Il
y a 328 ans, le 2 mars 1698,
le capitaine de frégate
français Pierre Le Moyne D’Iberville découvre l’embouchure du Mississippi,
depuis le golfe du Mexique.Ce que son prédécesseur, Robert
Cavelier de la Salle - qui
avait descendu le cours du fleuve, en 1682 - n'a pas réussi à faire.
D’Iberville remonte le
Mississippi
jusqu'à Biloxi, où il fait bâtir le Fort Maurepas (près d'Ocean Springs) et y installe une garnison de 80
hommes. En explorant le fleuve, le navigateur rencontre des Indiens
qui délimitent leur territoire avec des poteaux peints en rouge. D'où le nom "Bâton Rouge", donné par D'Iberville à la région, qui deviendra celui de la capitale de l'Etat de Louisiane.
Le 3 mai 1698, d'Iberville retourne en France et recommande la
colonisation et l'exploitation de la Louisiane. Sensible à ses arguments, en
octobre 1699, le
ministre de la marine royale lui donne les
moyens d’entreprendre une seconde exploration. Lors
de ce deuxième voyage, Pierre
Le Moyne D’Iberville bâtit une seconde fortification, le Fort
Mississippi, en amont du précédent Fort Maurepas, puis retourne en
France, où il incite les autorités royales à s’engager
en Louisiane pour y repousser l’expansion anglaise.
En
1701, lors d'un troisième et dernier voyage, D’Iberville
fait édifier
le Fort
Saint-Louis, à Mobile (Alabama) et quitte la Louisiane, l'année
suivante, pour ne plus jamais y revenir. En effet, même s'il prépare plusieurs expéditions vers la colonie qu'il a implantée, celles-ci
sont annulées, du fait des difficultés financières du trésor
royal et du mauvais état de la marine marchande française.
C'est Jean-Baptiste, le frère de Pierre
Le Moyne D’Iberville, qui
en 1718, fonde la ville de laNouvelle-Orléans.
Après lui avoir consacré un film biopic en 2022, le réalisateur Baz Luhrmann vient de sortir un documentaire consacré au "King" des années 1970, "EPiC :
Elvis Presley in Concert", ainsi que sa bande musicale originale. Le metteur-en-scène du film "Moulin Rouge" s'est concentré sur
la fin de carrière du mythique chanteur, lors de ses concerts à Las Vegas, à partir d'archives de l’époque, les documentaires "Elvis :
That’s the Way It Is" de Denis Sanders et "Elvis on
Tour" de Robert Abel et Pierre Adidge.
C'est ainsi qu'on découvre Elvis Presley, en 1970, sur scène à l’International Hotel de Las
Vegas, après 10 ans sans concert, pour cause d'obligations cinématographiques imposées par son intraitable impresario, le colonel Parker. Le documentaire suit également le "King" durant sa tournée de 1972. Baz Luhrmann y a ajouté des enregistrements audio inédits d'Elvis Presley, dans lesquels le chanteur se confie. Ce qui apporte un éclairage nouveau sur la personnalité du "King", alors au sommet de sa forme. Quant à la bande originale de ce documentaire, elle propose des medleys inédits et des versions de classiques du "King". Tels"Burning Love", "Can't Help Falling In Love", "Hound
Dog" ou "Suspicious Minds".
"Il y a environ 300 ans, mon arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père, Marc-François Carré [Jim Carrey mime la forme d'un carré], quittait Saint-Malo, en France, pour le Canada",
a déclaré en français l'acteur canado-américain, en recevant son César
d'honneur pour ses 30 ans de carrière, le 26 février 2026, à Paris."Et ce soir, avec ce magnifique honneur, ce Carré a bouclé la boucle", a-t-il poursuivi. "C'est peut-être ce que ma famille recherchait. Je suis malouin !",a conclut Jim Carrey, en brandissant le poing, sous l’ovation du public de la 51e cérémonie de l'Académie des arts et techniques du cinéma qui récompense les films sortis en France. Effectivement, dans les archives des capitaines corsaires de Saint-Malo, on trouve trace de l'armateur Carré. En 1757, il arme le bateau "Devin-du-Village", commandé par Donat de la Garde et, en 1761, le "Comte-des-Victoires", sous les ordre du sieur Boulain.
