lundi 21 septembre 2026

Neil Young regarde dans le rétro et constate que ce n'est pas jojo

 

Une image vaut mieux que mille mots. La pochette du dernier album de Neil Young résume, à elle seule, l'esprit de ce nouvel opus intitulé "Second Song". A bientôt 81 ans, le chanteur de la contre-culture américaine - et adversaire acharné du président Donald Trump - regarde dans le rétro et constate que la vie était plus cool avant. Avant l'arrivée des réseaux sociaux, l'accélération du temps, le chaos d'un monde désormais globalisé. Eh oui, le temps a passé depuis que le môme de Winnipeg (Canada) a commencé à jouer de la guitare dans les bars de Toronto, avant de s'expatrier sur la côte Ouest des Etats-Unis, au début des années 1960. 

 

Si, sur le plan musical, ce nouvel album - principalement acoustique - n'ajoute rien à l'oeuvre de Neil Young (plus créative dans les années 1970-1990), en matière de textes, le "loner" nous livre quelques confidences sur sa vie. Sur les sept chansons de ce disque - dont certaines durent de 9 à 11 minutes) - trois attirent l'attention par leurs paroles : The Foggy Edge of Time, Second Song et Soon I Might Be Going. La première évoque les débuts de la carrière de Neil Young. La seconde s'apitoie sur les bons moments d'autrefois. Quant à la troisième, elle dénonce les méfaits du changement climatique : "Je pourrais bientôt partir, alors je voulais que tu saches que le soleil tape fort aujourd'hui au Canada. Où qu'ils aillent, les gens lèvent les yeux vers le ciel, comme s'ils attendaient un changement. Or, les nuages ​qui déversaient autrefois la pluie sont désormais cotonneux et étranges", chante Neil Young, tout en s'en prenant à Donald Trump qui défigure la Maison Blanche.

 
 
Cinq morceaux sur sept de "Second Song" sont de nouvelles compositions. Les deux autres, "Casting Me Away From You" et "I’ll Love You Forever" datent du début des années 1960, avant que Neil Young ne fonde les Buffalo Springfield avec Stephen Stills. Pour enregistrer ce nouvel opus, pas de Crazy Horse, son groupe longtemps fétiche, mais les Chrome  Hearts, un groupe de circonstance, composé du guitariste Micah Nelson (l'un des fils de la légende vivante de la country, Willie Nelson), de l'organiste Spooner Oldham, du bassiste Corey McCormick et du batteur Antony LoGerfo.
Herve CIRET 
 

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