dimanche 2 mars 2025

L'embouchure du Mississippi découverte par un Français


Il y a 327 ans, le 2 mars 1698, le capitaine de frégate français Pierre Le Moyne D’Iberville découvre l’embouchure du Mississippi, depuis le golfe du Mexique. Ce que son prédécesseur, Robert Cavelier de la Salle - qui avait descendu le cours du fleuve, en 1682 - n'a pas réussi à faire. 

D’Iberville remonte le Mississippi jusqu'à Biloxi, où il fait bâtir le Fort Maurepas (près d'Ocean Springs) et y installe une garnison de 80 hommes. En explorant le fleuve, le navigateur rencontre des Indiens qui délimitent leur territoire avec des poteaux peints en rouge. D'où le nom "Bâton Rouge", donné par D'Iberville à la région, qui deviendra celui de la capitale de l'Etat de Louisiane. 
 
Le 3 mai 1698, d'Iberville retourne en France et recommande la colonisation et l'exploitation de la Louisiane. Sensible à ses arguments, en octobre 1699, le ministre de la marine royale lui donne les moyens d’entreprendre une seconde exploration. Lors de ce deuxième voyage, Pierre Le Moyne D’Iberville bâtit une seconde fortification, le Fort Mississippi, en amont du précédent Fort Maurepas, puis retourne en France, où il incite les autorités royales à s’engager en Louisiane pour y repousser l’expansion anglaise.
 
En 1701, lors d'un troisième et dernier voyage, D’Iberville fait édifier le Fort Saint-Louis, à Mobile (Alabama) et quitte la Louisiane, l'année suivante, pour ne plus jamais y revenir. En effet, même s'il prépare plusieurs expéditions vers la colonie qu'il a implantée, celles-ci sont annulées, du fait des difficultés financières du trésor royal et du mauvais état de la marine marchande française. C'est Jean-Baptiste, le frère de Pierre Le Moyne D’Iberville, qui en 1718, fonde la ville de la Nouvelle-Orléans.
Herve CIRET

samedi 1 mars 2025

Un artiste américain revisite les toiles de Jouy du 18e siècle

 

C'est sans doute parce qu'enfant il accompagnait sa mère, au magasin de tissu de sa ville natale de Buffalo (Etat de New-York), sur les bords du lac Erié, que l'artiste américain Tim Halland a été séduit par les célèbres toiles de Jouy, confectionnées au 18e siècle, non loin du château de Versailles. C'est, en effet, dans le petit village de Jouy-en-Jossas (Yvelines) que Christophe-Philippe Oberkampf y avait créé la Manufacture Royale de ces toiles imprimées. 

C'est en 2011, lors d'une résidence d'artiste, dans la maison du peintre impressionniste Claude Monet, à Giverny en Normandie, que Tim Hailand a découvert les toiles de Jouy. Il logeait dans une chambre entièrement tapissée de ces motifs baroques évoquant des scènes champêtres. Cette découverte amène le peintre à imprimer, sur des toiles de Jouy, des portraits de personnalités, notamment du show-business, telles l'actrice Demi Moore ou la chanteuse folk afro-américaine Tracy Chapman.


L'exposition "Portals-Portraits", que le Musée de la Toile de Jouy consacre à Tim Hailand jusqu’au 23 mars 2025, présente 24 œuvres inédites. Elles ont été conçues, à partir de tissus du 18e siècle, aux motifs traditionnels de fleurs, d'oiseaux, de personnages de romans et de fables à la mode au 18e siècle. L'artiste a également créé des collages, à partir de chutes de tissus. Les oeuvres exposées sont très inspirées par ses pairs américains, Andy Warhol et Jackson Pollock. "En combinant des techniques modernes de photographie avec des motifs de la toile de Jouy, Tim Hailand crée des œuvres qui séduisent autant les amateurs d’art contemporain que les passionnés de patrimoine textile", souligne le Musée qui accueille l'exposition.

Texte et photos Herve CIRET

Exposition "Portals-Portraits" de Tim Hailand, jusqu’au 23 mars 2025, au Musée de la Toile de Jouy à Jouy-en-Jossas (Yvelines)

jeudi 27 février 2025

Mort de l'acteur américain Gene Hackman à 95 ans

 

Légende vivante du cinéma américain, Gene Hackman a été retrouvé mort à son domicile de Santa Fe (Nouveau-Mexique), le 26 février 2025, aux côtés de son épouse, la pianiste Betsy Arakawa (64 ans), et de leur chien. Il avait 95 ans. La piste criminelle serait écartée, puisque, selon sa fille Elizabeth Hackman, il s'agirait d'une intoxication au monoxyde de carbone.

