivains français exilés. Ainsi, André Breton, Claude Lévi-Strauss, Saint-Exupéry ou encore Fernand Léger y trouvent refuge, tout en continuant leur travail. Des galeries new-yorkaises, comme celles de Pierre Matisse, ou la librairie Gotham Book Mart, deviennent des centres de regroupement des intellectuels de la France en exil. Même les studios Walt Disney, réalisent des affiches de propagande commandées par la France Libre pour sensibiliser l’opinion américaine.

À travers plus de 300 œuvres et documents – tableaux, photographies, journaux clandestins, affiches, extraits de films et témoignages –, l’exposition retrace les itinéraires de ces artistes et intellectuels forcés de quitter leur pays mais déterminés à poursuivre la lutte contre l’occupant.

Herve CIRET

dimanche 16 mars 2025

Tri-States Tornado : la catastrophe naturelle la plus meurtrière des Etats-Unis


Le 18 mars 1925, une tornade, d’une intensité jamais égalée depuis, provoque la mort de 695 personnes. Elle en blesse 2 300 et durant 3 h 30 ravage tout, sur les 400 km de son passage à travers les États du Missouri, de l’Illinois et de l’Indiana. À cette époque, il n’y a ni radar, ni satellite, ni aucune alerte du service national de la météo. La tornade commence par frapper la ville d’Ellington (Missouri) et prend ses habitants par surprise, car elle n’est pas en forme d’entonnoir. Ce qui n’alerte pas la population. Rapidement, la tornade traverse les villes d'Annapolis, Biehle et Frohna, où elle tue plusieurs centaines de personnes. Avant d’enjamber le fleuve Mississippi et d’entrer dans le sud de l'Illinois, où elle détruit pratiquement les villes de Gorham, De Soto et Murphysboro, la plus touchée. La tornade traverse ensuite la rivière Wabash, pour entrer dans l'Indiana, où elle fait près d’une centaine de victimes. Puis, elle ravage Griffin, Owensville et Princeton et dévaste près d’une centaine de fermes alentour. Vers 16h30, la tornade finit par se dissiper, au sud-ouest de la ville de Petersburg

Après 400 km d’un cheminement meurtrier et destructeur, "The Great Tri-States Tornado" aura causé la mort de 695 personnes, en aura blessé 2 300, en seulement 3 h30, à travers le Missouri, l'Illinois et l'Indiana. A l’occasion de la commémoration du centenaire de cette tragédie - la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis - des expositions et des débats sont organisés dans les trois États traversés par la tornade. Notamment, en Illinois, dans les villes de Murphysboro et Gorham, particulièrement affectées par cette catastrophe. Afin de ne pas oublier.

Herve CIRET

vendredi 7 mars 2025

Hampton Roads : une bataille navale révolutionnaire pour la guerre maritime


 
Les 8 et 9 mars 1862, durant la guerre de Sécession, la bataille navale d'Hampton Roads sur la côte Est des Etats-Unis a constitué une révolution dans la stratégie de guerre maritime. Finie la marine en bois et à voile, vive les cuirassés blindés à vapeur ! En effet, à l'occasion de ce combat naval, ce type de navire, alors totalement nouveau, est représenté par le "Monitor", côté Nordistes, et par le "Merrimac", côté Sudistes. 
 
USS Monitor 1862

Des observateurs français et britanniques, intéressés par les performances tactiques de ces bateaux, assistent même à cet affrontement. Etonnamment, les deux cuirassés subissent peu de dommages, au cours de cette bataille, tant ils sont protégés par leur carapace de fer, insensibles aux boulets de canons prévus pour déchiqueter des coques en bois et des mâtures entoilées. C'est précisément cette issue sans vainqueur, ni vaincu, qui va impacter les stratégies de combat naval déployées jusqu'ici. 
 

Le livre de Clive Cussler,"Chasseurs d'épaves", évoque d'autres navires  coulés, après avoir participé à la guerre de Sécession américaine. Tel le sous-marin Hunley ayant sombré avec son équipage. La bande dessinée s'est également intéressée à la bataille navale entre le Merrimac et le Monitor Ainsi, le tome 7 de la série Les tuniques bleues a immortalisé cette bataille navale, dans l'album "Les Bleus de la Marine" (voir à partir de 20'17" dans la vidéo ci-dessus).
Herve CIRET


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dimanche 2 mars 2025

L'embouchure du Mississippi découverte par un Français


Il y a 327 ans, le 2 mars 1698, le capitaine de frégate français Pierre Le Moyne D’Iberville découvre l’embouchure du Mississippi, depuis le golfe du Mexique. Ce que son prédécesseur, Robert Cavelier de la Salle - qui avait descendu le cours du fleuve, en 1682 - n'a pas réussi à faire. 

D’Iberville remonte le Mississippi jusqu'à Biloxi, où il fait bâtir le Fort Maurepas (près d'Ocean Springs) et y installe une garnison de 80 hommes. En explorant le fleuve, le navigateur rencontre des Indiens qui délimitent leur territoire avec des poteaux peints en rouge. D'où le nom "Bâton Rouge", donné par D'Iberville à la région, qui deviendra celui de la capitale de l'Etat de Louisiane. 
 
Le 3 mai 1698, d'Iberville retourne en France et recommande la colonisation et l'exploitation de la Louisiane. Sensible à ses arguments, en octobre 1699, le ministre de la marine royale lui donne les moyens d’entreprendre une seconde exploration. Lors de ce deuxième voyage, Pierre Le Moyne D’Iberville bâtit une seconde fortification, le Fort Mississippi, en amont du précédent Fort Maurepas, puis retourne en France, où il incite les autorités royales à s’engager en Louisiane pour y repousser l’expansion anglaise.
 
En 1701, lors d'un troisième et dernier voyage, D’Iberville fait édifier le Fort Saint-Louis, à Mobile (Alabama) et quitte la Louisiane, l'année suivante, pour ne plus jamais y revenir. En effet, même s'il prépare plusieurs expéditions vers la colonie qu'il a implantée, celles-ci sont annulées, du fait des difficultés financières du trésor royal et du mauvais état de la marine marchande française. C'est Jean-Baptiste, le frère de Pierre Le Moyne D’Iberville, qui en 1718, fonde la ville de la Nouvelle-Orléans.
Herve CIRET