mardi 6 janvier 2026

La fille de l'acteur Tommy Lee Jones morte à 34 ans

 

Le 1er janvier 2026, Victoria Jones, fille de l'acteur américain Tommy Lee Jones, a été retrouvée morte, dans une chambre du Fairmont Hotel de San Francisco (Californie), elle avait 34 ans. Un décès par overdose serait la thèse privilégiée par les enquêteurs. La jeune fille avait débuté sa carrière au côté de son père, dans "Men in Black II" (2002), alors qu'elle avait 11 ans, et dans "Trois enterrements" (2005), âgée de 14 ans. Sa dernière apparition à l’écran remonte à 2014, dans le western "The Homesman", réalisé par et avec son père.

Hilary Swank et Tommy Lee Jones dans "The Homesman" (2014)
 

Victoria Jones était l’un des deux enfants de l'acteur, avec son fils Austin, qu'il a eu avec sa seconde épouse, Kimberlea Cloughley, avec laquelle Tommy Lee Jones a été marié de 1981 à 1996. Mais, la jeune femme s'était éloignée des plateaux de tournage depuis plus de dix ans. En 2025, Victoria Jones avait été arrêtée pour possession et influence d’une substance contrôlée sans ordonnance valide. Puis, elle avait été accusée de violence domestique. Deux délits pour lesquels, le jeune femme avait plaidé non coupable.

Herve CIRET 

dimanche 4 janvier 2026

La mythique Route 66 fête son centenaire

 

La mythique route reliant, depuis 1926, Chicago à Los Angeles, célèbre cette année ses 100 ans d'existence. A cette occasion de nombreux évènements sont organisés, tout au long de ce parcours de plus de 4 000 km, avec ses villages typiques, ses motels vintages et ses paysages désertiques. Du 3 au 12 janvier 2026, c'est "The Drive Home VII", un convoi automobile de voitures américaines emblématiques qui va relier la ville de Santa Monica (Californie) à celle Chicago (Illinois), avant leur exposition au Detroit Auto Show, du 14 au 25 janvier 2026. Buick des années 1930, Chevrolet, Ford, Pontiac des années 1950 et Chrysler des années 1960 parcourront le bitume de celle qu'on surnomme la "Mother Road".

Du 13 au 29 avril 2026, c'est le voyage commémoratif Dust to Dreams qui prend le relais, en proposant un périple ponctué d’arrêts thématiques, dans les villes iconiques de la Route 66. En juin, c'est le "Centennial Caravan" qui parcourra l'asphalte de la mythique route, avec des centaines de véhicules, des concerts et des reconstitutions historiques. Ensuite, du 20 au 26 avril, place aux motards avec la "Route 66 Bike Week", une semaine durant laquelle des rassemblements et des balades sont organisés sur des portions historiques de la route.

Du 1er au 3 mai 2026, place à la "Route 66 Fun Run"un rallye raliant Seligman à Topock (Arizona) et réunissant des passionnés de voitures classiques et de motos. Puis, du 20 au 28 juin, la "Great Racefera défiler des voitures anciennes des années 1910 à 1970, dans une quinzaine de villes célèbres de la Route 66. Les États traversés organisent également des célébrations, des parades et des expositions automobiles. La cérémonie d'ouverture officielle du centenaire aura lieu le 11 novembre 2026, date anniversaire de la mise en service de la cette route mythique. A cette occasion, le "Route 66 Centennial" présentera les projets de restauration des motels historiques, des stations-service Art déco et des enseignes au néon.

Herve CIRET 

Site officiel du centenaire de la route 66

 

mardi 30 décembre 2025

L'auteur de SF Pierre Bordage a rejoint les étoiles

 


Le plus grand auteur français de romans de Science-Fiction, Pierre Bordage, est décédé le 26 décembre 2025, à l’âge de 70 ans, à Angers (Maine-et-Loire), d’un arrêt cardiaque. Ce Vendéen avait découvert ce genre littéraire, à 20 ans, en lisant des auteurs américains, tels Ray Bradbury, Frank Herbert, Catherine Moore, Clifford Simak ou encore Kurt Vonnegut, qui furent pour lui une véritable révélation. Le jeune Bordage sera également influencé par la sortie, en 1977, du premier opus du space opera "Star Wars" de George Lucas, mettant en scène la colonisation humaine de l'espace. 