Gene Hackman dans "Impitoyable" (1992) de et avec Clint Eastwood
S'il a décroché le deuxième Oscar de sa carrière, au titre du meilleur second rôle, dans "Impitoyable" (1992) de et avec Clint Eastwood, Gene Hackman a commencé à tourner des westerns, dès 1967, dans la série télévisée "Le Cheval de fer" (The Iron Horse). En 1971, il est à l'affiche des "Charognards" (The Hunting party), aux côtés de Candice Bergen et Ron Howard. Puis, en 1974, on le retrouve aux côtés de l'actrice norvégienne Liv Ullmann, dans le western "Zandy's Bride". Puis, en 1975, Gene Hackman est à nouveau aux côtés de Candice Bergen et avec James Coburn, dans "La Chevauchée sauvage" (Bite the bullet) de Richard Brooks. Il incarne le général Crook dans le western "Geronimo" (1993), puis, le frère du shérif Wyatt Earp, dans le film éponyme de Lawrence Kasdan en 1994. L'année suivante on le retrouve aux côtés de Sharon Stone, Leonardo DiCaprio et Russell Crowe, dans "Mort ou vif" (The Quick and the Dead).

Hormis les westerns mentionnés ci-dessus, Gene Hackman a tenu les principaux rôles dans le thriller "French Connection" (1971) de William Friedkin, pour lequel il a reçu son premier Oscar. Mais, aussi, dans les films "L'Aventure du Poséidon" (1972), "Conversation secrète" (1974), "French Connection 2" (1975), "Superman" (1978), "La Firme" (1993), "USS Alabama" (1995), "Ennemi d'État" (1998), "La Famille Tenenbaum" (2001). Gene Hackman avait mis fin à sa carrière en 2004. Il avait débuté dans la vie, à 16 ans, comme opérateur radio dans le corps des Marines (1946-1951). Devenu acteur à 30 ans, il débute dans la série télévisée "Les Envahisseurs", au côté de Roy Thinnes qui incarne le mythique David Vincent. Outre son métier d'acteur, Gene Hackman était également romancier et pilote automobile. Il avait notamment participé à la célèbre course des 24 heures de Daytona (Floride).

Herve CIRET

dimanche 23 février 2025

Il y a 189 ans débutait le siège de Fort Alamo (Texas)



Le 23 février 1836, débutait le siège du Fort Alamo, alors situé dans l'état mexicain de Cohuila y Tejas. Plusieurs mois auparavant, les colons texans ont chassé les troupes mexicaines d'un territoire qui va bientôt devenir le Texas. 

Sous les ordres de James Bowie et William Travis, près de 200 volontaires texans investissent ce qui n'est en réalité qu'une ancienne mission espagnole, située à San Antonio de Bexar. 

Encerclés par 15 000 soldats mexicains, sous les ordres du général Antonio Lopez de Santa Anna, envoyé pour reprendre possession du Texas, les combattants texans tiennent le siège durant douze jours, jusqu'au 6 mars 1836. La presque totalité est tuée et 600 mexicains périssent. 

Au lieu de refroidir l'ardeur des colons américains, cette bataille galvanise la population du territoire qui rejoint en masse les rangs de l'armée texane. Si bien que deux mois plus tard, celle-ci bat l'armée mexicaine, lors de la bataille de San Jacinto.

Aujourd'hui, Fort Alamo est le site le plus touristique du Texas. Cependant, si la bataille a été relatée, dès 1843, dans de nombreux ouvrages historiques, le grand public américain se souvient surtout de cet évènement à travers les adaptations qui en ont été faites au cinéma. Notamment, celle de John Wayne en 1960, dans lequel il jouait le rôle de Davy Crockett et Richard Widmark celui du  colonel James Bowie. Et puis, en 2004, le remake éponyme de John Lee Hancock avec Denis Quaid.
Herve CIRET

