Anniversaire de la mort du général sudiste Robert Lee

Il y a 148 ans, le 12 octobre 1870, disparaissait le général Robert Edward Lee, chef des armées sudistes, durant la guerre de Sécession (1861-1865). Etrange destin que celui de cet officier du génie, puis de cavalerie, diplômé de l'académie militaire de West-Point et nommé général, par le président Lincoln, en avril 1861. Juste au moment où son état natal, la Virginie, fait sécession, comme 10 autres états du Sud des Etats-Unis. 

Afin ne pas devoir prendre les armes contre les siens, Robert Lee démissionne de l'armée américaine, pour devenir le conseiller militaire du président confédéré, Jefferson Davis. Désigné général en chef des armées sudistes, en janvier 1865, soit 6 mois avant la fin de la guerre civile américaine, il capitule à Appomattox (Virginie), le 9 avril 1865. L’acte de reddition est signé, entre lui et son homologue nordiste, le général Ulysses Grant. Cette bataille met fin à la guerre de Sécession, à laquelle, d'ailleurs des français ont participé.


Robert Lee, après la bataille d'Appomatox
Exproprié et déchu de ses droits civiques, Robert Lee décède, à Lexington, dans sa Virginie natale, le 12 octobre 1870, après avoir appelé à la réconciliation entre les états du Nord et du Sud. A partir de 1888, la mémoire de ce fils d'officier de la guerre d'indépendance américaine est peu à peu réhabilitée. Durant la seconde guerre mondiale, son nom est attribué à un modèle de char de combat. 

Ironie de l'Histoire, le cimetière militaire américain d'Arlington (Virginie), sur les rives du fleuve Potomac, en face de la capitale "nordiste" de Washington et à proximité des bâtiments du Pentagone, faisait partie de la propriété familiale de l'épouse du général Lee, chef des armées confédérées. Y sont d'ailleurs enterrés, 10 militaires instructeurs français morts, durant la Première Guerre mondiale, sur le sol américain, alors qu'ils entraînaient des soldats du corps expéditionnaire américain envoyé combattre en France. Chaque 11 novembre, leurs sépultures sont fleuries par l'ambassade de France à Washington.


Le général Robert Lee, à la rencontre de ses troupes, avant la défaite de Gettysburg (Pennsylvanie) en 1863
 
 

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