 

En 1993, Pierre Bordage découvre chez l'éditeur nantais l'Atalante, l'un des romans de l'auteur américain de S.F, Orson Scott Card, "Le Cycle d'Ender", que son professeur de banjo a traduit. C'est le déclic. A 38 ans, il propose à l'éditeur le roman de science-fiction qu'il a écrit quelques années plus tôt, "Les Guerriers du silence". Publié en trois volumes et en grand format, son premier tome se vend à 50 000 exemplaires, un record pour une oeuvre en français dans ce genre littéraire.

 

En 1998, Pierre Bordage publie "Atlantis, les fils du rayon d'or", un roman se déroulant dans l'univers du jeu vidéo "Atlantis : Secrets d'un monde oublié" et qui lui permet d'être traduit aux États-Unis. En 1999, l'auteur français déménage même en Amérique. Il s'installe à Kansas City (Missouri), durant deux ans, grâce à des amis américains qu'il a rencontrés en France dans le Gers. Les paysages qu'il découvre inspirent son roman "Orchéron"

Cependant, si l’influence de la science-fiction américaine sur l’œuvre de Pierre Bordage est réelle, ce dernier l'a détournée, au profit d’une vision très personnelle, humaniste et spirituelle. En effet, son séjour aux Etats-Unis a renforcé son regard critique sur le capitalisme, sa marchandisation des corps et ses dérives technologiques et sécuritaires. Sa série "Wang", qui décrit un monde ultra-libéral, violent et inégalitaire, tout en proposant une dimension mystique - Bordage a autrefois été séminariste  - en est la meilleure illustration.

Herve CIRET

dimanche 28 décembre 2025

La carrière américaine de Brigitte Bardot


L'icône du cinéma français des années 1950-1970 a quitté définitivement la scène, le 28 décembre 2025, à l'âge de 91 ans. Même si Brigitte Bardot a tourné son premier western, "Shalako" (1968), du réalisateur américain Edward Dmytryk, au côté de Sean Connery (alias James Bond), elle n'a jamais succombé aux sirènes d'Hollywood. Le film ayant été tourné à Alméria, au sud de l'Espagne, elle n'eut pas à traverser l'Atlantique. Pourtant, dès 1953, un an  après ses débuts au cinéma, l'actrice interprète, en anglais, l'amie de l'héroïne (incarnée par Dany Robin) du film "Act of Love" de l'Américain Anatole Litvak, aux côtés de Kirk Douglas et Serge Reggiani (vidéo ci-dessous 0'49" à 1'14"). Cette romance, dans la France d'après-guerre, est tournée à Paris, Joinville, Nice et Villefranche-sur-mer (Alpes-Maritimes).

En 1956, on retrouve Brigitte Bardot dans "Helen of Troy", un péplum de l'Américain Robert Wise, tourné aux studios Cinecitta à Rome. Elle y incarne l'esclave de l'héroïne principale. "Mon anglais était minable et mon trac formidable", avouait l'actrice. "Mais j’ai appris mon rôle sur le bout des doigts et le jour des essais, face à 80 candidates, même si je ne savais pas ce que je disais, je le disais avec tant d’assurance que je fus choisie". Et Brigitte Bardot d'avouer, "sans le savoir, j’avais mis mon petit doigt dans le grand engrenage des superproductions américaines". 


Son long-métrage suivant, "Et Dieu créa la femme" (1956), réalisé par Roger Vadim, la consacre aux Etats-Unis, où son titre n'est pas modifié, mais traduit littéralement "And God Created Woman". En 1957, le film rapporte deux millions de dollars, puis quatre millions l'année suivante. Et ce, malgré l'hostilité des associations religieuses américaines qui souhaitent le faire interdire. En 1956, c'est Bob Dylan, alors âgé de 15 ans et totalement inconnu, qui compose "Song to Brigitte", en hommage à Bardot. "C'était une chanson très simple, avec un seul accord", avouera le chanteur en 1966, "mais elle venait du cœur". En 1963, Dylan évoque à nouveau l'actrice française dans sa chanson "I Shall Be Free", sur son album "The Freewheelin'". 
 
L'actrice devient l’une des Françaises les plus connues outre-Atlantique. Au point que les acteurs américains Glenn Ford et Doris Day lui demandent d'être leur partenaire dans "The Tunnel of Love" (1958), réalisé par l'acteur-danseur Gene Kelly. Une comédie américaine dans laquelle pourtant elle refuse de jouer. Même la star du western américain, John Wayne, évoque en 1960 son souhait de jouer au côté de Brigitte Bardot. Un projet qui reste sans lendemain. En 1968, Brigitte Bardot tourne de nouveau avec un réalisateur américain, Edward Dmytryk, en incarnant une comtesse accompagnant des chasseurs européens pénétrant en territoire Apache, dans "Shalako", une adaptation du roman western éponyme de Louis L'Amour. Ceux-ci sont accompagnés par un ancien colonel de l'armée américaine interprété par Sean Connery. 