samedi 15 février 2025

En 1804, les USA entraient en guerre pour la première fois de leur histoire



C'est un épisode peu connu de la guerre contre les pirates barbaresques (1801-1805), au large de l'actuelle Libye. Il s'est déroulé, lors du premier conflit engagé par les Etats-Unis, après leur indépendance. Le 16 février 1804, le navire américain "USS Intrepid", commandé par le lieutenant Stephen Decatur, avec 60 hommes à son bord, pénètre de nuit dans le port de Tripoli (Libye). Sans tirer un seul coup feu, il neutralise l’équipage pirate ayant capturé le navire américain "USS Philadelphia", puis incendie ce dernier (illustration ci-contre), avant de regagner le large à bord de l'"USS Intrepid", sans être inquiété. Un haut fait d'arme qui a valu au lieutenant  Stephen Decatur d'être considéré comme l’une des gloires de l’US Navy.


Stephen Decatur
Un an auparavant, l'"USS Philadelphia" a participé au blocus du port de Tripoli, ordonné par les Américains, en représailles aux attaques de leurs navires et du rançonnage de leurs équipages, par les pirates de la Régence Libyenne. Car, le Président des Etats-Unis, Thomas Jefferson, a refusé de leur payer un tribut. 

Mais, s'étant échoué sur des récifs, l'"USS Philadelphia" a été capturé et intégré à la flotte barbaresque. D'où l'opération lancée par le lieutenant Decatur, afin de ne pas  laisser un navire américain aux mains des pirates barbaresques. Après la signature d'un traité, en 1805, avec les Tripolitains, les Etats-Unis sont exemptés de leur payer un tribut. A partir de cette date, une escadre américaine mouille en permanence en Méditerranée. Mais, une seconde guerre contre les pirates barbaresques éclatant en 1815, une expédition navale est de nouveau conduite par Stephen Decatur, cette fois-ci, contre le Dey d’Alger. 

A noter que trois autres navires de l'US Navy porteront, par la suite, le nom de l'"USS Intrepid". Le dernier d'entre eux étant le porte-avions mis en service en 1943, opérationnel lors de la guerre du Pacifique et celle du Vietnam, avant d'être utilisé pour récupérer les navettes spatiales des programmes Gemini et Mercury de la NASA. Désarmé en 1974, il est  devenu un navire-musée amarré au quai 86, dans le port de New-York.
 
Herve CIRET

vendredi 14 février 2025

Il y a 247 ans, la France reconnaissait le drapeau américain


C'est un noble breton, Luc Urbain du Bouëxic, comte de Guichen, qui fut le premier à reconnaître le drapeau américain, le 14 février 1778, dans le port de Quiberon (Morbihan).  

L'officier de marine français, qui s'est distingué, précédemment, durant la guerre de sept ans, en Nouvelle-France, contre les Anglais, donne l'ordre d'envoyer une salve de coups de canon, pour saluer, au nom de la France, le premier vaisseau américain, l'"USS-Ranger" [peinture d'Edward Moran (1829-1901)

Commandé par le capitaine John Paul Jones, de la Continental Navy, ce sloop de guerre arbore le "Stars and Stripes", orné de seulement 13 étoiles, représentant les 13 Etats américains de l'époque. Il s'agit de la première reconnaissance de la jeune république américaine par un état étranger, moins de deux ans après sa déclaration d'indépendance. Six jours auparavant, la France et les États-Unis ont signé un traité d'alliance et un traité d'amitié et de commerce.
 

John Paul Jones
Luc Urbain du Bouëxic
 A bord du "USS-Ranger", le capitaine américain John Paul Jones vient, en baie de Quiberon, prendre livraison des navires que la France cède à ses nouveaux alliés. C'est en arrivant en vue de la flotte française que le capitaine américain, comme c’est l’usage, salue d'une salve d'honneur le pavillon du Roi de France. En réponse, le navire "Le Robuste", commandé par le breton Luc Urbain du Bouëxic, salue, à son tour, la bannière étoilée. Un mois plus tard, le 20 mars 1778, la France reconnaissait officiellement les États-Unis. 