Notamment connu pour ses rôles dans "The Mask", "The Truman Show", "Bruce Tout Puissant", "Eternal Sunshine of the Spotless Mind" ou "The Majestic", Jim Carrey a connu une baisse de popularité au début des années 2000, avant de renouer avec le succès dans la trilogie "Sonic, le film", l'adaptation cinématographique du jeu vidéo éponyme. En 2020, l'acteur publie un roman, "Mémoires Floues", dans lequel il se met en scène, en star hollywodienne vieillissante. La même année, il incarne le président américain Joe Biden, dans la célèbre émission télévisée "Saturday Night Live". Bien qu'ayant évoqué sa retraite possible de l'industrie cinématographique, Jim Carrey revient à l'écran, en 2025, en reprenant le rôle de Lucky Luke, l'homme qui tire plus vite que son ombre.
C'est le plus jeune fils de John Carradine, acteur hollywoodien emblématique des années 1930-1940, qui s'est suicidé le 24 février 2026, à l'âge de 71 ans. Il disait souffrir de bipolarité depuis plus de 20 ans. Robert Carradine était le demi-frère de David Carradine, célèbre acteur de la série télévisée Kung Fu des années 1970 et de la saga Kill Bill (2003) de Quentin Tarantino.
Robert Carradine avait débuté sa carrière cinématographique en 1972 avec le western Les Cowboys de Mark Rydell, au côté de John Wayne (vidéo ci-dessus). L'histoire d'un éleveur de bétail lâché par ses hommes, partis chercher de l'or, contraint d'embaucher des adolescents inexpérimentés pour convoyer son troupeau. En 1980, on retrouve Robert Carradine à l'affiche du western Le Gang des frères James de Walter Hill, sur l'histoire des hors-la-loi James et Younger dans les 1873-1876.
Mais l'acteur américain était surtout célèbre pour son rôle de Sam McGuire, le père de Lizzie, dans la série des années 1990 Lizzie McGuire. En2012, il avait joué dans le western Django Unchained de Quentin Tarantino. La famille Carradine avait déjà connu une tragédie similaire, en 2009, lors de la mort de son demi-frère, David Carradine, décédé en 2009, à 72 ans, à Bangkok (Thaïlande), retrouvé dans une chambre d’hôtel avec un cordon autour du cou.
Un journaliste et six
élèves de Supaero, l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace basé à Toulouse, ont rejoint l’Utah, pour mener des expériences
simulant la vie sur la planète Mars, afin de préparer les futures
explorations humaines, au-delà de la Lune. Le choix de cet Etat américain n'est pas le fait du hasard. Sa géologie et ses paysages arides rappellent ceux de Mars. De plus, les conditions d'isolement et de confinement que vont connaître les étudiants de Supaero sont proches de celles d'un voyage sur la planète rouge. Cette mission, qui va durer un mois, s'inscrit dans le cadre d'un partenariat noué avec la Mars Desert Research Station de l'Utah.
L’équipe de Supaero va mener une quinzaine d'expériences scientifiques dans les domaines de l'astronomie, de la botanique, de la géologie, de la robotique et de la médecine spatiale. Les données collectées serviront à concevoir les futures
bases de l'espace. Les sept "martionnautes" vont vivre au sein d'un habitat confiné, dans des conditions de vie strictes, et se nourriront principalement d'aliments lyophilisés. Des sorties en combinaison adaptée seront programmées pour simuler des explorations de la planète Mars. Cette expérience devrait avoir des applications autres que l'exploration spatiale, comme la gestion du stress lié à l'isolement, dans des environnements confinés sur Terre.
Le 23 février 1836, débutait le siège du Fort Alamo, alors situé
dans l'état mexicain de Cohuila y Tejas. Plusieurs mois auparavant, les
colons texans ont chassé les troupes mexicaines d'un territoire qui va
bientôt devenir le Texas.