Trois ans plus tard, Brigitte Bardot est à nouveau à l'affiche d'un western, "Les Pétroleuses" (1971) de Christian-Jaque, au côté de Claudia Cardinale. Mais il s'agit d'un pastiche français du genre. Cependant, il se laisse voir volontiers, notamment pour la scène de lutte mémorable (vidéo ci-dessous) entre les deux actrices, au cours de laquelle Brigitte Bardot écope de quelques bleus.

En 1973, à seulement 38 ans, Brigitte Bardot met fin à sa carrière cinématographique, afin de se consacrer à la défense des animaux et à la fondation, créée en 1986, qui porte son nom. Son premier combat sera de militer pour l'usage d'un pistolet d'abattage indolore dans les abattoirs. En 1993, la "Humane Society of the United States" d'Hollywood crée le "Brigitte Bardot International Award", un prix récompensant le meilleur reportage animalier non américain. “J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes", justifiait l'actrice. "Maintenant je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux.” En 2010, l'actrice s'était dit opposée au tournage d'un biopic sur elle, comme le laissait entendre une rumeur prêtant cette intention au producteur et réalisateur américain, Kyle Newman. En 2012, une quarantaine de photos de Brigitte Bardot étaient exposées dans trois villes américaines (Chicago, New-York, Washington), dans le cadre de l'évènement "BB Forever". 

Herve CIRET

dimanche 21 décembre 2025

Il y a 80 ans disparaissait le controversé général américain George Patton



Alors qu'il a risqué sa vie, du Mexique révolutionnaire de Pancho Villa, en 1916, à l'Allemagne nazi d'Hitler, le général américain George Smith Patton trouve la mort, le 21 décembre 1945, à 60 ans, dans un banal accident de la circulation, à Heidelberg (Allemagne), provoqué par un camion.... militaire ! 

Drôle de fin pour un officier qui n'a cessé de déconcerter ses supérieurs. Capable de déclamer des textes d'auteurs classiques grecs et latins, tout en arborant deux Colts à la crosse nacrée à la ceinture (photo ci-dessus). Passionné par l'histoire, l'équitation militaire française (il a fait l'école de Saumur) et l'escrime, Patton a été le précurseur du combat mécanisé américain. Un char a même porté son nom.
 

Artisan de nombreuses victoires, lors des deux conflits mondiaux, ce général est resté célèbre pour ses incartades, qui lui ont valu d'être sanctionné, à plusieurs reprises dans sa carrière. En 1918, il est rétrogradé commandant après sa fuite d'un hôpital, où il est soigné pour une blessure reçue en Argonne. Ce qui ne l'empêche pas de commander victorieusement la contre-attaque blindée de Saint Mihiel (septembre 1918) en France. Puis, lors de la seconde guerre mondiale, d'écraser l'Afrikakorps, en Afrique du Nord, lors de la bataille d'El Guettar (mars 1943), de libérer la Sicile (août 1943), les villes d'Avranches (juin 1944), de Metz (septembre 1944) et de Bastogne (décembre 1944). Cependant, en août 1943, l'officier est écarté du commandement, après avoir giflé deux soldats américains hospitalisés qu'il prend, à tort, pour des simulateurs.  

Dans les mois qui suivent la capitulation allemande, le général Patton s'oppose à la dénazification de l'Allemagne et est accusé de tenir des propos antisémites. D'où sa mise sur la touche par le commandement américain. Mais, c'est lui qui oblige des citoyens allemands à défiler dans les camps de concentration que ses troupes viennent de libérer.
 
Herve CIRET 
 

mercredi 17 décembre 2025

Il y a 122 ans, le premier vol motorisé des frères Wright



C'est le 17 décembre 1903, sur la plage de Kitty Hawk, une bourgade de Caroline du Nord sur la côte Est des Etats-Unis, qu'est réalisé le premier vol motorisé de l'histoire mondiale de l'aviation (photo ci-dessus). Aux commandes de l'engin baptisé "Flyer", conçu avec son frère Wilbur, l'américain Orville Wright.  L'appareil fait 12 mètres d’envergure, pèse 274 kg et est propulsé par un moteur de 16 CV qui actionne deux hélices, grâce à des chaînes de vélo. Ce premier vol homologué d'une durée de 59 secondes s'effectue à 3 mètres de hauteur sur une longueur de 260 mètres. 