Ce n'est donc pas le fait du hasard si le Gwenn ha Du (Blanc et Noir), le drapeau breton imaginé, dans les années 1920, par l'architecte Morvan Marchal, a de sérieuses similitudes avec le Stars and Stripes américain. Les étoiles y ont été remplacées par des hermines. Quant aux bandes rouges et blanches représentant les 13 états fondateurs des Etats-Unis, elles ont laissé la place à 9 bandes blanches et noires, couleurs traditionnelles de la Bretagne. Les 4 blanches symbolisant les régions bretonnantes de l'Ouest, et les 5 noires, le pays gallo, à l'Est.
Herve CIRET

lundi 10 février 2025

Super Bowl 2025 : les Philadelphia Eagles battent les Kansas City Chiefs


Ce dimanche 9 février 2025, à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), le 59e Super Bowl - la grande finale du championnat de football américain - a vu s’affronter les Philadelphia Eagles et les Kansas City Chiefs, doubles champions en titre. Les premiers, menés par le quarterback Patrick Mahomes, visaient un triplé, tandis que les seconds, battus en 2023 par ces mêmes Chiefs, rêvaient de revanche et d’un deuxième titre, sous la houlette de leur star Jalen Hurts. Finalement, les Philadelphia Eagles ont battu les Kansas City Chiefs, par 40 à 22.

Comme à l’accoutumée, la mi-temps du Super Bowl a constitué un super show musical. C’est le rappeur Kendrick Lamar qui en était la tête d’affiche. accompagné de la chanteuse SZA. Avant le coup d’envoi du match, c’est le pianiste et chanteur de jazz Jon Batiste qui a interprété l’hymne américain. D’autres stars étaient également dans les tribunes. A l’image de Taylor Swift, venue soutenir son compagnon Travis Kelce, joueur des Kansas City Chiefs, et de l'acteur-chanteur Bradley Cooper, grand fan des Philadelphia Eagles.

Aux Etats-Unis, le Super Bowl était diffusé, depuis le Caesars Superdome de la Nouvelle-Orléans,, en direct sur FOX. En France, le match était retransmis sur beIN Sports et M6+.

Herve CIRET

vendredi 7 février 2025

Il y a 508 ans était créé Le Havre, port français sur l'Amérique




Connue pour avoir été presque entièrement détruite par des bombardements en 1944, la ville normande du Havre, à l'embouchure de la Seine, a célébré les 503 ans de sa fondation par un édit de François 1er, le 7 février 1517. L'occasion de découvrir le passé américain de ce port, créé afin d'établir des relations commerciales avec le Nouveau Monde.

Dès 1524, c'est du Havre que l'explorateur florentin, Giovanni Verazzano, missionné par François 1er, s'embarque pour découvrir une nouvelle route maritime vers l'Ouest et accoste sur les rives de la future Caroline du Nord. En 1562, c'est le capitaine Jean Ribault qui part du port havrais pour établir une colonie protestante en Floride. À la fin du 16e siècle, les relations commerciales entre Le Havre et l'Amérique s'intensifient. Cuirs, sucre  et tabac américains transitent par le port normand.


Au 18e siècle, la guerre d’indépendance américaine, entre insurgés et britanniques, accroît l'activité portuaire du Havre. En 1779, des troupes, des munitions et des armes y sont embarquées et envoyées vers les nouveaux États-Unis. Dès 1784, la première ligne régulière maritime "Le Havre-New York" entre en service. L'année suivante, Benjamin Franklin, le représentant du gouvernement américain en France, fait escale au Havre. En 1831, l'homme politique et historien, Alexis de Tocqueville s'y embarque pour aller étudier le système pénitentiaire américain et en revient avec les informations qui lui servent à rédiger son best-seller "De la démocratie en Amérique".

Le port du Havre en 1776

Entre la fin du 19e siècle et le début du 20 siècle, mise à part la guerre de Sécession qui ralentit les échanges, Le Havre connaît son âge d'or, durant lequel la ville se développe. Suite à l'abolition de l'esclavage, son port a délaissé la traite des Noirs, mais demeure un point de passage obligé pour les candidats à l'émigration vers l'Amérique. En 1913, 20% des passagers quittant Le havre ont pour destination les Etats-Unis. C'est le début des grands voyages transatlantiques, qui font la fierté des Havrais. En 1935, le paquebot "Normandie", alors le plus grand du monde, relie le Havre à New-York. Mais, les menaces de la seconde guerre mondiales se profilent à l'horizon.
 