Sous les ordres de James Bowie et William
Travis, près de 200 volontaires texans investissent ce qui n'est en
réalité qu'une ancienne mission espagnole, située à San Antonio de
Bexar.
Encerclés par 15 000 soldats mexicains, sous les ordres du
général Antonio Lopez de Santa Anna, envoyé pour reprendre possession du
Texas, les combattants texans tiennent le siège durant douze jours, jusqu'au 6 mars 1836. La
presque totalité est tuée et 600 mexicains périssent.
Au lieu de
refroidir l'ardeur des colons américains, cette bataille galvanise la
population du territoire qui rejoint en masse les rangs de l'armée
texane. Si bien que deux mois plus tard, celle-ci bat l'armée mexicaine,
lors de la bataille de San Jacinto.
Aujourd'hui, Fort Alamo est le site le plus touristique du Texas. Cependant, si la bataille a été relatée, dès 1843, dans
de nombreux ouvrages historiques, le grand public américain se souvient
surtout de cet évènement à travers les adaptations qui en ont été
faites au cinéma. Notamment, celle de John Wayne en 1960, dans lequel il
jouait le rôle de Davy Crockett et Richard Widmark celui du colonel James
Bowie. Et puis, en 2004, le remake éponyme de John Lee Hancock avec Denis Quaid.
Jusqu'au 3 mai 2026, le Château de Versailles et le Musée du Quai
Branly à Paris proposent une exposition consacrée à la visite, en 1725, à la cour du Roi Louis XV de quatre chefs amérindiens et la fille d’un chef de la vallée
du Mississippi. Une
occasion rare de découvrir l’histoire et la vie des nations
amérindiennes au 18e siècle. L'occasion de découvrir un pan de l'histoire méconnue des relations entre la France et la Nouvelle France en Amérique au 18e siècle. En effet, dès les 16e et 17e siècles, la France a noué des relations avec certaines tribus indiennes. Des documents et cartes qui l'attestent sont exposés au public, de même que des objets, telle une coiffe de plumes, probablement la plus ancienne conservée au monde. L'occasion également de découvrir les modes de vie, les coutumes et les légendes à portée philosophique des nations indiennes au 18e siècle.
L'exposition retrace également les étapes de la visite des chefs
amérindiens en France, à Paris, Versailles et Fontainebleau. Ces derniers rencontrent les directeurs de la Compagnie des lndes - qui ont organisé leur voyage - ainsi que les princes et princesses du royaume. L'exposition s'attarde sur I'audience donnée par le Roi Louis XV à ces chefs, le 25 novembre
1725 à Fontainebleau. A cette occasion, les chefs amérindiens sont conviés à participer à la chasse au côté du souverain, à pied et munis de leurs arcs.
Ce site emblématique du D. Day en Normandie symbolise l'héroïsme des soldats américains ayant débarqué le 6 juin 1944. Les 255 hommes du 2e bataillon de Rangers avaient escaladé la Pointe du Hoc, haute de 30 mètres, afin de mettre hors d'état les batteries allemandes qui s'y trouvaient. En effet, elles menaçaient le Débarquement allié, car situées entre les plages d'Utah ( à l'Ouest) et d'Omaha Beach (à l'Est).
Située sur la commune de Cricqueville-en-Bessin (Calvados), l'éperon rocheux de la Pointe du Hoc était autrefois rattaché à la falaise. Mais, sous l'effet de l'érosion, celle-ci s'est en partie effondrée dans la mer. Bien que décidés en 2018, les travaux de réaménagement de ce site historique, géré par l'American Battle Monuments Commision (ABMC), ne vont être engagés qu'en 2026, pour un coût de 10 millions d'euros. L'actuel bâtiment-musée va être agrandi pour accueillir de nouvelles expositions, de même que le parking actuel, et le cheminement piéton jusqu'à la Pointe du Hoc va être entièrement revu. Un chantier qui durera 18 mois et ne sera terminé qu'en 2027. En 2010, 5 millions d'euros avaient déjà déboursés par les Américains pour limiter les effets de l'érosion.