Fabricants de cycles passionnés de mécanique, les frères Wright ont effectué de nombreuses tentatives de vol avec des planeurs, les trois années précédant la construction de leur aéroplane "Flyer", dans leur atelier de Dayton (Ohio). Le vol réalisé le 17 décembre 1903 est peu médiatisé, car le conseiller juridique des frères Wright, leur a demandé de ne pas le rendre public, tant que leur avion n'a pas fait l'objet d'un dépôt de brevet. Quelques journaux relatent l'exploit, mais le public reste sceptique, la presse américaine ayant déjà relayé dans le passé la réalisation de vols de machines volantes qui se sont avérés fantaisistes. Déposée en 1903, la demande de brevet des frères Wright n'aboutit qu'en 1906, car ils n'effectuent aucun vol public pendant cette période.


Mais, les frères Wright ne sont pas partis de rien pour parvenir à accomplir cet exploit. Ils se sont appuyés sur les travaux de précurseurs : l’Anglais Georges Cayley, les Français Alphonse Pénaud et Louis Mouillard, l’Allemand Otto Lilienthal et un compatriote, Octave Chanute. C'est ce dernier qu'il leur a conseillé de tester leur avion sur la plage de Kitty Hawk (Caroline du Nord). Si les Frères Wright craignent d’être copiés, c'est que nombre d'armées s'intéressent à leur travaux. Ainsi, dès 1902, l’attaché militaire de l’ambassade de France à Washington rédige-t-il un rapport sur leurs expériences d’aviation. D'autre part, un capitaine d'artillerie français, Ferdinand Ferber, est le seul en Europe à effectuer des recherches et des essais, à Nice (Alpes-Maritimes) sur le vol du planeur. C'est grâce à l'américain Octave Chanute que l'officier français prend connaissance des travaux des frères Wright et construit, dès 1902, un avion biplan. Mais, ce n'est que le 27 mai 1905, que Ferdinand Ferber réalise, pour la première fois en Europe, une performance comparable à celle des frères Wright, deux ans plus tôt.
Herve CIRET

mardi 16 décembre 2025

Connu pour ses rôles de "méchant", l'acteur Peter Greene est décédé à 60 ans

 

 

Le 12 décembre 2025, Peter Greene a été retrouvé mort dans son appartement du Lower East Side, dans l'arrondissement de Manhattan à New York. Spécialisé dans les rôles de criminel, de flic corrompet de mafieux, il s'est fait remarquer en 1994, avec des films comme "The Mask" avec Jim Carrey et "Pulp Fiction" de Quentin Tarantino. 

Mais, du fait de son addiction à l'héroïne et à la cocaïne, la carrière de Peter Greene ne décolle pas, incarnant que des personnages secondaires. En 1995, il interprète un gangster dans le polar culte "Usual Suspects" de Bryan Singer et apparaît dans "Piège à grande vitesse". Puis, les années suivantes, dans "Sombres Soupçons" (1996), "Permanent Midnight" (1998) et "Flic de haut vol" (1999).

Dans les années 2000, Peter Greene joue dans des films de série Z, tels "Black Cloud", "Brothers in Arms", "Final Engagement" ou "Manhattan Samouraï". Incarnant toujours des personnages secondaires, dans les années 2010 et 202, l'acteur poursuit sa carrière, dans des films de second plan. On le retrouve dans les séries "For Life" et "The Continental", issue de la saga "John Wick". Egalement, dans certains épisodes des séries TV "Chicago PD", "Hawaï Five-O" et "Justified".. "Personne ne jouait un méchant mieux que Peter Greene", a déclaré son manager Gregg Edwards. "C’était l’un des meilleurs acteurs de caractère de la planète".

Herve CIRET 

lundi 15 décembre 2025

Il y a 135 ans disparaissait le chef indien Sitting Bull



Le 15 décembre 1890, dans la réserve de Standing Rock (Dakota du Sud), des membres de la police tribale des Sioux Lakotas pénètrent dans l'habitation du chef Indien Sitting Bull. Dans la bousculade qui s'en suit, un coup de feu éclate et l'un des plus emblématiques chefs de guerre indiens s'effondre, touché mortellement. De retour d'une tournée du "Wild West Show", en compagnie  de Buffalo Bill, alias William Cody, Sitting Bull est soupçonné par le gouvernement américain de fomenter une nouvelle révolte indienne. Un an auparavant, suite à une vision, le chef religieux indien, Wovoka (Faiseur-de-pluie) a lancé le mouvement de la "Ghost Dance" (Danse des Esprits). 
 