Durant la seconde guerre mondiale, le port normand est la cible de plus d'une centaine de bombardements des Alliés. Car, les Allemands y ont implanté une base navale fortifiée, afin de préparer l'invasion de l'Angleterre. Avant de quitter la ville, ils en détruisent les infrastructures portuaires, minent la rade et l'estuaire et coulent 350 navires. Mais, en septembre 1944, afin de favoriser la progression des troupes débarquées en Normandie, trois mois plus tôt, les Alliés bombardent le centre-ville et le port. Le bilan est lourd : 5 000 morts, 150 hectares totalement rasés. Le Havre est la grande ville la plus détruite de France. 
 
La destinée américaine du port prend fin, en 1974, avec l'arrêt de la ligne Le Havre-New-York, à bord du paquebot France, seulement quatre traversées ayant eu lieu depuis. En juin 2017, à l'occasion des 500 ans de sa fondation, la ville a renoué avec les voyages transatlantiques, en proposant de relier Le Havre à New-York, à bord du paquebot "Queen Mary 2", à l'occasion d'une course au large inédite.



 

mercredi 5 février 2025

Des road-trips dans l'Ouest américain, en moto mais aussi en voiture

 

Au Salon Rétromobile de Paris (5-9 février 2025), les amateurs de rêve américain remarqueront un stand consacré aux Etats-Unis. Celui de West Forever, spécialisé dans les voyages itinérants, notamment dans l'Ouest américain. Cette agence propose - en plus de motos Harley-Davidson et du modèle Triglide (trois roues) conduisible avec son permis voiture + 6 h de formation - de découvrir les Etats-Unis à bord de  véhicules à quatre roues. Son Président, Fabien Baranès (photo ci-dessus), a répondu à nos questions.

Le spécialiste des road-trips en moto présent au salon Rétromobile ?

Nous sommes présents pour la première fois à ce salon, car nous avons décidé depuis 3 ans de promouvoir l’organisation de road-trips en voiture, et pas seulement en moto Harley-Davidson. Jusqu’ici, nous le faisions exclusivement avec notre propre clientèle moto. Soit parce que les clients motards, évoquait de partager ces road-trips avec des amis n’ayant pas le permis moto. Soit, parce que des clients d’un certain âge, ne se sentaient plus capables de faire ce genre de voyage à moto. C’est pourquoi, nous disons aux visiteurs du salon Rétromobile : West Forever - connu pour être le spécialiste français de voyages en moto - est en réalité un spécialiste de road-trips, sur deux, trois ou quatre roues. Ainsi, nous souhaitons ouvrir le champ de nos clients potentiels, sans être limités au permis moto et en s’ouvrant au permis voiture, sur un métier que l’on maîtrise parfaitement. A savoir l’itinérance (le road-trip), la sélection des bonnes routes et des meilleurs itinéraires. Non seulement, allez voir ces sites touristiques merveilleux. Mais, également, prenez du plaisir, lorsque vous vous déplacez d’un site à un autre.

La  Ford Camaro cabriolet, l'un des modèles proposés avec la Ford Mustang @ Herve CIRET

Sur quels types de véhicules peut-on faire ces road-trips ?

Sur deux et trois roues, nous avons toujours notre large préférence pour les Harley-Davidson. Sur quatre roues, cela dépend de la "tribu" à déplacer. Pour deux passagers, une Ford Mustang ou une Ford Camaro cabriolet sont des outils absolument redoutables. Pour plus de personnes, on trouvera les véhicules américains classiques : un grand Cherokee pour quatre, un Tao pour cinq-sept passagers.

Pas de road-trip à bord d’un véhicule vintage ?

Non, et pourtant, ce n’est pas l’envie qui manque. Il y a sept ans, j’avais pris mon bâton de pèlerin pour rencontrer tous ceux qui font de la voiture de collection ancienne à Los Angeles et à Las Vegas. Mais, la réponse est toujours négative concernant un road-trip : comme ils louent leurs véhicules pour des kilométrages limités, à raison de 100 miles par jour au maximum, ils n’aiment pas voir leurs voitures à 2 ou 3000 kilomètres de leur base, en raison du coût de gestion de l’incident et de la panne. Donc, jusqu’à présent, je n’ai pas trouvé de partenaire aux Etats-Unis disposé à mettre à disposition une flotte de véhicules nous permettant de faire des voyages en voiture vintage. La dernière possibilité reste d’utiliser des copies de voitures anciennes, dotées d’une motorisation actuelle apportant la fiabilité sur les road-trips. Encore faut-il trouver des investisseurs intéressés.