L'acteur américain Robert
Duvall est mort, le 15 février 2026, à 95 ans, dans son ranch de Middleburg en Virginie. Son épouse salue "un artiste passionné et profondément attaché
à la vérité de ses personnages". Au-delà des grands films hollywoodiens, dans lesquels il a joué, ce sont les westerns qui avaient sa préférence. D'ailleurs, le
rôle qui lui tenait le plus à cœur était celui de l'ancien Texas Ranger Augustus
McCrae, dans la mini-série télévisée "Lonesome Dove" (1989), adaptée du roman éponyme de l'écrivain américain Larry McMurtry. "C’est mon Hamlet, car les Anglais ont Shakespeare, les
Français ont Molière, les Argentins ont Borges, mais le western est
à nous", affirmait Robert Duvall, voyant dans le western un héritage profondément
américain.
Robert Duvall se fait remarquer du grand public, en 1968, dans Bullitt , au côté de Steve
McQueen, puis, l'année suivante, dans le western Cent
dollars pour un shérif (1969), face à John
Wayne. Sa carrière explose dans les années 1970, avec MASH de Robert
Altman, THX
1138 de George
Lucas, les westerns Joe
Kidd avec Clint
Eastwood et La
Légende de Jesse James avec Cliff
Robertson. Puis, l'acteur est à l'affiche de Conversation
secrète de Francis
Ford Coppola, au côté de Gene
Hackman, et de Network :
Main basse sur la télévision, face à William
Holden.
La carrière de l'acteur prend une dimension internationale, lors qu'il donne la réplique à Marlon Brando, Al Pacino et Robert De Niro, dans les deux volets du "Parrain" de Francis
Ford Coppola. Mais, c'est sa réplique dans le film Apocalypse
Now
(1979), sur la guerre du Vietnam - où Robert Duvall interprète un lieutenant-colonel de l'armée américaine - qui restera l'une des plus célèbres du cinéma américain : "J’adore
l’odeur du napalm au petit matin". L'acteur se voit décerner l’Oscar
du meilleur acteur pour Tender Mercies (1983), dans lequel il incarne un ancien chanteur de country
alcoolique.
Dans les années 1990, Robert Duvall est aux côtés de nombreuses stars hollywoodiennes, dans Le
Meilleur avec Robert
Redford, Jours
de tonnerre face à Tom
Cruise, Chute
libre au côté de Michael
Douglas, Phénomène
(1996) avec John
Travolta. Dans les années 2000, l'acteur partage l’affiche avec des acteurs de la nouvelle génération : 60
secondes chrono avec Nicolas
Cage et le western Open
Range de et avec Kevin
Costner. Le
Haut du panier
(2022), se déroulant dans le milieu du basket-ball et sorti sur Netflix, est sa dernière apparition à l’écran.
L'une des figures emblématiques de la lutte pour les droits civiques des Afro-américains aux États-Unis, le pasteur Jesse Jackson, s'est éteint paisiblement, le 17 février 2026, des suites de la maladie de Parkinson, à l'âge de 84 ans. Ancien compagnon de route du leader noir Martin Luther King, il a contribué à l'arrivée à la Maison Blanche du premier président noir des États-Unis, Barack Obama.
Le président américain Donald Trump lui a rendu hommage en déclarant que "c'était quelqu'un de bien, avec beaucoup de personnalité, de détermination, qui avait l'intelligence de la rue, qui aimait vraiment les gens", affirmant l'avoir bien connu avant même que celui-ci ne se présente à l’élection présidentielle américaine dans les années 1980. Ensuite, le révérend Jackson s'est imposé comme médiateur et envoyé spécial dans plusieurs conflits internationaux majeurs. En 1983, en Syrie pour négocier avec succès la libération d'un pilote captif de l'US Navy. En 1990, en Irak, pour demander à Saddam Hussein la libération de dizaines d'otages américains.