 
Exécutées en cercle, ces danses devaient favoriser l'arrivée d'un sauveur des amérindiens et chasser pour toujours les Blancs de leurs territoires. Quinze jours après le décès de Sitting Bull, a lieu le massacre de Wounded Knee (Dakota du Sud), au cours duquel périssent plusieurs centaines de Sioux Lakotas, parmi lesquels des femmes et des enfants. Né vers 1831, dans la région de Grand River (Dakota du Sud), Sitting Bull (Tatanka Yotanka, en langue Sioux) a été enterré à Fort Yates (Dakota du Nord), puis transporté, en 1953, à Mobridge (Dakota du Sud), face au Missouri. Cependant, certains historiens contestent cette version des faits et pensent que la dépouille du chef Sioux ne s'y trouve pas. Sitting Bull est connu pour être l'artisan de la bataille de Little Big Horn, le 25 juin 1876, où son chef de guerre Crazy Horse, au sein d'une coalition indienne, affronta le 7e de cavalerie du Général Custer, qui perdit la vie, en même temps que 267 de ses hommes sur 647. 
 
Herve CIRET
 
 Bande-annonce du western "Sitting Bull" (1954) de Sidney Salkow

 
 
 

dimanche 14 décembre 2025

Le réalisateur Rob Reiner retrouvé mort poignardé chez lui

 


C'est à son domicile de Los Angeles (Californie), le 14 décembre 2025, qu'ont été retrouvés les corps de Rob Reiner et de son épouse, Michele. Leur fils Nick serait le principal suspect de ce meurtre. Le réalisateur américain, âgé de 78 ans, avait débuté sa carrière cinématographique, en 1989, avec la comédie romantique "Quand Henry rencontre Sally", interprétée par Billy Crystal et Meg Ryan. 

En 1992, le cinéaste évoquait un bizutage dans la Navy qui tourne mal, dans "Les Hommes d'honneur", avec Jack Nicholson, Tom Cruise et Demi Moore. Quatre ans plus tard, c'est l'assassinat d'un leader activiste noir par le Ku Klux Klan, dans les années 1960, qui est abordé dans "Les fantômes du Passé". En 2017, dans "Shock and Awe", Rob Reiner traite du sujet très controversé des prétendues armes de destruction massives invoquées par le président américain George Bush, pour déclencher la guerre en Irak. Le dernier film du réalisateur, "Spinal Tap II" (2025) [voir bande-annonce ci-dessous], est la suite de son premier film éponyme de 1984. Un faux-documentaire parodique, qui racontait les péripéties d'un groupe fictif de heavy-metal.

Herve CIRET

samedi 13 décembre 2025

Le "Petit Poucet" français rafle la mise aux Game Awards de Los Angeles

 

 

Bérets rouges visés sur la tête, arborant marinières à rayures et serviettes à carreaux en bandoulière, les membres du studio Sandfall Interactive de Montpellier (Hérault) ont savouré leur victoire, le 11 décembre 2025, aux "Game Awards" de Los Angeles, l'équivalent des Oscars pour les jeux vidéo. Leur première réalisation en ce domaine, "Clair Obscur : Expedition 33", a décroché pas moins de neuf prix et douze nominations, dont celui de meilleur jeu de l'année 2025. Sa réalisation, sa narration, sa bande originale et musique, sa direction artistique, sa performance pour une actrice de doublage, sa nature de 1er jeu indépendant et son jeu de rôle ont également été récompensés par des prix. 

Si le jeu vidéo français "Clair Obscur : Expedition 33" a séduit 5 millions de gamers dans le monde, c'est en raison de son univers poétique parisien, au temps de la "Belle époque" des années 1890 à 1910. L'histoire d'une peintre maléfique effaçant chaque année une génération de plus en plus jeune, qui cherche à survivre à cette malédiction, a également séduit les joueurs.

Fondé en 2020 à Montpellier (Hérault), le studio Sandfall Interactive utilise les outils de création de jeux vidéo les plus sophistiqués. Mais ce qui les différencie de la concurrence,  ce sont ses personnages attachants, évoluant dans des univers fantastiques de grande qualité esthétique. Une "french touch" qui leur a permis, lors de ces "Oscars" 2025 du jeu vidéo, de rafler autant de prix, face à de grands studios américains et canadiens. On leur souhaite de connaître le même développement que les bretons d'Ubisoft, créé il y a 30 ans en Bretagne, avant de s'implanter en région parisienne, puis... à Montpellier, justement.

Herve CIRET