Avez-vous envisagé de faire ces road-trips en véhicules électriques pour qu’ils soient moins polluants ?

Chez West Forever, nous avons une vrai réflexion sur la problématique du tourisme responsable. Nous nous sommes engagés dans le programme de certification européenne, "Travelife". Il va nous imposer les meilleurs pratiques sur chacune de nos activités. Néanmoins - et c’est pour cela que cela nous intéressaient d’y aller - nous sommes sur une activité polluante, puisque nous prenons l’avion, nous nous déplaçons sur des véhicules aujourd’hui, qui ne sont pas électriques, mais à moteur thermique. Donc, on ne fait pas de voyage trop court, pour éviter de petits aller-retours sur 3 à 5 jours. Mais, il faut bien reconnaître, qu'aujourd'hui, dans l'Ouest des Etats-Unis, l’électrique reste circonscrit à la Californie. Côté moto, avec sa Lifewire électrique, Harley-Davidson a démontré qu’il avait le savoir-faire et la compétence technique. C'est une moto qui procure - malgré l'absence de son - énormément de sensations, de plaisir d’accélération et de tenue de route. Mais, l’autonomie de ses batteries n’est pas encore compatible avec des road-trips. Ou alors, il faudrait les limiter à une centaine de kilomètres et encore, sur une journée. Mais, les infrastructures aux Etats-Unis ne sont pas encore adaptées à cette pratique.

Les participants français à ces road-trips recherchent-ils une part de rêve américain ?

Pour beaucoup, les Etats-Unis ont encore gardé ce pouvoir d’attraction, ce rêve de liberté, associé aux grands espaces. Lorsque vous évoluez sur des routes très peu fréquentées, où votre horizon est illimité et que vous ne voyez personne à des kilomètres à la ronde, vous avez ce sentiment de solitude et de liberté. C’est cela que les Français viennent chercher. Avant tout une déconnexion, une expérience différente, du fait de l’échelle des paysages par rapport à la France et un véritable besoin d’évasion. Les voyages en itinérance que nous proposons - je le vois bien à travers mes clients - on en rêve des mois avant, on le déguste pendant et on s’en rappelle avec nostalgie, durant des mois, voire des années après.

Propos et photos recueillis par Herve CIRET, lors du salon Rétromobile 2025


mardi 4 février 2025

Le groupe français Gipsy Kings en tournée aux États-Unis

 

Célèbres depuis les années 1980, avec leurs chansons "Djobi Djoba" et "Bamboléo", devenus disques d'or, les Gipsy Kings ont enflammé la Californie avec leur inoubliable reprise en espagnol du tubesque "Hotel California" des Eagles, en 1988. Du 7 au 23 février 2025, le groupe gitan-catalan, originaire d'Arles et de Montpellier, est en tournée en Floride, en Louisiane et au Texas, pour une dizaine de concerts.

Cofondés par Nicolas Reyes et Chico Bouchikhi, les Gipsy Kings ont connu divers changements. Notamment, le départ de Chico, en 1991, qui a créé son groupe Chico et les Gypsies. Tout comme ces derniers, les Gipsy Kings jouent une musique mélangeant flamenco, rumba, salsa et pop.

Lors de sa tournée américaine, le groupe va interpréter les classiques qui ont fait son succès. Première étape, La Floride,  avec pas moins de huit concerts : le 7 février 2025, au James L. Knight Center de Miami. Le 8 au Coffee Butler Amphitheater de Key West. Le 10 au Kravis Center for the Performing Arts de Palm Beach. Le 11 au Sunrise Theater de Fort Pierce. Le 12 au Ruth Eckerd Hall de Clearwater. Le 14 à l'amphithéâtre de St. Augustine. Le 15 au Dr. Phillips Center – Steinmetz Hall d’Orlando et le 16 février au Artis de Naples.


Les Gipsy Kings poursuivent leur tournée en Louisiane. Le 18 février 2025, il sont au Fillmore New Orleans de La Nouvelle-Orléans. Avant de rejoindre le Texas pour quatre concerts. Le 20 février au Paramount Theatre d’Austin. Le 21 au Majestic Theatre de San Antonio . Le 22 au Majestic Theatre de Dallas et le 23 février au Smart Financial Centre de Sugar Land.

Herve CIRET

 

Les Gipsy Kings en tournée aux Etats-Unis du 7 au 23 février 2025